Blood on my name, The Brothers Bright

Encore Mr. Spader.

C’est en regardant The Blacklist que j’ai entendu cette chanson, et le rythme du banjo a chatouillé agréablement mon oreille.

Apparement, cette chanson fait partie de la bande-originale de quelque chose appelé « whitestones », mais je n’ai rien trouvé sur cette oeuvre (TV ? Cinéma ?… si quelqu’un peut m’éclairer… J’avoue ne pas avoir creusé très profond). Blood on my name a été écrit par Nicholas Kirk et William Wilkerson alias The Brothers Bright (là encore, je n’ai pas plus d’infos…).

Reste que le rythme de la chanson, ses paroles bibliques (que vient faire Lazare là-dedans… un jour, il faudra que je lise mon nouveau Testament… et peut-être l’ancien aussi… et si on en croit Wikipedia – pas toujours la meilleure des sources, je sais – il y a deux Lazare…) qui m’entraine  vers la mafia, mais aussi vers Supernatural et la sorcellerie… Et oui, cela parle de prophète, de chien de L’enfer, de potion… le nom de Reddington (dans Blacklist, si vous suivez toujours) est entaché, d’où je pense le choix de la chanson (pour ceux qui connaissent la scène a laquelle elle sert de bande-son, il y a aussi du sang un peu partout…)… Je suis cependant ouverte a toute interprétation (mon coeur balance vers le surnaturel, cela me rappelle Robert Johnson… on ne se refait pas).

Il ne vous reste qu’une chose a faire, écouter et commenter (oui, cela fait 2, je sais 😉 ).

les paroles :

There’s a reckoning a coming
it burns beyond the grave
there’s lead inside my belly
cause my soul has lost its way

Oh Lazarus, how did your debts get paid?
Oh Lazarus, were you so afraid?

when the fires, when the fires has surrounded you
with the hounds of hell coming after you
i’ve got blood, i’ve got blood on my name

when the fires, when the fires are consuming you
and your sacred stars wont be guiding you
i’ve got blood, i’ve got blood, blood on my name

not a spells gonna be broken
with a potion or a priest
when you’re cursed you’re always hoping
that a prophet would be grieved

Oh Lazarus, how did your debts get paid?
Oh Lazarus, were you so afraid?

cant you see im sorry?
i will make it worth your while
im made of dead mans money
you can see it in my smile

Oh Lazarus, how did your debts get paid?
Oh Lazarus, were you so afraid?

when the fires, when the fires has surrounded you
and the whole wide world’s coming after you
ive got blood, ive got blood on my name

when the fires, when the fires are consuming you
and your sacred stars wont be guiding you
i’ve got blood, i’ve got blood, blood on my name

it wont be long
till I’m dead and gone
it wont be long
till I’m dead and gone
watch the fire rise
burn through my skin
down to the bone
scorching my soul
nowhere to run
nowhere to run
nowhere to run

when the fires, when the fires has surrounded you
with the hounds of hell coming after you
I’ve got blood, I’ve got blood on my name

when the fires, when the fires are consuming you
and your sacred stars won’t be guiding you
I’ve got blood, I’ve got blood on my name

when the fires, when the fires has surrounded you
and the whole wide world’s coming after you
I’ve got blood, I’ve got blood, blood on my name

Crash (1996)

Noel m’a ramené à mes amours d’adolescence en rappelant à mon bon souvenir un acteur exceptionnel : Monsieur James Spader…

J’ai ainsi dévoré The Blacklist saison 1 et 2 en moins de 10 jours… et maintenant j’attends la suite – j’en reparlerai. Mais, insatiable que je suis, il me faut bien quelque chose à me mettre sous la dent en attendant le retour de Raymond Red Reddington ; j’ai donc décidé de me pencher sur la filmographie du monsieur…

Stargate, The Watcher, Wolf, autant de films qui appartiennent a ma vidéothèque depuis quelques temps déjà (le temps des VHS !) ; ils seront au programme bientot… Mais, je vais commencer par un film beaucoup moins mainstream et beaucoup plus dérangeant : Crash de David Cronenberg.

Sexe, mensonges et vidéo, La Secrétaire… James Spader n’a pas peur de se mouiller (pas de jeux de mots douteux, merci), mais Crash, vendu comme sulfureux (certes, certes, le sexe y est le thèmeprincipal), est surtout un film glaçant.

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synopsis : Après un grave accident automobile, James Ballard (James Spader), un producteur TV dont la vie sexuelle est déja compliquée, se prend d’une étrange fascination pour les blessures liées aux accidents de voiture. Il fait connaissance (au sens biblique du terme) avec la passagère de l’autre voiture, Helen Remington (Holly Hunter) qui lui présente un étrange scientifique, Vaughan (Elias Koteas), qui recrée les accidents célèbres… dans un but sexuel.

Donc, âmes sensibles et pudibondes s’abstenir, car effectivement, le film de Cronenberg est une longue partie de jambes en l’air. Cependant, il n’y a rien de sexy ou de satisfaisant dans tout ca. Les personnages essaient àpeu près tout dans des voitures accidentées et des positions peu naturelles (celles de corps torturés dans de vrais accidents, peut-être?). Le sexe et la mort sont liés – ce bon vieux concept d’Eros et Thanatos – mais ici, c’est le vide de l’existence qui est mis en lumière. James, Catherine, Helen, Vaughan sont tous desespérés. Ils cherchent quelque chose dans leurs jeux pervers qu’ils n’ont pas et ne posséderont jamais : Quoi exactement ? l’amour, un lien quelconque avec l’Autre, un sens a l’existence ?… Qui sait.

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Je vois dans le film de Cronenberg une dénonciation de notre monde moderne. James a tout, une jolie femme, la réussite professionnelle (d’ailleurs je pense que le choix de la profession de producteur TV n’est pas innocent…), une belle voiture, un splendide appartement dans une tour avec un panorama à perte de vue ; un panorama qui souligne que l’individu est seul au monde : Tours sans grâce et anonyme, et des voies d’autoroute, tellement nombreuses avec toutes ces voitures, symbole du rêve américain, de la réussite, cercueils de métal qui emmènent vers la tombe. Et, ces tours, ces automobiles, James les observe avec une paire de jumelles, comme pour souligner encore plus l’éloignement.

Quant au sexe, puisqu’il faut parler de la chose… Tout cela est vide. le sexe n’est pas glorifié, il est aussi vide de communication que tout le reste (cela rejoindrait Shame de Steve McQueen). Les personnages s’exposent (dans un parking, dans une voiture décapotée en mouvement, dans un lavage auto, sur le balcon….), mais cette exhibionnisme non plus ne leur apporte aucune satisfaction… Et ils en viennent à rechercher plus … Eros et Thanatosm, encore… Car comme le dit Vaughan, la mort, dans un accident de voiture, de James Dean, l’a rendu imortel… Et les derniers mots du film, la dernière image soulignent bien le vide de tout cela : « maybe next time », peut-être la prochaine fois, dit James a Catherine…

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