Les Amis d’Arsène Lupin

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Le gentleman-cambrioleur est plutôt un solitaire. ceci est une question de pouvoir : être en marge, être libre de toute influence, c’est être seul.

Pirate des temps moderne, Lupin est plutôt entouré d’hommes-outils, qui servent ses buts, mais sans recevoir ses confidences.

Il y a malgré tout quelques exceptions.

Maurice Leblanc, bien sûr, le biographe du gentleman.

L’auteur s’est si bien mis en scène dans « Le sept de coeur » entre autres, que souvent encore, les lecteurs se demandent si Arsène Lupin n’est pas un personnage historique, plutôt qu’un personnage de fiction!

Le capitaine Patrice Belval

Mutilé de guerre, héros de l’aventure du Triangle d’or, homme d’action qui pourrait être comparé à Lupin lui-même.

On retrouve ce personnage dans L’Île aux trente cercueils.

C’est une grande exception : les personnages que l’on croise dans les aventures de Lupin, excepté Leblanc ( ! ) et les policiers, figures de l’ordre, ne reviennent jamais !

M. Tout-Va-Bien

Figure très importante de L’Île aux trente cercueils, Tout-Va-Bien est un chien.
Un cabot comme Lupin ne peut qu’être proche de cette figure positive, adjuvant puissant pour l’héroïne du roman, Véronique d’Hergemont.

Le brigadier Théodore Béchoux

S’il est d’abord une victime de Lupin, il semble bien que, dans la dernière aventure qu’ils partagent, La Barre-y-va, il soit devenu un ami (toujours souffre-douleur) pour le gentleman. Il y a un réel respect entre eux.

et enfin Le personnage non identifié de la nouvelle Le coffre-fort de Mme Imbert

Dans les oeuvre apocryphes :
Bruno dans le secret d’Eunerville du duo Boileau-Narcejac.

 Là encore, comme pour Amours et Enfants d’Arsène Lupin, je pense développer plus tard le cas de certains de ces personnages. 

Mes Lectures de mai (1er partie!)

Le temps n’étant élastique que pour un certain docteur, je ne vous ferais pas de long article sur tous les livres que je lis, sauf coup de coeur, ou lien avec Lupin, la littérature policière et populaire ou mes propres travaux… Par contre, un petit résumé en images et quelques lignes sur les livres qui me sont passés entre les mains chaque mois me semble une bonne idée, vous me direz ce que vous en pensez!

The Fall of The Stone City ou Le Diner de trop d’Ismail Kadare 

the fallCe livre (ainsi que Dublinesque) a été lu dans le cadre d’un prix Britannique de littérature étrangère (IFFP, soit Independant Foreign Fiction Prize). Je fais partie d’un club de lecture basé à Cardiff (Pays de Galles) qui se réunit sur la toile, parce que nous sommes tous éparpillés aux quatre coins du monde! Ce fut un plaisir de découvrir ces livres, surtout parce que je n’aurais pas été naturellement vers eux en librairie (quoique, je suis littéralement amoureuse de la couverture de The Fall, mais là, c’est purement esthétique :p ). Dès que je connais le nom du vainqueur…

Résumé : « Gjirokastër – la «ville de pierre» au sud de l’Albanie – voit déferler les troupes allemandes, sur lesquels des maquisards ouvrent le feu. En représailles, les nazis raflent dans le même temps des otages parmi les habitants de la cité. Big docteur Gurameton qui a fait ses études avec le chef des forces allemandes se sent contraint durant le souper avec l’état-major allemand pour le convaincre de n’exécuter personne – y compris un pharmacien juif. Il obtient gain de cause. Une fois la guerre terminée et le communisme instauré, cette affaire revient sur le tapis. Au moment où dans tout le bloc communiste la paranoïa stalinienne atteint des sommets, la libération du pharmacien juif par le colonel nazi désigne Gjirokastër comme un noyau du grand complot planétaire visant à décapiter les pays socialistes… Quelle est la clé de l’énigme du fameux dîner ? »

L’ambiance de ce roman est étrange. Ce pourrait être un récit fantastique, une tragédie antique, c’est aussi un récit fidèle de l’occupation et de la période communiste par un auteur qui a vécu les choses de l’intérieur. C’est également la dénonciation de toutes les mesquineries individuelles qui ont cours pendant les guerres, quelles qu’elles soient… J’ai beaucoup apprécié l’écriture détachée et incisive de Kadaré. 

Dublinesque d’Enrique Vila-Matasdublinesque

Résumé : « Riba, éditeur espagnol à la retraite (qui a du fermer pour éviter la banqueroute) traite sa soixantaine dans des questions sans fin sur la vie, sa vie, le futur, le pourquoi des choses… Il décide de faire le grand « saut » culturel en partant à Dublin célébré la « fin de l’ère de l’écrit ». « 

Emaillé de références littéraires, surtout à Ulysse de James Joyce, ce récit est une tranche de vie qui me semble assez juste. Ce n’est certes pas un texte à multiples rebondissements, mais j’ai suivi Riba dans ses errances intérieures avec un certain plaisir. Cependant, je crois avoir été la seule à aimer dans notre groupe !

´;Le roman de la Momie de Théophile Gautier

Résumé : « Un archéologue allemand et un jeune lord anglais découvre une tombe inviolée de la Vallée des Rois. Dans cette tombe fastueuse, une jeune femme qui semble dormir avec près d’elle un papyrus qui raconte son histoire… Pharaon aime Tahoser. C’est à son retour d’Ethiopie que Pharaon porte un regard chargé de volupté sur la fille du grand prêtre. Lui qui rentre couvert de gloire, lui qui n’a plus rien à désirer du monde, roi, presque dieu, se sent soudain esclave de la jeune Egyptienne. Mais Tahoser, merveille de beauté et de grâce, se languit d’un jeune homme aux prunelles sombres qu’elle a entrevu sur la terrasse luxuriante d’une maison. Aussi n’hésite-t-elle pas à se dépouiller de toute sa splendeur pour conquérir le cœur de Poëri, l’exilé, l’Hébreu… »

Très belle peinture du monde égyptien (même si je ne suis pas une spécialiste) et une histoire qui mêle habilement nos références culturelles et l’histoire intime. J’avais adoré « Le pied de momie » du même Théophile Gautier (au point de lui rendre hommage dans une de mes nouvelles!), et j’ai beaucoup aimé accompagner ces personnages dans leur histoire romanesque et tragique.

Arsène Lupin & Cie

et pour commencer, il faut quand même que je vous présente mon premier « bébé ». Si vous voulez tout savoir sur Arsène Lupin (je cherche encore, donc il faut s’attendre un jour à un volume 2) Si vous voulez comprendre comment … Lire la suite