les mystères de Yoshiwara de Matsui Kesako – Challenge écrivains japonais

 

Me voici lancée dans un challenge qui ne me ressemble pas vraiment… Ecrivains japonais ? … Ce n’est pas quelque chose qu’on trouve beaucoup sur mon blog ! Pourtant… (c’est ici que je vous raconte ma vie…), l’année dernière, un ami m’a fait découvrir (je devrais plutôt forcé à lire…) Mémoires d’une Geisha ; et contre toute attente, j’ai vraiment apprécié ce voyage dans un univers de faux-semblants si codifiés… Et brusquement, l’auteur en moi eut envie d’en savoir plus sur les Geisha, sur le Japon du 19ème siècle… Je me suis ainsi penchée sur Geisha de Lesley Downer, sur The Tale of Murasaki de Liza Dalby, sur The Great Wave de Christopher Benfey … Geisha de Gion est en attente sur mes étagères et j’en passe…

Je peux même vous dire que le squelette de mon futur roman est plus ou moins terminé et que quelques pages sont déjà écrites… Voilà comment fonctionne un auteur (parfois), il suffit d’un univers pour donner envie de créer le sien… un univers qui sera cependant bien different, même si je fais attention à la réalité historique… Mais j’arrête là le teasing, et j’en reviens au challenge propose par Adalana. Le but est de lire un à 8 livres (ou plus) sur un an. J’ai choisi la catégorie facile… 1 livre, Ronin, mais il faut dire que dans ma petite tête de piaf, j’avais compris un mois… parfois, mon cerveau me joue des tours comme cela…. Ca m’étonnerai que je passe à la catégorie Shogun (8 et plus), mais j’évoluerai peut-être au cours de l’année.

Pour en savoir plus sur le challenge, allez voir le Billet de présentation d’Adalana ainsi que la Liste des participants.

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Et maintenant, je vais vous parler du livre que je viens de terminer.

Les Mystères de Yoshiwara de Matsui Kesako.

1453078-gfPrésentation éditeur : Avec ce roman, nous pénétrons de plain-pied dans le monde fascinant de Yoshiwara, le plus grand quartier des plaisirs de la ville d’Edo, aux règles complexes et raffinées, et aux secrets bien gardés. La grande Katsuragi, l’une des courtisanes les plus prisées de Yoshiwara, a disparu. L’un après l’autre, tenanciers de maisons closes, domestiques, amuseurs, geishas, entremetteuses, viennent répondre aux interrogatoires. Et chacun en profite pour se lancer dans des digressions cocasses, nostalgiques ou cyniques, qui donnent une image très vivante de ce qui fait son quotidien. A travers ces histoires drolatiques, tragiques ou émouvantes, à travers ces confessions truculentes, enthousiastes ou désabusées mais toujours pleines de verve, on voit revivre tout le petit peuple de Yoshiwara, avec ses lois, ses usages, ses rites, et ses savoureux mystères.

C’est un roman que j’ai découvert il y a quelques mois pendant mes recherches ne parlent pas de geisha, mais de courtisanes… Cependant, c’est un monde tout aussi codifié, tout aussi fascinant. Le roman est un long dialogue où l’on entend qu’une voix, ou plutôt une multitude de voix qui forment celle du quartier des plaisirs d’Edo, Yoshiwara.

Un jeune homme enquête sur un étrange affaire, une affair que le lecteur découvre au fur et à mesure de rencontre provoquées par le jeune homme. L’étrangeté du roman vient aussi du fait que nous n’entendons jamais qu’une seule voix à la fois, la voix d’un acteur du quartier de Yoshiwara… portier, entremetteuse, patron de maison close… Jamais nous ne connaissons les questions… Le texte est un faux monologue, une conversation tronquée qui, au travers de l’existence d’une courtisane, nous raconte la vie, les coutumes, les vérités et les mensonges d’un quartier qui ne ressemble à aucun autre, et pour cause…

