Wolf (1994)

imagePeut-être mon film préféré avec James Spader… Et pour cause, c’est le premier que j’ai vu… Et quel rôle ! face à un monstre d’Hollywood de surcroît (j’emploi le mot dans tous les sens du terme, devant avouer que c’est le seul film oùJack Nicholson ne me traumatise pas ! … Avouez qu’il fait peur d’ordinaire… même en interview… bbbbrrrr… Si vous osez lancer un « here, Johnny! », je vous préviens, je ne suis plus là… mais revenons à nos moutons, ou plutôt, à nos loups… Jeune ou Garou!).

Wolf (de Mike Nichols) est certainement mon film de loup-garou préféré. Ce film réussit à renouveler le mythe en l’épousant, en le modernisant, en le rendant romantique. Tout cela sous la forme d’un thriller, du drame d’un homme vieillissant qui voit sa vie tomber en mille morceaux… à cause d’une mauvaise rencontre une nuit de pleine lune, mais pas que…

En effet, (Nicholson) ne voit pas seulement sa vie changer parce qu’il s’est fait mordre, mais également parce que le patron de la maison d’édition dans laquelle il travaille depuis des lustres a décidé de le virer comme un malpropre pour le remplacer par un jeune loup aux dents longues, jeune loup ont il a été le mentor ! un comble.

Nicholson réussit à rendre son personnage touchant, fragile, attachant, dans sa lutte pour reprendre sa place ; une place légitime. Face à lui Michelle Pfeiffer, charmante et mystérieuse en ancienne ado rebelle qui tombe amoureuse de cet homme qui a l’âge d’être son père, mais bien plus de qualités que celui-ci (elle joue la fille du grand patron), et James Spader, en jeune loup aux crocs qui raclent tellement le plancher qu’il s’apparente plus à un tigre dent de sabre. Spader a dans ce film un rôle de salaud magnifique comme il semble les aimer (si on en croit ses interviews). Stewart est un petit salaud arriviste de première (si vous me passez l’expression), qui veut tout prendre à son mentor : son travail, sa femme et même sa liberté.

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Le loup-garou n’est finalement qu’une métaphore transparente qui nous dit que l’homme est un loup pour l’homme et que contrairement à l’adage, les loups se dévorent entre eux…

J’ai aussi mentionné la poésie ? et oui, dans l’histoire d’amour qui lit la belle et la bête, il y a une beauté mélancolique et éternelle, car derrière la sauvagerie se cache l’amour, et certaines vieilles légendes liées aux métamorphoses sont convoquées ici… mais, chut, spoiliers, sweeties 😉

 

 

The Supernatural Book of monsters, spirits, demons and ghouls par Alex Irvine

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« The Universe is not only stranger than we imagine, it is stranger than we can imagine. » Arthur Eddington

Voilà un livre qui est depuis des années sur mes étagères… J’avais lu le Journal de John Winchester sans vraiment être conquise, et ce livre des Monstres, esprits, démons et goules a donc attendu… à tort ! C’est vraiment un beau travail de la part de l’auteur et croyez-moi j’ai lu assez de livres de mythologie (et d’essai, recherches, doctorats… à propos de vampires, sorcières, revenants et autres loup-garous) pour vous dire que ce n’est pas simplement une collection de textes à propos des monstres spécifiques à Supernatural. Alex Irvine part de textes « sérieux », notamment sur les vampires, il cite des témoignages datant du Moyen-Age, que je connais bien pour avoir fait des recherches. Pour chaque monstre, il cite les origines mythologiques avant de justifier les variantes de la série. 

Le livre est écrit comme s’il était le journal tenu par Sam et Dean (je ne les ai jamais vu tenir un journal, mais comme tous bons chasseurs, ils doivent le faire). C’est à la fois très bien documenté, et en même temps irrévérencieux. Ce qui fait que ce livre se différencie des textes habituels sur cette bonne vieille « cryptozoologie »… C’est à la fois intéressant et amusant. Je ne pense pas que cela soit réservés aux habitués de la série, je pense même que ça pourrait donner envie de la regarder à certains… 

En prime, un exorcisme complet (on est jamais trop prudent 😉 ) et de très jolies illustrations.

Une très bonne surprise… 

English Review of this book : HERE

 

Being Human… Clap de fin

BEING HUMAN - Hi Res

pour la bande-annonce de la saison 1, cliquez sur l’image

Ceci ne sera pas une review (il y aurait beaucoup trop à dire en un seul article), mais plutôt un au revoir à une série qui m’a beaucoup intriguée, dont j’aime les points forts et dont je vois bien les points faibles (et oui, ce n’est pas un amour inconditionnel comme pour Dexter ou Supernatural…). Retour en 2008… Ceux qui me connaissent un peu savent qu’annoncer une série où un vampire, un loup-garou et un fantôme cohabitent tout en essayant de se fondre dans la société était un moyen de faire frétiller mon imagination. il suffit de dire « vampire », de toute façon, et vous avez toute mon attention (et comme vous les savez, les mots gentleman et cambrioleur fonctionnent très bien aussi!). 

