Le Crime du chevalier dupin (2)

Le Cabinet de Lecture

(suite)

résumé de l’épisode prédécent : Après une balade pitoresque dans Paris, la narratrice de cette aventure découvre un singulier Cabinet de Lecture, qui semble hors du temps dans le Paris du vingt-et-unième siècle. Plongée dans la lecture de l’Atrée, elle est interrompue par un homme mystérieux…

Je m’excuse, commença-t-il d’une voix profonde, faite pour parler en public, pour impressionner un auditoire, mais j’ai laissé hier une lettre dans le livre que vous êtes en train de consulter. Je suis absolument confus de vous déranger ainsi…

Sans le laisser terminer, je fis apparaître une lettre que je lui tendis.

– Nous avons un ami commun, Monsieur Charles Auguste, lui dis-je.

J’avais trouvé l’enveloppe quelques minutes plus tôt et avais reconnu l’écriture si caractéristique du destinateur. Une vague contrariété passa sur le visage de mon vis-à-vis, puis un franc sourire fit son apparition.

– Comment pourriez-vous connaître…

Il y avait de l’amusement dans son ton. Je n’en pris pas ombrage, comme il l’espérait peut-être. J’avais envie dans ce lieu hors du temps d’engager la conversation avec ce personnage qui l’était plus encore.

– Je connais même son vrai patronyme, répondis-je, son nom mythique… Et je devine le vôtre.

– Vraiment ?

Cette fois-ci, c’était une pointe d’incrédulité qui se mêlait à une admiration sincère. Je poussai donc mon avantage.

– Bien sûr, chevalier.

Il rit. Il prenait plaisir à son propre rire, il se délectait de ma trouvaille, de ma victoire. Finalement, il s’assit sans façon, un coude sur la table, sa main soutenant son menton, les jambes croisées, et quelque chose comme un intérêt brûlant au fond de ses prunelles en fusion.

– Vous avez un avantage, madame…

J’aimais sa façon surannée et respectueuse de s’adresser à moi. Mon nom le fit sourire à nouveau, il s’abima un instant dans ses souvenirs et me fit une étrange déclaration.

– J’ai rencontré un des vôtres, il me semble… le chevalier d’A. Un homme exceptionnel…

– Qui périt en explorant les terres reculées d’Amérique du Sud, il y a bien longtemps. C’est un parent dont l’opiniâtreté trouve grâce à mes yeux.

Je ne m’étonnai pas d’une rencontre plus que centenaire, cela amusa le chevalier qui se contenta d’acquiescer et se mit à jouer avec la lettre, la faisant glisser sans fin entre ses doigts. Maintenant qu’il y avait eu reconnaissance, je bouillais de lui poser mille et un questions tout en ayant peur d’être importune. Il devait le voir dans mes yeux, sur mon visage, car il m’invita à l’interroger.

– Quelle fut l’affaire la plus fascinante ? Le crime de la bête, le vol de la lettre ou l’assassinat de la belle Marie ?

– Marie… C’était un cas d’école, un jeu presque, malgré l’horreur du crime… Comme je l’ai dit, c’était une mort cruelle, mais ordinaire. Elle diffère de celle des dames L’Espanaye qui était bien plus morbide, mystérieuse et exceptionnelle. Qui, à part moi, aurait pu lever un tel voile d’obscurité ?

C’était dit avec une suffisance sympathique, une emphase d’orateur fier. Cela me donna envie de le taquiner un peu.

– Arsène Lupin, peut-être ?

Le chevalier avait une réponse toute prête.

– Monsieur d’Andrésy n’était pas encore né à l’époque, je gagne donc cette manche à la faveur de l’âge.

Son regard s’était allumé au souvenir de ses succès ; un regard plein de fougue glorieuse mais aussi de douce-amère nostalgie. Une interrogation évidente me vint. Peut-être le chevalier n’en avait-il pas la réponse, mais maintenant que cette question habitait mon esprit, elle me brûlait les lèvres.

– Pourquoi n’en a-t-il pas écrit d’autres ? D’autres aventures, je veux dire.

Les yeux du chevalier se perdirent quelque part dans le passé. Une étrange lueur y passa, inquiétante, flamboyante.

– Chevalier ?

Il me jaugea de son regard perçant. Encore une épreuve.

– C’est un signe, murmura-t-il pour lui-même avant de continuer à mon intention : Il a écrit une autre aventure, heureusement restée inachevée.

