Quelques anecdotes concernant Maurice Leblanc !

On ne présente plus Arsène, mais que c’est on de son fidèle ami et biographe ?…

Son admiration pour Flaubert

Enfant, Maurice Leblanc a beaucoup fréquenté Flaubert, qui sûrement, par les histoires qu’il raconte au garçon, a favorisé sa vocation d’écrivain. On le sait, Leblanc aurait voulu être l’égal de ce maître à ses propres yeux.

Sa passion pour le vélo

Maurice Leblanc, en dehors de la littérature avait deux grandes passions : Le Pays de Caux et la « petite reine ». Infatigable cycliste, il n’avait de cesse de parcourir à vélo sa chère Normandie. Il collabore d’ailleurs au journal l’Auto qui – malgré son titre – fait la part belle au vélocipède.

voici des ailes, phébusSon baptême du feu

En 1868, il est sauvé dès flammes in extremis, la maison paternelle de la rue de Fontenelle est réduite en cendres.

Le conseiller Lopin contre le gentleman Lupin

Quand au fameux conseiller Lopinqui, selon la légende, aurait sommé l’écrivain de changer le nom original d’Arsène Lopin, outré qu’un aigrefin puisse porter le même patronyme que lui…… il a peut-être existé, mais il n’a rien à voir avec Arsène. Dès la première nouvelle, du mois de juillet 1905 dans Je-Sais-Tout, le gentleman porte le nom de Lupin, bien plus joli, bien plus parlant, puisqu’il nous rappelle cette belle fleur coloré, mais attention, le lupin est également une mauvaise herbe… toujours l’ambivalence.

et je termine, pour l’instant, sur une très belle citation…

… Sur la vocation d’écrivain :

En 1898, un jeune auteur envoie son livre à Maurice Leblanc et sollcite ses conseils. Le futur père d’Arsène Lupin lui répond ainsi :

« Je n’ai point à vous donner de conseils que les deux suivants :

Lisez beaucoup de nos grands écrivains, ceux qui ont bien le génie français, Montaigne, Pascal, La Bruyère, le Voltaire des contes, Paul-Louis Courier, Flaubert, Renan…306212_357090031066026_1108134372_n

Vivez. Oui, surtout vivez, tâchez de sentir beaucoup, d’aimer, de souffrir, d’être heureux. Nous vivons pour vivre. C’est notre premier devoir. Et puis c’est le meilleur moyen de faire de bonnes choses. Une oeuvre ne se soutient que si elle est fondée sur la vie. Celui qui reste enfermé dans son cabinet bâtit sur le vide. Quand il y a du soleil dans la rue ou une jolie femme quelque part, lâchez votre plume. Il sera toujours temps de la reprendre, après, et ce que vous écrirez n’en sera que plus imprégné de chaleur et de beauté. » Maurice Leblanc, cité par Jacques Derouard dans le volume Arsène Lupin, éditions Librairie des Champs-Elysées, 1998.

les 10 commandements du gentleman-cambrioleur

tumblr_lo814dwtsW1qa0qhqo1_400C’est un texte à la fois ludique et critique que Michel Lebrun, surnommé le Pape du Polar, a publié en 1971 (repris dans Europe en 1979 dans un très bon numéro spécial Arsène Lupin). Ce critique, trop tôt disparu, s’interrogeait sur Lupin, et sur toutes les graines qui avaient germé dans la littérature policière et d’aventure après la floraison du seul et unique Arsène sous la plume de Leblanc… Le succès essaime toujours, on le voit dans le cinéma notamment avec les suites nombreuses (et pas toujours nécessaire, voire pas souvent!) des films à succès. C’est la même chose en littérature : quand une mode débarque, on est submergé (le vampire souffre beaucoup en ce moment, le pirate fut de retour il y a quelques années… je pourrais continuer longtemps). Donc, ces dix commandements qui font le gentleman permettent de souligner à quel point Lupin reste unique face à toutes les copies et ersatz  qui ont suivi, tentant de glaner au passage quelques grains de succès.