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Leonora Crichlow (Annie)

J’ai donc attendu la deuxième saison et la troisième… Le choc à la fin de la troisième saison n’en fut que plus rude (et non, pas de spoilers, je dis rien), et celui au début de la quatrième n’a pas été évident non plus… Et oui, finalement, je m’étais attachée! Il faut dire que Russell Tovey, le Alonzo du Docteur, avait tout pour m’accrocher. J’ai toujours eu du mal avec les loup-garou… Michael J. Fox avait l’air d’un singe, et le film auquel je fais référence est tout à fait oubliable (méchante!), Oz dans Buffy… avait l’air d’un singe aussi… (Une épidémie de rage peut-être?) et il n’y a guère que le loup-garou du Campus qui m’ait un peu divertit… Le loup-garou de Londres m’a rendu très triste… (je n’en dis pas plus, spoiler!) et si j’aime beaucoup Le Loup-Garou de Paris, je reconnais son côté comédie parodique… Et là, avec George Sands, on a enfin le loup-garou de l’intérieur, pourrait-on dire… George n’est pas oublieux de sa condition, mais la vie comme un vampire vit sa non-mort, pleinement, et avec toute la souffrance que cause le fait d’être un monstre sanguine une nuit par mois… Voilà bien le problème de George, qui donne son sens au titre de la série ; plus encore qu’Annie ou Mitchell, il est humain presque tout le temps, et cette seule nuit détruit le reste de sa vie…

G&M

George et Mitchell dans leur salon… typiquement masculin! 😉

Fin de l’interlude, et petite précision: je n’ai rien contre les bébés, mais celui-là n’était scénaristiquement pas à mon goût!

Donc, finalement, le final de la saison 4 m’a assez plu… toujours pas de spoiler, mais certains vont me traiter de monstres sans coeur!

J’étais curieuse de la nouvelle trinité de colocataires surnaturels : Alexandra dite Alex, Tom McNair le loup-garou, présent dès la saison 3 et Hal le vampire junkie…

Et j’ai été triste est inquiète d’apprendre que leur première saison ensemble serait la dernière pour la série… Chant du cygne, départ en fanfare ou ratage monumental ?

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Hal dans la saison 4

Là, je dois vous confier, ayant vu le dernier épisode hier que je regrette vraiment qu’il n’y ait pas de saison 6. La dynamique de ces trois-là, qui n’avaient pas besoin d’être 

installés, présentés (depuis cinq ans, les choses sont claires), a vraiment été différente. Et j’avoue que l’insolente Alex m’a facilement fait oublié la gentille mais pénible Annie (inconséquence du coeur, je sais)… Tom le loup-garou est peut-être le personnage le plus adorable que la télévision ait jamais connu (même si avec un pieu, c’est un ennemi redoutable). Innocent, doux comme un agneau (excepté… voir parenthèse précédente), candide, on se prend à l’adorer sans même s’en rendre compte. Michael Socha et son regard de chien battu y sont pour beaucoup. J’ai hâte de voir ce qu’il va devenir dans la nouvelle adaptation d’Alice au pays des merveilles, Once Upon a time in Wonderland.

Quand je vous dis que leurs loups-garous ressemblent à des loups-garous!

Quand je vous dis que leurs loups-garous ressemblent à des loups-garous!

Quant au vampire… Damien Molony lui-même (Hal) s’inquiétait de jouer un vampire Irlandais remplaçant un autre vampire Irlandais… Je n’étais pas « folle » de Mitchell… Un côté Louis de Pointe du Lac (Entretien avec un vampire, pour ceux qui ne suivent pas) en plus faible. Sympathique, mais sans plus… Hal, d’un autre côté, avec ses TOC d’alcoolique qui essaie de s’en sortir (les dominos, les trombones, la propreté… malheureusement, le psy pour vampire, ça n’a pas encore été inventé… enfin, celui de True Blood a mal fini! spoiler… désolée…). Donc, Hal avec ses Toc, son langage châtié que j’adore (plus personne ne parle comme ça… à part moi peut-être), et sa double personnalité de tueur psychopathe capable de chanter un air de comédie musicale après un petit massacre… (ici, pour voir ou revoir cette scène déjà culte pour moi) Damien Molony m’a vraiment accroché, son vampire est original et je dis bravo pour l’interprétation autant que bravo aux scénaristes pour ce personnage qui sort des sentiers battus (et qui aurait mérité une saison 6…).

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Sauver le monde, c’est épuisant!

Je me rends compte que j’ai dépassé les 1000 mots (merci compteur!) et qu’il est temps de conclure… Je n’ai pas dit tout ce que j’ai à dire, mais j’en ai dit plus que je ne le soupçonnais. Une bonne série, une série qui doit rester n’est pas forcément parfaite, mais elle vit, avec des personnages qui nous accrochent émotionnellement, des situations probables ou improbables qui nous parlent, des combats symboliques dans lesquels on se reconnait… Car après tout, comme tous ces « monstres » nous cherchons tous notre rôle dans la société, et l’intelligence de Toby Whithouse a été de nous offrir une série improbable où des êtres à part veulent la normalité que nous ne voulons pas (les fans de Twilight se reconnaîtront… Rire démoniaque)… Ils sont bien humains, ils ont leurs forces, leurs faiblesses, leurs défauts, comme la série elle-même…

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Being Human (2008-2013) créé par Toby Whithouse

Kate Bracken (Alex Millar), Leonora Crichlow (Annie Sawyer), Sinead Keenan (Nina Pickering), Damien Molony (Hal Yorke),  Michael Socha (Thomas McNair),  Russell Tovey (George Sands), Aidan Turner (John Mitchell).

Si vous voulez en savoir plus :

Site officiel de la série 

La page facebook de la série

Quelques photos, égarées sur Arsène Lupin & Co