– Heureusement ?

Ce n’était pas là la réaction que j’attendais. Le chevalier le comprit, et son sourire devint simplement triste.

– Cela fait maintenant cent soixante ans qu’il est mort, reprit-il. Il doit être temps que la vérité soit révélée sur son trépas… Oui, je vais vous dire comment Dupin s’est substitué à la créature pour tuer son créateur, comment Prométhée a finalement brisé ses chaines et assassiner Zeus…

La renommée du Corbeau avait presque éclipsé la grandiose Lettre.

Une telle simplicité, un tel talent…

Edgar Allan Poe avait su faire d’une anecdote amusante une grande oeuvre. Comme il avait su à travers l’aventure de la rue Morgue exposer tout mon génie, moi, Charles Auguste Dupin, pour lui et pour le monde, chevalier et détective. La gloire était pour lui, je n’étais pour le public que sa création et je m’en satisfaisais tout à fait. Qui est dans la lumière ? La marionnette ou le marionnettiste ?

J’offrirai mes aventures à sa plume, mes mille et une aventures, et cela me vaudrait l’éternité glorieuse. Il nous offrait à tous deux la renommée. Je conserverai cette renommée pour les siècles à venir, il aurait la gloire le temps d’une vie.

Mais Poe ne voulait plus de mes histoires. Dupin n’était pas sa plus belle réussite, puisqu’il la partageait, même si c’était en secret. Son chef d’oeuvre serait sien, indivisible et grandiose…

A Suivre …

Copyright/tous droits réservés Dorothée Henry

PAGE DU FEUILLETON

tumblr_mwy0a2dlzw1rffxsno1_1280

Le Crime du chevalier Dupin ~ Episode 1

Le cabinet de lecture

       Il fut un temps où on appelait ces lieux des cabinets de lecture. Bibliothèques, cafés littéraires, librairies, aujourd’hui, les livres sont partout, même virtuellement. J’avais pourtant découvert cet endroit suranné comme par miracle, un après-midi où j’errais dans Paris au hasard. J’adore faire cela, sortir du métro dans un quartier que je ne connais pas et avancer sans but, tourner dans une rue parce que son nom est amusant ou mystérieux, ou simplement parce que les voitures interdisent de traverser la chaussée dans l’instant. C’est ainsi que j’ai découvert des magasins exotiques ou baroques, des bouquinistes insolites, des monuments fantastiques et méconnus, des gens charmants et excentriques. C’est ainsi que j’entrai dans ce lieu antique, caché dans une arrière-cour envahie de glycines. La peinture de l’enseigne était écaillée, mais la propreté maniaque. L’endroit sentait la cire fraîche et le parfum doux de la Reine des Prés. J’eus l’impression de plonger un siècle ou deux dans le passé, le Paris de la Belle-Epoque ou sous la Restauration, un Paris dont je rêvais depuis l’enfance, à travers mes lectures. A l’intérieur, les livres s’alignaient sur des étagères sombres et massives, impressionnantes mais accueillantes. Les journaux reposaient négligemment sur leur râtelier, comme dans les grands restaurants, comme hier. L’odeur du papier se mêlait harmonieusement à celle du bois et de la cire. Je fis un pas, puis un deuxième dans ce lieu onirique, tentée de me pincer pour vérifier que je ne rêvais pas. Une toux discrète mit fin à ma bienheureuse solitude dans le fantasme d’un temps disparu. Un vieil homme était assis à l’opposé de la porte. Il replia son journal – La une donnait bien la date et les événements du jour – et vint m’accueillir

– Cherchez-vous un ouvrage en particulier, mademoiselle ?

Cette question était un test. Je le sentai. Il ne fallait pas répondre en hâte, il fallait offrir une réponse satisfaisante, une réponse qui prouverait que j’avais le droit de m’asseoir à l’une de ces belles tables de merisier à pieds de griffons et au plateau d’écailles de tortues.

Quel livre ?

– L’Atrée… l’Atrée de Crébillon, demandai-je dans une impulsion alors que ce livre m’était presque inconnu.

Le vieux visage de parchemin s’illumina d’un sourire joyeux. J’avais passé l’épreuve avec succès. Mon hôte se précipita avec une noble lenteur vers une bibliothèque qui ployait sous de volumineux in-quarto, des livres aussi anciens que vénérables, patinés par le temps. Il revint avec le volume entre ses mains tendues, Saint Graal parmi tant de reliques précieuses et inestimables.