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Michel Lebrun

Ainsi, ma thèse de doctorat, qui est devenue mon essai « Arsène Lupin & Cie », est partie de cette fascination pour un personnage qu’on ne peut jamais décrire, ou plutôt qu’il faut constamment décrire à nouveau, d’un personnage tellement original que je n’en aurais jamais fini avec lui, et qu’il planera toujours comme un aigle sur mon imaginaire, comme sur l’imaginaire collectif d’ailleurs.

Alors, voilà, puisque j’en parlais récemment à Mademoiselle Belette du Cannibal Lecteur, je vous présente un extrait du travail de Monsieur Michel Lebrun (que vous pouvez retrouver dans : ).

LES 10 COMMANDEMENTS DU GENTLEMAN-CAMBRIOLEUR

“L’imitateur de Lupin s’efforcera d’obéir aux Dix Commandements de la Loi, à savoir :

1) Gentleman toujours resteras, dimanche et fête mêmement.

2) Escroc, cambrioleur seras, mais toujours sympathiquement.

3) Bandits et canailles dépouilleras, mais jamais les honnêtes gens.

4) Tes forfaits signeras, d’un bristol très élégamment.

5) Veuve et orphelin défendras, au péril de ta vie souvent.

6) Homicide point ne seras, sauf exceptionnellement.

7) En amour, toujours séduiras, mais souffriras conséquemment.

8) Xénophobe te montreras, ton chauvinisme l’exigeant.

9) Désinvolte et gouailleur seras, jusque dans tes derniers moments.

10) En expert te maquilleras, pour mieux égarer les agents.

            Pour mirlitonnesques qu’ils soient, ces Commandements n’en appellent pas moins quelques commentaires.

a) aucun des sous-Lupin ne sauraient remplir la totalité de ces conditions (s’il les remplissaient, il serait Lupin lui-même, et cette étude sombrerait dans le ridicule).

b) le meilleur des sous-Lupin ne parvient — péniblement — à observer que 7 commandements sur dix.

c) Les sous-Lupin médiocres ne remplissent que 2 ou 3 conditions sur 10.” 

Quelques précisions de votre humble servante… Michel Lebrun réussit à dénombrer 56 imitateurs (plus ou moins brillants, moins que plus pour une majorité d’ailleurs), et en trouve un peu partout, jusqu’au Mexique ! Et si je peux être de mauvaise foi (Monsieur Lebrun en use également), le sous-Lupin médiocre à 2 ou 3 conditions n’a souvent plus rien à voir avec Lupin. Même James Bond peut prétendre à trois commandements… Je vous laisse deviner lesquels!…

si vous voulez en savoir plus, je vous conseille un très bon livre 😉 :

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lien vers le site de mon éditeur en cliquant sur l’image!

Arsène Lupin sous la plume de Boileau-Narcejac

BILI - Arsène Lupin - La PoudrièreArsène Lupin a connu bon nombre d’aventures apocryphes, en France et ailleurs. Maurice Leblanc était son biographe officiel, certes, mais il semblerait que le gentleman se soit confié à d’autres auteurs …

Le talentueux duo Boileau-Narcejac a relevé le défi de prendre la plume pour raconter, le temps de cinq romans et une nouvelle, des aventures inédites du gentleman-cambrioleur. Cet hommage est autant destiné à Lupin qu’à Maurice Leblanc puisque Boileau-Narcelac ont décidé dans leurs pastiches de se substituer au biographe, de mettre en forme des textes qu’aurait laissé Lupin dans son repaire. Comme ils le disent eux-mêmes dans l’avertissement qui ouvre La Poudrièreleurs romans sont des hommages attendris et respectueux :

« Nous avons voulu nous acquitter d’une dette, en souvenir des enfants émerveillés que nous fûmes. Et nous avons voulu, en même temps, rendre hommage à Maurice Leblanc dont nous avons découvert – chemin faisant – l’immense talent de conteur. »

Ainsi, c’est encore Leblanc le narrateur de ces aventures, devenu réellement personnage, entré de plain-pied dans la fiction.

Boileau-Narcejac, non content d’avoir su reprendre avec brio (mais un peu plus de noirceur) tout ce qui fait le charme des aventures d’Arsène Lupin, ont rendu hommage au créateur en ne se substituant pas totalement à lui, en lui donnant la parole, lui reconnaissant le talent et la grandeur qui font de Lupin un mythe littéraire.