Une fois rentrée dans le texte, j’ai vraiment été passionnée . C’est différent dans l’écriture (et je sais qu’Adalana n’a pas particulièrement apprécié cette écriture orale… je ne suis pas fan d’ordinaire… mais là je fais une exception), et cette écriture rend  le roman intéressant. On découvre un monde à travers les yeux de ceux qui en font partie. Ils sont plus ou moins honnêtes, plus ou moins méprisables, plus ou moins à plaindre… L’auteur ne juge pas, elle montre une réalité qui n’avait pour l’époque rien de choquant…

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Victor de la brigade mondaine (1934)

victor Victor Hautin est inspecteur à la brigade mondaine. Policier d’un certain âge, efficace, ayant longtemps vécu dans les colonies, il aurait pu espérer atteindre des responsabilités plus grande si ces méthodes fantaisistes et son goût pour les jolies femmes n’avaient pas entravé sa carrière (on ne badine pas avec l’amour à la Conciergerie). Cependant, Victor est assez satisfait de son sort, et la lutte qui s’engage entre lui et Arsène Lupin va certainement être le sommet de sa carrière, avec en prime une jolie femme partagée entre le policier roublard et le gentleman-cambrioleur, la princesse Alexandra…

« Lupin en peau de lapin », c’est de ce roman que je tire cette expression que j’aime bien utiliser quand il est question de mauvaises copies de mon cher gentleman-cambrioleur. Il est difficile de parler de ce roman sans vous dévoiler son intrigue et ses retournements, mais sachez que le gentleman se surpasse dans cette aventure qui est une de mes preférées… (je ne tromperais personne, je sais, j’aime TOUTES les aventures de Lupin !)… L’affrontement Victor-Lupin est un grand moment, car Victor n’est pas un policier ordinaire comme Ganimard, il ne joue pas selon les règles, il joue pour gagner…

Si vous voulez découvrir une aventure de Lupin différente, laissez-vous tenter par sa rencontre avec Victor de la Brigade mondaine…

 

Victor en Images :

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le fantôme de l’opéra – The point of no return

J’adore le fantôme de l’opéra… le roman, la pièce, et le film.

Pourtant, entre le film et moi, cela avait mal commencé ! et oui, vu sur France 3, la version traduite était une catastrophe… Ce n’est pas la première fois que cela me fait cet effet-là : Il a fallu que je tente de voir 3 fois L’Etrange Noël de Monsieur Jack (la dernière en anglais) pour réussir à apprécier cette merveille créée par l’imaginaire délirant de Tim Burton. 

Quant au fantôme, il me faut les chansons d’Andrew Lloyd Webber, et en version originale, s’il vous plait… Je suis pénible (je sais, on me l’a déjà dit), mais on ne traduit pas des chansons… Et soyons honnête, Webber a su resserrer l’intrigue, réduire le nombre des personnages, pour en faire un triangle amoureux et passionnel plus que fascinant. Sixième adaptation cinématographique, réalisé par Joel Schumacher en 2004 avec Gerard Butler dans le rôle du fantôme et Emmy Rossum dans celui de Christine, ce film est fidèle à la pièce à défaut de l’être au roman.

Les puristes grinceront certes des dents face à l’élagage, au tronçonnage qu’a subi l’intrigue de Gaston Leroux, mais il faut reconnaître qu’une adaptation fidèle donnerait un résultat un peu trop lourd pour la scène. En tout cas, je me souviendrais longtemps de la chute du lustre au Her Majesty’s Theatre de Londres…

 

un site dédié au fantôme : ICI

La mort s’invite à Pemberley de P.D. James

Voilà une lecture qui me tentait tout en m’inquiétant… Comment ? un crime à Pemberley ! Cela fleurait le crime (justement) de lèse-majesté ! et P.D. James le reconnait bien volontiers, et s’en excuse auprès des mânes de Jane Austen… Vous pensez, oser faire entrer le meurtre dans l’univers si policée de la demoiselle… Quoique, d’autres l’ont fait et si vous avez envie de découvrir Jane Austen détective, les romans de Stephanie Barron sont faits pour vous…  Mais ici, ce sont Elizabeth et Darcy qui se trouvent face à un cadavre, et à un possible meurtrier qui vient tout droit de leur passé… 

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la couverture de mon édition en v.o

Résumé : Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, ni perturber le bonheur d’Elizabeth, la maîtresse des lieux. Elle est la mère de deux charmants bambins et Jane, sa sœur préférée, habite tout près. Cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir la plus jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes. Tout en restant fidèle aux personnages du roman de Jane Austen, P.D. James imagine avec brio une suite – policière – à Orgueil et préjugés.