Il tira une portière, s’effaça pour me laisser entrer dans une seconde salle, plus petite, plus baroque également. Les livres y étaient serrés dans des bibliothèques grillagés comme par des moucharabiés, leurs reliures précieuses luisant discrètement dans la pénombre ambiante. Mon Cicérone m’installa à une délicate table marquetée, chef d’oeuvre qui représentait une scène de chasse avec chiens, chevaux, cors et une malheureuse biche aux aboies, perdue, acculée en haut d’un éperon rocheux. Je restai un moment à admirer ce travail exceptionnel, songeant à l’artisan qui l’avait réalisé de nombreuses décennies plus tôt. Le vieux monsieur revint m’offrir un grand verre de thé glacé qu’il déposa sur un sous-verre en cuir parfaitement exquis. Je pris alors la mesure du personnage et de son anachronisme. Il ressemblait à un employé de bureau du début du siècle dernier avec sa chemise blanche immaculée et amidonnée, son faux-col, ses manchettes cartonnées et son gilet noir un peu élimé mais impeccable. Il ne portait pas des lunettes, comme je l’avais cru, mais des binocles qui pinçaient son imposant nez en bec d’aigle. Son sourire avait la sagesse d’un millénaire, me sembla-t-il. Quand je le remerciai, il inclina la tête pour me saluer et disparut dans la grande pièce. Les heures passèrent.

L’Atrée, ou plutôt Atrée et Thyeste… Ceux qui n’ont pas lu cette pièce de Crébillon perdent beaucoup. C’est une merveille de cruauté, de perfidie. La lutte entre deux frères ennemis qui dévoile toute la monstruosité de la race humaine.

Une toux discrète. Je relevai des yeux curieux vers l’intrus. Ce n’était pas le vieux monsieur, mais un jeune homme. Il était tout aussi hors du temps que mon hôte avec sa redingote grise, sa chemise à jabot et sa lavallière d’un vert éclatant maintenue par une épingle qui se terminait par un cabochon d’émeraude aussi gros qu’un oeuf n œuf de pigeon. Nos regards se croisèrent. Des verres céladon masquaient la couleur de ses yeux. Je n’avais jamais vu de telles lunettes. Elles étaient là pour cacher quelque chose, mais l’éclat du regard était tel que j’eus l’impression de voir l’âme de cet homme. Et quelle âme !… Il était grand, extrêmement grand, et maigre, à l’extrême. Son corps donnait une impression de faiblesse et pourtant ses yeux montraient une force incommensurable. L’élégance de ses mouvements faisait écho à la beauté de son visage. Ses traits étaient accusés mais fins, délicats comme ceux d’une femme, annonçant une volonté qui ne s’en laissait pas compter. Ses cheveux blonds, épais, cascadaient en boucles légères jusqu’à ses épaules. Une mèche rebelle tombait sur son nez, devant ses yeux, masquant en partie un front haut d’intellectuel. Finalement, il sourit. Je me rendis compte que j’avais souri la première. Il leva une main délicate, des doigts à la finesse terrible et retira ses lunettes à l’absente monture d’acier. Ses yeux avaient la couleur du bronze le plus brillant, des yeux de chat.

– Je m’excuse, commença-t-il d’une voix profonde, faite pour parler en public, pour impressionner un auditoire, mais j’ai laissé hier une lettre dans le livre que vous êtes en train de consulter. Je suis absolument confus de vous déranger ainsi…

Sans le laisser terminer, je fis apparaître une lettre que je lui tendis.

 

A Suivre …

Copyright/tous droits réservés Dorothée Henry

PAGE DU FEUILLETON

tumblr_msrcluCWTr1rffxsno1_r1_1280

 

 

Jean Marais Exposition

éléphant paname1Mon passage à Paris la semaine dernière m’a permis d’aller visiter l’exposition Jean Marais chez Eléphant Paname… Jean Marais, je l’ai souvent dis, c’est une grande passion… Cet homme était non seulement un acteur talentueux, mais un artiste de talent… et c’était je pense, une belle âme… Aussi, sachant que les objets exposés seraient ensuite disséminés lors d’une vente aux enchères, c’était l’occasion de lui rendre encore un hommage (je ne dirais pas un dernier), en allant saluer ces créations, mais aussi les objets qui lui ont tenu compagnie…