[J’indique entre parenthèses à quel moment de la vie d’Arsène se place ces aventures.]

sermentL’Affaire Oliveira  [ placement : ? ]
nouvelle de 1946, par Thomas Narcejac seul

Ramon Oliveira mène à Paris une vie de bâton de chaise, attendant l’arrivée de sa pupille Incarnacion, et redoutant l’attaque d’un mystérieux ennemi. Il est sauvé d’une première tentative de meurtre par le vicomte Maurice de Castel-Bernac. Mais, le meurtrier parvient malgré tout à l’atteindre, ligotant son secrétaire, et blessant grièvement le vicomte.
Ganimard, sur l’affaire, accuse Arsène Lupin, et pour lui, Lupin n’est autre que le beau Maurice.

Le Secret d’Eunerville [ avant l’éclat d’obus ]
roman de 1973, ayant reçu le prix « Mystère »

Juin 1914, Arsène Lupin, alias Raoul d’Apignac, a décidé de s’intéresser aux collections du château d’Eunerville. Quand il arrive, pour une visite « en amateur d’art », il est témoin de l’enlèvement d’un domestique, et Lupin étant Lupin, le cambrioleur se transforme en chevalier pour secourir la victime – dans un premier temps – puis pour protéger l’héritière du château, la jolie Lucille aux yeux violets, et aussi, pour découvrir le secret d’Eunerville qui ressuscite une page de l’histoire de France9782702438237-G

La Poudrière [ avant 1913 : ?]
roman de 1974

A la sortie d’une représentation au théâtre du Châtelet, où étaient présents le président Fallières, Pierre 1er, roi de Serbie, et l’archiduc Michel, Le prince Sernine rentre paisiblement chez lui, « par le chemin des écoliers ». Ce qui lui donne l’occasion de sauver une jeune femme blonde poursuivie par deux hommes, d’être enlevé par les mêmes hommes, au service d’une jeune femme brune, de s’échapper, et surtout d’entrer de plein pied dans une aventure qui pourrait bien se révéler une vraie poudrière…

Le Second Visage d’Arsène Lupin [ après l’Aiguille creuse]
roman de 1975

L’aventure de l’Aiguille creuse s’est terminée tragiquement, le fantôme de Raymonde, morte pour sauver Lupin, hante Raoul de Limezy qui n’est plus que l’ombre de lui-même.
Mais, l’Aventure ne peut laisser longtemps Lupin en repos, malgré ses souffrances, il va devoir affronter la Griffe, une organisation criminelle qui dérobe les trésors de l’Aiguille, fait montre d’une audace et d’une violence qui annonce une nouvelle ère. Derrière cette impitoyable bande, il y a un chef tout-puissant et machiavélique, un « autre » Lupin, prêt à tout pour prouver que désormais, c’est lui le maître, et qu’il n’est plus question de rire.

XY240La Justice d’Arsène Lupin [ mars 1919 : ?]
roman de 1977

Mars 1919, la guerre n’est terminée que depuis quelques mois, et Lupin se laisse convaincre par Bernardin, une nouvelle recrue, de cambrioler l’hôtel particulier de Xavier Mendaille. Mais, la seule chose intéressante que trouve le gentleman est un billet de cinquante francs, caché dans un tiroir secret…

Le Serment d’Arsène Lupin [ débute le 27 mars 1909, je dirai avant 813]
roman de 1979BILI - Arsène Lupin - Le secret d'Eunerville

Le député Auguste Aubertet est retrouvé mort, assassiné d’une balle dans le dos, dans l’ascenseur de son immeuble. Etant d’un parti radical, le gouvernement craint que ce meurtre ne le mette en danger, le président en personne demande à M. Lenormand, le brillant chef de la Sûreté de faire au plus vite pour élucider le meurtre, et surtout d’éviter une explication « politique ». M. Lenormand découvre vite une piste, qui aboutit à un autre mort, un ancien policier devenu enquêteur privée. Sur le corps de cet homme, qui a été sous ses ordres, M. Lenormand fait le serment de découvrir la vérité, toute la vérité…

Portrait Chinois d’Arsène Lupin

J’ai imaginé ce qu’aurait pu répondre Arsène au fameux test de personnalité du portrait chinois…. Les réponses sont basées sur l’idée que je me fais de sa personnalité et des extraits plus précis, que je cite pour les plus curieux.

une couleur : le bleu roipie voleuse

… un oiseau : la pie (voleuse !)