Donc, j’étais partagée, inquiète, et en même temps impatiente… P.D. James ne m’a pas déçue ! Comme elle l’explique elle-même en post-face, arrivée à 90 ans, elle s’est fait plaisir en mélangeant ses deux passions, les romans policiers et Jane Austen… Comme je la comprends ! Et elle l’a fait avec brio. Certes, l’intrigue policière n’est pas aussi tortueuse que bon nombre de celles qu’elle a pu écrire dans le passé, mais ce n’est pas là le but. En effet, c’est le mélange des genres, sans trahir la plume extraordinaire de Jane Austen qui est le vrai défi de ce roman. Bon nombre de pastiches ont déjà été écrit, mais celui-ci à le mérite de nous montrer le système judiciaire anglais tout en nous offrant une Elizabeth et un Darcy plus âgés, plus mûrs, mais toujours fidèles à ce que leur créatrice en avait fait.

L’intrigue se suit avec plaisir, la plume de James est fidèle à celle d’Austen, et on s’attache à la destinée de personnages laissés de côté précédemment comme la soeur de Darcy. P.D. James fait évoluer les caractères, les relations est finalement, c’est encore la peinture des caractères qui m’a passionnée comme elle m’avait passionnée dans le roman original… et j’avoue avoir retrouver les mêmes affections et les mêmes inimitiés… Ce roman est vraiment maîtrisé, et une nouvelle fois, je quitte Elizabeth et Darcy à regrets…

 

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lectures de Janvier 2014

Le mois de Janvier peut-être qualifié d’orgie livresque aux vues de la liste qui suit… L’enthousiasme pour la pile de livres arrivés à Noël, sans doute… Certains ont déjà leurs chronique, auxquelles, je vous renvoie. J’ai été très infidèle à Arsène ce mois-ci, les livres Holmésiens ayant été légion sous le sapin :

Sherlock Holmes and the Hentzau affair de David Stuart Davies, Le Mystère Sherlock de J.M. Erre et Les Exploits de Sherlock Holmes d’Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr (chronique à venir). Enfin, chez J.M. Erre, Lupin n’est pas loin malgré tout…

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In English HERE

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j’en suis revenue au gentleman-cambrioleur grâce à  Arsène Lupin de A à Z de Philippe de Côme et quelques relectures (notamment Arsène Lupin contre Herlock Sholmès… allez donc faire un tour du côté de ma page Les Aventures d’Arsène Lupin pour en savoir plus!)

al de a à zEnsuite, ce fut une lecture « sérieuse » en rapport avec L’ami Arsène, puisqu’elle concernait le créateur d’un de ses illustres émules, Edgar Pipe. Arnould Galopin de Pierre Chevallier retrace la vie et les oeuvres d’un auteur populaire injustement oublié. Une chronique complète arrivera à l’occasion du 151ème anniversaire de sa naissance, le 9 février prochain.

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J’ai continué à revisiter mes classiques avec La princesse de Montpensier de Mme de Lafayette (suivi de La Comtesse de Tende). J’étais curieuse de lire ce court texte depuis que j’avais vu le film de Bertrand Tavernier (chroniqué ICI). J’avoue que le film a offert un souffle épique à ce texte court qui  est plus éducatif qu’épique (l’adultère à l’époque, on ne plaisantait pas  avec ça 😉 ).