L’exposition a lieu dans un hôtel particulier caché dans une petite rue (10, rue Volney) entre la place Vendôme et l’Opéra… C’est une atmosphère d’un autre temps pour dévoilé les souvenirs de cet homme intemporel. Il y a des lettres, des livres dédicacés, des petits mots de Cocteau sur des pièces de théâtre typographiées, et énormément de photographies… 

Il y a aussi les oeuvres de Jean Marais, ses poteries, ses tableaux… Et j’étais accompagnée par sa voix (une vidéo d’extraits d’interviews à chaque étage). Cette exposition est splendide, croiser le prince de La Belle et la Bête, revoir des photographies connues pourtant, mais ici originales avec Cocteau, avec Moulouk (et oui, avec pleins d’autres monstres sacrés, artisans du cinéma, auteurs, passionnés et passionnants, mais j’étais là pour Jeannot et ceux qui ont compté vraiment… l’ami et l’amour…).

Sur trois étages, la vie, ou plutôt les vies de Jean Marais s’offre à nous… L’acteur, le potier, le peintre, l’auteur… les escaliers offrent un regard sur sa carrière cinématographique grâce aux nombreuses affiches qui accompagnent leur ascension. On monte en prenant son temps…

Que dire de cette exposition ? … Très belle, très riche, mais aussi nostalgique. 

Oui, j’avoue une certaine tristesse en sortant du bel hôtel particulier… C’est un peu comme un adieu… Ces objets que Marais a aimé, utilisé (ses pinceaux, son tour de potier sont là), vont être éparpillés alors qu’ils mériteraient un musée… Difficile de vous expliquer ma mélancolie. Mais l’idée de cet éparpillement, c’est un peu un second départ.

Ne vous laissez pas gagner par ma tristesse, et si vous avez l’occasion d’aller lui rendre visite (oui, rendre visite à Jean Marais, plutôt que de visiter une exposition qui lui est consacrée), allez-y, d’autant plus que l’accueil était très sympathique. Dans les pièces grandioses et à l’univers feutré d’Eléphant Paname, vous pourrez découvrir ou redécouvrir la beauté de Jean Marais, qui n’était pas que celle du Prince de La Belle et la Bête…

Quelques photos, trouvées au détour d’internet, car j’avais oublié mon appareil… Vous pouvez cliquer sur les images pour aller visiter les sites qui ont consacré des reportages à l’événement. le site d’Eléphant Paname est ICI.

éléphant paname9

Les fenêtres du premier étage, dédié au peintre et au potier

éléphant paname11

l’un des dessins de Jean Marais… C’est Moulouk (Ange en Arabe) et lui.

éléphant paname12

éléphant paname8

son atelier reconstitué… des poteries, des tableaux, dont le dernier sur lequel il a travaillé.

éléphant paname2

La Bête, sculpté par Jean Marais

éléphant paname3

éléphant paname6

Quelques oeuvres du potier, l’assiette au premier plan représente Iseult, je crois que c’est une de mes oeuvres préférées (je ne la connaissais pas).

Paris Match titrait le numéro évoquant la disparition de Jean Marais « Adieu à la beauté », j’aimerais plutôt dire que la beauté ne meurt jamais, que grâce au cinéma, à la caméra de Cocteau notamment, la beauté de Jean Marais nous accompagnera toujours, il était et restera le Prince caché sous le masque de la Bête, l’artiste caché derrière la modestie de l’artisan… 

éléphant paname13

Jean Marais peignant L’Oiseleur.

Arsène Lupin de A à Z de Philippe de Côme

al de a à zTout d’abord, je remercie le Chevalier Altamont Dupin pour ce cadeau de Noël, car ayant été publié en 2012, ce livre était passé sous mon radar…

Comme ce livre se présente sous un format encyclopédique, je vais vous le présenter chapitre par chapitre, en vous donnant mes impressions.

Arsène Lupin de A à Z de Philippe de Côme est une base intéressante pour entrer dans l’univers du gentleman-cambrioleur. Attention toutefois à certaines révélations sur les intrigues… Mais parfois, il est difficile de ne pas faire autrement ! j’en sais quelque chose !

