Some thoughts about The fall of the Stone City By Ismail Kadare

the fallThe destiny of a city, and of a man who seems is most important inhabitant from the 1943 to 1963. Kadare talks about the madness of war but in a city which is just occupied, so he could point the weakness of the nation, of people, the selfishness of all individuals which became the selfishness of all.

Everybody is obsessed by the dinner the big doctor Gurameto gave to the Nazi officer: at first he’s a hero, than a traitor, from the point of view. Kadare has lived under the communism order, so he could point the suspicion which changes a diner to save live in a plot to kill Staline… He ridicules the investigators, the order, he show how people let things go to prevent themselves.

Governments pass, but people remain the same. This situation could have taken place in any city of an occupied country, and the oppressors could be any oppressors of any dictatorship. I think it’s why Kadare is not really specific about characters (they are few, and it’s only in the last part of the book that they are more humans – feelings which command acts…). It worth reading because there is a testimony of a time, and a universal testimony (as I fell people will always remain the same, and adapt instead of fight).

I really like this in the light of the “Antic Tragedy” of the big doctor story: I think Kadare has the antic model in mind while writing because there are a lot of elements which remind me of Sophocles & Co:

  • The story from the childhood which is like a malediction (if you hear it, you leave it) or an omen.
  • The doctor who is a hero (despite himself, he did nothing in fact) and his friend who is the dead man from the omen
  • The events which are written in marble, you can’t escape your destiny
  • The blind man & his song who are like the oracle
  • The city itself, which is passive but testify, like the antique choir.

 

Interesting things :

Kadare succeeds in make me doubt about the genre of the book, it could be a lot of different thing, testimony, pastiche, historical but also supernatural, as I keep doubts at the end about the dinner: reality or dream of people. Even one of the doctors disappears, legend & reality mix (maybe people prefer not to remember their bad actions and cowardice)

more about the writer : Here.

more in French : Mes lectures de Mai (1ere partie)

Mes Lectures de mai (1er partie!)

Le temps n’étant élastique que pour un certain docteur, je ne vous ferais pas de long article sur tous les livres que je lis, sauf coup de coeur, ou lien avec Lupin, la littérature policière et populaire ou mes propres travaux… Par contre, un petit résumé en images et quelques lignes sur les livres qui me sont passés entre les mains chaque mois me semble une bonne idée, vous me direz ce que vous en pensez!

The Fall of The Stone City ou Le Diner de trop d’Ismail Kadare 

the fallCe livre (ainsi que Dublinesque) a été lu dans le cadre d’un prix Britannique de littérature étrangère (IFFP, soit Independant Foreign Fiction Prize). Je fais partie d’un club de lecture basé à Cardiff (Pays de Galles) qui se réunit sur la toile, parce que nous sommes tous éparpillés aux quatre coins du monde! Ce fut un plaisir de découvrir ces livres, surtout parce que je n’aurais pas été naturellement vers eux en librairie (quoique, je suis littéralement amoureuse de la couverture de The Fall, mais là, c’est purement esthétique :p ). Dès que je connais le nom du vainqueur…

Résumé : « Gjirokastër – la «ville de pierre» au sud de l’Albanie – voit déferler les troupes allemandes, sur lesquels des maquisards ouvrent le feu. En représailles, les nazis raflent dans le même temps des otages parmi les habitants de la cité. Big docteur Gurameton qui a fait ses études avec le chef des forces allemandes se sent contraint durant le souper avec l’état-major allemand pour le convaincre de n’exécuter personne – y compris un pharmacien juif. Il obtient gain de cause. Une fois la guerre terminée et le communisme instauré, cette affaire revient sur le tapis. Au moment où dans tout le bloc communiste la paranoïa stalinienne atteint des sommets, la libération du pharmacien juif par le colonel nazi désigne Gjirokastër comme un noyau du grand complot planétaire visant à décapiter les pays socialistes… Quelle est la clé de l’énigme du fameux dîner ? »

L’ambiance de ce roman est étrange. Ce pourrait être un récit fantastique, une tragédie antique, c’est aussi un récit fidèle de l’occupation et de la période communiste par un auteur qui a vécu les choses de l’intérieur. C’est également la dénonciation de toutes les mesquineries individuelles qui ont cours pendant les guerres, quelles qu’elles soient… J’ai beaucoup apprécié l’écriture détachée et incisive de Kadaré. 

Dublinesque d’Enrique Vila-Matasdublinesque

Résumé : « Riba, éditeur espagnol à la retraite (qui a du fermer pour éviter la banqueroute) traite sa soixantaine dans des questions sans fin sur la vie, sa vie, le futur, le pourquoi des choses… Il décide de faire le grand « saut » culturel en partant à Dublin célébré la « fin de l’ère de l’écrit ». « 

Emaillé de références littéraires, surtout à Ulysse de James Joyce, ce récit est une tranche de vie qui me semble assez juste. Ce n’est certes pas un texte à multiples rebondissements, mais j’ai suivi Riba dans ses errances intérieures avec un certain plaisir. Cependant, je crois avoir été la seule à aimer dans notre groupe !

´;Le roman de la Momie de Théophile Gautier

Résumé : « Un archéologue allemand et un jeune lord anglais découvre une tombe inviolée de la Vallée des Rois. Dans cette tombe fastueuse, une jeune femme qui semble dormir avec près d’elle un papyrus qui raconte son histoire… Pharaon aime Tahoser. C’est à son retour d’Ethiopie que Pharaon porte un regard chargé de volupté sur la fille du grand prêtre. Lui qui rentre couvert de gloire, lui qui n’a plus rien à désirer du monde, roi, presque dieu, se sent soudain esclave de la jeune Egyptienne. Mais Tahoser, merveille de beauté et de grâce, se languit d’un jeune homme aux prunelles sombres qu’elle a entrevu sur la terrasse luxuriante d’une maison. Aussi n’hésite-t-elle pas à se dépouiller de toute sa splendeur pour conquérir le cœur de Poëri, l’exilé, l’Hébreu… »

Très belle peinture du monde égyptien (même si je ne suis pas une spécialiste) et une histoire qui mêle habilement nos références culturelles et l’histoire intime. J’avais adoré « Le pied de momie » du même Théophile Gautier (au point de lui rendre hommage dans une de mes nouvelles!), et j’ai beaucoup aimé accompagner ces personnages dans leur histoire romanesque et tragique.