montpensierPrésentation éditeur :  A la fin de la Renaissance, le duc de Guise s’éprend de Mlle de Mézières. Mais bien qu’elle l’aime aussi, la jeune fille est contrainte d’épouser le prince de Montpensier. Trois ans plus tard, un jour qu’il a perdu son chemin près du château de la princesse, le duc la rencontre au bord d’une rivière où elle est venue se reposer : elle rougit à sa vue, et lui-même comprend aussitôt que sa propre passion n’est pas morte.
Publié en 1662, le court récit de La Princesse de Montpensier fonde l’art classique de la nouvelle. Plus concise encore, et sans doute écrite la première, La Comtesse de Tende, qui resta inédite jusqu’au XVIIIe siècle, raconte elle aussi l’histoire d’un amour adultère, mais d’une noirceur plus grande. Car la noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et les deux héroïnes sont précipitées à l’abîme : La Princesse de Clèves leur fera bien plus tard écho.

lartJ’ai poursuivi dans le sérieux avec L’art d’avoir toujours raison d’Arthur Schopenhauer. Je ne sais pas si grâce au philosophe allemand j’aurais toujours le dessus dans une discussion (pas sûre…), mais j’admire l’art de la dialectique avec laquelle il prouve que c’est faisable (même si parfois il faut user de la mauvaise foi et du mensonge… la rhétorique est aussi une guerre!). Attention, ne pas prendre ce livre pour une lecture détente, vous risqueriez d’en ressortir avec un gros mal de tête (ou d’abandonner tout simplement) !

Présentation éditeur : L art d avoir toujours raison est un précis à usage des disputeurs, des contradicteurs et de toute personne ayant pour but de faire éclater la grande vérité (réelle ou fantasmée) de ses propres thèses, et de faire tomber les arguments fallacieux de ses adversaires, par des techniques applicables en tout lieu et en toute époque. 
Très argumenté, brillamment structuré, et ne manquant pas d humour, ce texte fait montre d une grande culture, d une belle clarté, et d une certaine ironie, qui vise en transparence la mauvaise foi de chacun de nous.

Après une telle lecture, il fallait bien rire un peu. En dehors du roman Le père Denoël est-il une ordure ? de Gordon Zola que j’ai chroniqué au terme de ma lecture, j’ai également lu Etat Critique du même auteur (chronique à venir).

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J’ai ensuite basculé du côté obscur, mon autre passion (si on oublie Arsène Lupin, Queen, les teckels… soit, une de mes autres passions !), le fantastique, le surnaturel et l’horreur (rire démoniaque). Vous avez pu lire ma critique de The Woman in Black de Susan Hill, associée à des réflexions sur son adaptation théâtrale et cinématographique.

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Je publierai dans les semaines à venir une chronique de La Vouivre de Marcel Aymé, puisque j’ai enfin lu le roman, après avoir vu le film de Georges Wilson il y a quelques mois. Là aussi l’adaptation est au coeur de l’article. 

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Toujours à venir, une chronique de A la recherche de Dracula . Carnet de voyage de Jonathan Harker de Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly, un très beau livre qui mêle textes et dessins et revisite le voyage de Jonathan Harker vers les Carpates du seigneur de la nuit… (Chronique : ICI)

A la recherche de Dracula, carnet de voyage de Jonathan Harker

Enfin, dernier livre de cette longue liste, The Hobbit de J.R.R. Tolkien. J’ai lu le roman en version française il y a des années, au moment de la sortie de la trilogie du Seigneur des anneaux, je pense.  J’ai eu envie de découvrir le texte original à cause de la seconde trilogie qui semble s’annoncer sous les meilleurs hospices. Le premier film est très fidèle à l’oeuvre, avec la patte de Peter Jackson en prime, et je suis impatiente de voir le second (en V.O. ce qui explique que ce n’est pas encore fait). Le roman est charmant, porte en germe le Seigneur, même s’il est bien plus léger, destiné aux enfants, et Bilbo est un héros bien sympathique, puisque le pantouflard hobbit se révèle finalement – à sa propre surprise – un grand aventurier…

Présentation éditeur : Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug… Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit  a été vendu à des millions d’exemplaires depuis sa publication en 1937, s’imposant comme l’un des livres les plus aimés et les plus influents du XXIème siècle.

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Bonne lecture !