L’idée de l’encyclopédie est sympathique. Le premier chapitre traite de Leblanc et de ses influences. Cela permet de placer l’auteur, et de lui rendre hommage. Dans le second, malgré un titre qui m’a perturbé (« Arsène Lupin : Les Chemins détournés de l’ésotérisme »), l’auteur retrace les étapes connues de l’existence du gentleman (je ne suis pas totalement d’accord avec certaines, mais là on part sur la bataille d’experts, de passionnés, et de ronchons en tout genre, donc je dirais que c’est l’opinion de l’auteur, mais j’aurais aimé qu’il cite un peu plus ses sources…)

Les Troisième, Quatrième et Cinquième chapitres font le tour des identités de Lupin (47… il faudra que je recompte, mais ça m’a semblé complet), de son apparence et des femmes qui ont compté dans son existence… Je ne parlerai pas de chiffre, un peu de délicatesse…). On est dans la liste, et j’aurai aimé une réflexion sur l’apparence plutôt que la comptabilité des postiches… mais là encore, je suis juste pénible.

Les Chapitres 6 et 7 m’ont beaucoup plus intéressée, car c’était une dimension des aventures lupiniennes que je n’ai jamais exploré : les lieux. Philippe de Côme nous a listé les lieux du Paris de Lupin, tout en donnant quelques informations fictionnelles et historiques. J’aurai aimé un plan, d’ailleurs (il n’est pas exclu que j’en fasse un un jour, je note l’idée).

J’aurai placé le chapitre 11 juste après 6 & 7, car il traite également de la géographie Lupinienne, à l’échelle de l’Europe… d’Etretat à Baden-Baden (mais par ordre alphabétique, bien sûr !), et on apprend encore des éléments intéressant sur les lieux, l’histoire. Beaucoup des lieux évoqués sont normands et souligne bien l’attachement de Maurice Leblanc à sa terre natale.

Le Chapitre 8 met en lumière un des grands talents de Leblanc, de mon point de vue, inscrire ses romans dans l’histoire. Philippe de Côme nous présente donc les personnages historiques qui ont croisés la route de Lupin, ou qui se sont trouvés au coeur d’énigmes qu’il a résolu (même si ces personnes ont vécu des siècles plus tôt).

Le chapitre 9 présente quelques autres gentlemen-cambrioleur, une douzaine pour être exacte. Je dois remercier Philippe de Côme, puisque j’y ai trouvé un personnage que je ne connaissais pas, Bernie Rodhenbarr de Lawrence Block. La présentation de ce monte-en-l’air m’a beaucoup plus, puisque c’est un libraire qui, la nuit venu, dérobe des livres anciens chez les nantis New Yorkais (savent-ils lire ceux-là ?). Aux vues des quelques lignes que l’auteur lui consacre, je l’aime déjà, ce rat d’hôtel particulier, et je vais m’empresser de le découvrir plus avant ! 

le chapitre 10 présente les films ayant mis en scène le gentleman-cambrioleur, de 1900 à nos jours. et enfin le chapitre 12 présentent les épisodes de séries et téléfilms, de manières très complète avec des anecdotes titrées « insolite » qui m’ont beaucoup diverties. Ce chapitre m’a d’autant plus intéressée que grâce à lui, j’ai pu réfléchir à l’adaptation des romans et nouvelles (pas forcément évident) et découvrir qu’il y avait quelques scénarios originaux (surtout avec François Dunoyer… j’ai malheureusement beaucoup de mal à adhérer à cette version de Lupin). 

Voici donc un livre pour les passionnés, comme pour ceux qui découvrent le monde d’Arsène Lupin. J’avoue que j’ai trouvé certains chapitres un peu bref, mais le tour d’horizon est rarement un exercice facile, et pour une vue globale, il est difficile d’entrer dans les détails.

Autre critique de cet essai, critique pleine de précisions (et qui souligne une coquille que j’avais pudiquement passé sous silence… Allez donc la découvrir, ça m’avait fait beaucoup râler quand j’ai ouvert le livre!)  sur : Les Lectures de L’oncle Paul

Au Revoir 2013… Bonjour 2014 !

Voilà, on a dit au revoir à 2013, et mon blog fête peu ou proue ses 10 mois et demi d’existence ! Il est donc encore très jeune, mais je peux d’ores et déjà vous dresser un petit bilan de cette première année dans la blogosphère. J’ai été assez timide, et je ne me suis pas éparpillée partout… donc, la bloggo ne me connait pas encore vraiment (ça viendra, je fais dans la fourmi, pas dans la cigale!) Mais cependant, je suis satisfaite de mon entrée dans l’univers impitoyable d’internet 😉

En chiffre, j’ai publié 176 articles, qui ont été consulté 7677 fois par 3311 visiteurs… Je me fixe un objectif de 200 articles pour l’année qui débute ; je souhaite toujours partager avec vous concernant ma passion pour l’écriture et mes publications… qui je pense vont se poursuivre en 2014 (voir plus bas!) mais aussi vous parler de ce que j’aime, les livres, les films, l’art, et que sais-je encore ?…  Commençons par les Livres que j’ai préférés cette année… Je ne peux pas vous parler à nouveau de tous ceux que j’ai chroniqué (ou pas), donc je vais en choisir 5… dont 3 font partie d’une trilogie !