… un animal mythique : le phénix ou la Salamandre (Le secret d’Eunerville, p. 72) 

… une saveur : le caramel au beurre

… un pays : la France ! évidemment…

… une senteur :celle de l’herbe mouillé, après la pluie, au Pays de Caux

… un instrument : la flûte de pan, un instrument mélodieux, mais plein de malice

… une fleur : le Lupin !

…un lieu : le Pays de Caux, les falaises d’Étretat, un Paris hors du temps où les élégantes flâneraient encore

…une planète : Mercure, elle porte le nom de mon saint-patron !

ivanoe… un livre : Ivanhoé, de Walter Scott, Le Chevalier de la Charrette de Chrétien de Troyes, mais aussi Les Fourberies de Scapin de ce bon Molière !

… un héros de fiction littéraire : D’Artagnan, Don Quichotte, Lancelot, Renart…

… un son : un rire joyeux, enfantin, et peut-être un peu ironique

… une boisson alcoolisée : le champagne

… une boisson chaude : le chocolat

… une boisson froide : le lait frais

… un symbole : le serpent qui se mord la queue, signe d’éternité

… un film : tous ceux qui s’intéressent à ma modeste personne, Ordinary decent criminal

… une ville : le Paris de la Belle-époque

… un arbre : un saule (voir « les jeux du soleil », p. 285, in Les Confidences d’Arsène Lupin)

… un animal : un terre-neuve ou un bon chien de chasse (La Cagliostro se venge, p. 856)

le terre-neuve est le titre du chapitre 5 de la demoiselle aux yeux verts, dans lequel on peut lire p. 45 : « J’en ai assez de jouer luipnles terre-neuve sans même recevoir un morceau de sucre en récompense. » Les 8 coups de l’horloge, p. 200 : « J’ai parmi mes ancêtres un terre-neuve » déclare Serge Rénine, après avoir sauvé une jeune fille de la noyade , c’est la douzième qu’il sauve !

… une chanson francophone : le gentleman-cambrioleur de Jacques Dutronc, un bel hommage

… une chanson anglophone : Don’t Stop me Now de Queen (tout à fait l’esprit Lupin)

… un métier : fou du roi

… un parfum : une création de chez Guerlain, élégante, je ne me fournis que chez eux

… un élément : le feu, parce que je suis un passionné

… une direction : l’horizon

… un signe du zodiaque : gémeaux, parce que je vis toujours dans la dualité

…l’enfer ou le paradis : le Walhalla

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La planète Mercure

… un dieu de la mythologie : Hermès, messager des Dieux, et dieu des voleurs !

… un héros de la mythologie : Achille, Hercule, comme eux, je suis presque invincible

… un objet usuel : un rossignol, objet très utile s’il en est…

… une pierre : un diamant

… une arme : l’ironie

… une langue : le français ou peut-être le patois normand

… un musicien : Mozart, comme lui, j’ai commencé très jeune ou Freddie Mercury qui a choisi le même  saint-patron que moi (Mercure = Hermès).

… un vêtement : un chapeau claque, un costume élégantrenart

Le secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin

valere catoganQuand on parle des aventures d’Arsène Lupin, originales ou apocryphes, il faut signaler ce qu’on peut appeler un court roman, un essai, ou une confession – selon le point de vue qu’adopte le lecteur, Le secret des rois de France.

Ce roman ( ?…) de 1955 écrit par Valère Catogan nous raconte les véritables origines d’Arsène Lupin : exit Théophraste Lupin et la douce Henriette d’Andrésy, (ce qui tendrait à confirmer ce que Leblanc avoue par inadvertance dans Le coffre-fort de Mme Imbert, que le nom d’Arsène Lupin n’est qu’un nom de guerre, et pas la véritable identité du gentleman).

