Elfie Hopkins

elfie_hopkins_xlgElfie Hopkins est une charmante apprentie détective, fumeuse de joints à l’occasion et rebelle la plupart du temps, qui vit dans un petit village perdu dans la campagne britannique. Hantée par la mort de sa mère dans un accident, elle voit le mal partout, et accuse les bonnes gens du village de tous les crimes imaginables, à tort ou à raison… Mais voilà que les Gammon, famille modèle s’il en est, s’installent au village… Tout le monde les adore, mais quand les villageois commencent à disparaître, Elfie est la seule à poser les bonnes questions…

J’ai acheté ce DVD pour la modique somme de 1£, et je ne le regrette pas 😉 . C’est la présence au générique d’Aneurin Barnard (Hunky Dory) qui m’a d’ailleurs décidée. Meilleur ami et amoureux transi de l’héroïne, son personnage est charmant. D’ailleurs ce film est une petite découverte, et s’il aurait mérité une demi-heure de plus pour fouiller un peu plus les personnalités de personnages très décalés, je me suis beaucoup amusée à mener l’enquête avec Elfie qui est une version grunge de l’Alice détective de Caroline Quine. Attention, la comparaison s’arrête là ! ceci n’est pas un film pour les enfants ! Nous sommes dans le domaine de l’horreur… l’hémoglobine s’y rencontre au litre ! Mais ce film d’horreur se tinte de comédie et de satire… Cette petite communauté perdue dans les bois est aussi létale que celle dans laquelle évolue l’inspecteur Barnaby… ou Philip Marlow et Dick Tracy… Pas besoin de grandes villes, de Gotham city pour trouver le crime, la campagne est tout aussi adéquate !

Film de Ryan Andrews, avec Jaime Winstone (Elfie Hopkins), Aneurin Barnard (Dylan Parker), Rupert Evans (Mr. Gammon), Ray Winstone (le Boucher).

Phantom of the Paradise de Brian de Palma

Adaptation très libre du fantôme de l’opéra, avec une petite touche de Frankenstein, un soupçon de Rocky Horror Picture Show et un hommage à Faust à Dorian Gray, Phantom of the Paradise est surtout une satire du milieu de la musique (je suis sûre qu’on pourrait le transposer dans le cinéma, l’édition, et la politique… ).

phantom

Synopsis : Winslow Leach, compositeur de talent, est remarqué par Swan le mystérieux directeur de Death Records. Cependant, Swan veut la musique de Winslow, mais n’est pas prêt à lui offrir quoique ce soit en retour. Il envoie son bras droit voir Winslow, qui donne ses partitions croyant que ce contact va lui ouvrir les portes du Paradise, la nouvelle salle de spectacle construite par Swan. Winslow profite d’un casting pour essayer de rencontrer Swan. Il y rencontre une jeune candidate, Phœnix, dont la voix est splendide. Il ne réussit pas à voir Swan qui le fait emprisonner sur de fausses accusations. Rongé par la rancœur, Winslow parvient à s’évader et tente de détruire les entrepôts de Death Records où sont entreposés les disques qui véhiculent sa musique volée. Malheureusement, cela tourne mal et Winslow Leach est défiguré. Cachant son visage sous un masque, il retourne au Paradise afin de se venger.

Phant01Si j’apprécie le message, si je trouve le film intelligent, bien interprété, offrant matière à réflexion, il est malgré tout un peu trop « outré » pour moi. Ni Winslow ni Phœnix ne sont attachants… Winslow est brillant, plein de talent, mais d’une naïveté qui passe les bornes… Avec Swan, il est comme un papillon qui se brûle les ailes sans cesse. Phœnix n’est pas assez développée et passe sans transition de la fille indépendante et pleine de fraîcheur à la marionnette sans âme de Swan… Quelque part, c’est ce personnage démoniaque que j’ai le plus apprécié tant son apparence tranche sur sa noirceur (il semblerait que De Palma ait choisi Paul Williams pour son allure un peu étrange, un peu enfantine, et pour son humour noir – au passage, c’est lui qui a composé la musique du film).

Ce que j’aime le plus dans ce Phantom ? La musique… La Cantate de Winslow est un oeuvre d’art, une oeuvre réellement digne d’un pacte avec le diable… 

 

film de 1974, réalisé par Brian de Palma avec Paul Williams (Swan), William Finley (Winslow Leach) et Jessica Harper (Phœnix)