Les excentriques aventures de Lucifer Box, fils prodigue et prodige de Mark Gatiss (co-papa de BBC Sherlock pour ceux qui ne suivraient vraiment pas), ont été un délice que je relirais certainement en 2014 (histoire de comprendre les jeux de mots qui m’ont certainement échappé !… Sacré plume, Mr. Gatiss).

trilogie

Ensuite, il y a Danse Noire de Nancy Huston, qui est un roman magnifique que je recommande chaudement. J’ai été vraiment émue par les personnages, l’écriture et brillante et la forme du récit originale.

danse noire

Enfin, dans mon petit univers de rat d’hôtel de bibliothèque, j’ai pu découvrir un pastiche d’Arsène Lupin par Louis Gendebien, Arsène Lupin et le secret des Lys qui m’a rendu heureuse, parce qu’il faut le dire, c’est un sentiment toujours intense de rencontrer d’autres passionnés de la littérature populaire en général et d’Arsène Lupin en particulier (que ce soit au détour d’un salon ou entre les pages de leur livre…) La passion, ça se ressent toujours.

le secret du lys

Côté cinéma, j’ai vu des films que j’ai adorés (pas forcément tous des chefs d’oeuvre, mais j’aime aussi les B movies!). Je retiendrai donc pour 2013, que ce soit au cinéma ou en DVD (rattrapage, pas un vain mot!)

Affiche française, qui comme le titre français, ne me convainc pas.

Affiche française, qui comme le titre français, ne me convainc pas.

Now you see me (Insaisissable) ou Quand des magiciens se transforment en Robin des bois

how I leave now posterHow I live Now ou les amours adolescentes et la survie pendant la troisième guerre mondiale (c’est beaucoup mieux que cette phrase ne le laisse supposer)

Sunshine on Leith ou la vie, la mort, l’amour en compagnie de le musique des Proclaimers (j’aime les comédies musicales, mais vous l’aviez déjà deviné, n’est-ce pas?)

sunshine on leith

comme les autres 1Comme les autres ou Lambert Wilson émouvant en homosexuel qui veut être père à tout prix.

thor1Thor, le monde des Ténèbres ou comment réaliser un bon film de super-héros qui allie spectacle et scénario.

Enfin, parlons de vos visites sur le blog. Je suis très heureuse que ce soit la page Mes ouvrages qui ait été la plus visitée. J’espère qu’en 2014 nombre d’entre vous se laisseront tenter par la découverte (ou redécouverte) des gentlemen-cambrioleurs, mais aussi par mon pastiche, mon hommage à Maurice Leblanc, magnifique écrivain et père d’Arsène Lupin (mais pas que!).

couv lupin 1er

J’en profite pour vous annoncer que l’Agenda des détectives est toujours sur les rails, et en préparation pour cette nouvelle année et j’espère vous parler souvent de sa progression dans les mois à venir… et peut-être d’autres choses…

Le grand moment de cette année 2013, c’est bien sûr ma dédicace parisienne qui m’a permis de rencontrer quelques-uns d’entre vous, dont une délégation du Cercle Holmésien de Paris (et oui, Arsène et Sherlock ont fait la paix), Pierre Chevallier (auteur d’un livre sur Arnould Galopin dont je reparlerai),  des visiteurs de ce blog ou de la page Facebook présentd depuis la première heure, et des nouveaux venus à qui je dis bienvenue ! 

Bien sûr, il y eu d’autres dédicaces, et j’espère que 2014 me permettra de rencontrer d’autres personnes passionnées et enthousiastes et de revoir les autres…

CouvLupin9

Enfin, petite annonce… Dans un mois et demi, mon blog fêtera son premier anniversaire… L’occasion d’un petit concours… Je ne vous en dis pas plus, mais comme février est également le mois de mon propre anniversaire, je me sens d’humeur généreuse… On a pas tous les jours un an !

Une dernière chose :

bonne année