Valère Catogan nous délivre une nouvelle interprétation du mystère de l’Aiguille creuse, et de nouvelles pistes d’aventures pour traverser le Pays de Caux en se laissant toucher non seulement par sa beauté, mais aussi par son mystère.

Pour ceux qui n’auraient pas envie de lire ce court essai (moins de trente pages) voici les révélations faites à Valère Catogan par le baron Romain Le Mogast, demi-frère d’Arsène Lupin :

L’Aiguille creuse n’était pas le secret des rois de France, Lupin a trompé son monde en donnant une interprétation erronés du message crypté de Louis XVI :
Le message de Louis XVI à Marie-Antoinette ne serait pas :

En aval d’Etretat
la Chambre des Demoiselles
sous le Fort de Fréfossé
Aiguille Creuse

car, une telle révélation n’aurait servi à rien à la reine, et n’explique pas son « pourquoi si tard ». La solution serait:

On découvre la cassette par / Voici l’accès à la clef d’Etat
la Chambre des Demoiselles
dessous le Fort de Fréfossé
le Blanc Etai puis le fleuve

en suivant cette indication, « nous aurons découvert un passage secret – qui existe encore – reliant le donjon d’Etretat à une plage déserte, et cachée, baignée par la Manche » (p.938).

Cette plage est la clef de bon nombre de mystères historiques, puisqu’elle a permis a des personnages célèbres d’accéder ou de quitter la France comme des fantômes, sans être inquiétés : Jules César s’était établi à Étretat, les romains y avaient des chantiers de constructions navale… Pendant la guerre de cent ans, Henri V débarque pour attaquer Harfleur, dans un lieu jamais cité par les historiens ; le duc de Buckingham, héros de Dumas mais aussi personnage historique, pénètre en France sans jamais être inquiété par les hommes du cardinal…

La duchesse d’Orléans, Henriette d’Angleterre semble avoir emprunté ce passage en 1670 pour négocier un traité d’alliance entre la France et son propre pays.

Louis XVI eut peut-être l’idée de rallier Étretat pour quitter la France, il en fut empêché.
Et enfin, Napoléon abandonna sans explication l’idée d’y bâtir un port de guerre…
Tayllerand, Louis XVIII, Charlemagne, l’impératrice Eugénie… sont également cités.
Enfin, le « vrai » nom d’Arsène Lupin serait Napoléon Sieur, surnommé Sans Eau (il n’a pas été baptisé). Pour preuve, si vous retirer les « o » de ce nom, et que vous remettez les lettres en ordres, vous retrouvez le nom d’Arsène Lupin.
Quand à savoir de qui il est le fils, les langes dans lequel il a été trouvé semble donner un indice : un tissu fin brodé d’un N majuscule, qui donne à l’officier de mairie chargé d’inscrire l’enfant sur ses dossiers l’idée de le nommer Napoléon, à cause de l’Empereur, et Sieur, parce que ce bébé semble déjà un monsieur à la forte personnalité.

Pour ma part :

Je trouve le récit de Catogan charmant, bien construit.

Dans le décryptage du message secret, dans l’explication des faits historiques, il se montre brillant. Si vous vérifiez ses dires dans les livres d’histoire, et dans l’histoire d’Étretat , il ne s’appuie que sur des faits avérés, des endroits existants (comme les tunnels qui courent dans la ville normande).

Mais je continue à croire à Henriette, à la chambre des demoiselles (même s’il y a sûrement plus, Lupin étant Lupin) et au nom charmant d’Arsène Raoul Lupin.

Ce texte, je le vois comme une nouvelle pirouette du gentleman pour brouiller les pistes… le charmant vieillard qui livre si complaisamment tous ces renseignements, ne serait-il pas Lupin lui-même, est-il même réellement mort, ce vieillard, ne cherche-t-il pas à mythifier son propre mythe, et à mystifier une nouvelle fois un lecteur qui, il fait le reconnaître, adore cela ?

Anecdote :
Valère Catogan est un anagramme, celui de « avocat général », la profession de l’auteur de ce petit récit, Raymond Lindon.