La vraie demeure des Baskerville…

Il y a bien sûr plus d’une théorie quant à l’inspiration d’un écrivain, mais dans l’affaire qui m’occupe, il y a assez de preuves pour que je sois positive quant au résultat… Ainsi, il y a quelques semaines, je suis passée par la demeure des Baskerville, oui, la famille à laquelle Sir Arthur Conan Doyle a emprunté son nom pour l’immortaliser dans ce qui est certainement la plus célèbre aventure de Sherlock Holmes

Baskerville Hall est maintenant un hotel, mais sa grandeur passé est toujours bien vivace et le bâtiment est une splendeur… Les paysages torturés du Pays de Galles valent bien la lugubre lande de Dartmoor…

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L’entrée de la demeure… Cherchez le chien 🙂

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Je suis sur que bon nombre d’entre vous s’imaginent descendant l’escalier en tenue d’apparât… J’en rêve en tout cas ! Je vois bien Sherlock Holmes descendre en costume, une cigarette à la main, ou Miss Marple, son sac à tricot sous le bras… Quand à Arsène, il serait très à l’aise, sous l’identité d’un consul de France par exemple, ou d’un grand d’Espagne, et il évaluerait d’un oeil expert les tableaux qui ornent les murs…

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J’adore ce plafond… Admirez les blasons !

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Facile d’imaginer Sir Henry s’aventurer sur la lande en passant par l’une de ces fenêtres, n’est-ce pas ?…

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Vues depuis les mêmes fenêtres sur les montagnes galloises et la campagne environnante…

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J’ai également fait un petit pélerinage au cimetière de Clyro, à quelques kilomètres, pour présenter mes hommages aux membres de la famille qui y reposent.

Pour en savoir plus sur Baskerville Hall, cliquez sur l’image : baskymain-title-640

 

Sherlock Holmes : The Tangled Skein de David Stuart Davies

tangledThe Tangled Skein ou l’écheveau emmêlé

résumé : Automne 1888, alors qu’il vient de conclure avec succès l’étrange affaire du Chien des Baskerville, Sherlock Holmes doit faire face à un mystère encore plus sombre. Plusieurs attentats contre sa vie ne font pas se détourner le détective d’un crime commis à Hampstead Park, un crime commis par une femme qu’on surnomme « la dame fantôme ». Mais ce fantôme est en fait un vampire… Grâce à une rencontre, celle du professeur Abraham Van Helsing, Sherlock Holmes a peut-être une chance de survivre face au plus obscur adversaire de sa carrière, le Comte Dracula…

Les auteurs n’en finissent pas de faire se frotter Holmes à Dracula (en tout bien tout honneur… du moins pour ceux que j’ai lu… )… avec plus ou moins de succès.

J’avais apprécié Les dossiers Holmes-Dracula de Fred Saberhagen, sans que ce soit un grand coup de coeur, je suis plus partagée quant à ce pastiche de David Stuart Davies. Non pas que l’auteur ne soit pas fidèle à Holmes. Ainsi, ce dossier oublié de Watson nous offre l’atmosphère familière du 221B Baker Street, et l’atmosphère soufrée de la Lande de Dartmoor.

L’idée de mêler les conséquences de l’affaire de Baskerville avec les premiers pas du sinistre Comte Dracula en terre d’Albion est loin d’être mauvaise. Dans la première partie de l’aventure, Holmes est un peu moins doué qu’à son habitude, et le brave Watson est sollicité par la providence pour sauver son ami… C’est plaisant, puisque finalement, on découvre que le grand homme est loin d’être infaillible (Cela justifie certainement les reproches de Holmes à son cher biographe, qui tend à passer sous silence les erreurs du maître)… 

Cependant, le choix d’oublier complètement l’oeuvre de Stoker me laisse un peu perplexe : pourquoi utiliser Van Helsing si finalement, il ne fait qu’une petite apparition et que toute l’histoire Canonique du noble transylvanien est finalement niée ?

Je sais que l’histoire de Dracula a été écrite et réécrite de nombreuses fois (comme celle de Holmes d’ailleurs), mais j’ai finalement l’impression que cet écheveau n’était lié que par des fils plutôt faibles en effet – attention, Spoliers en série ! : pourquoi utiliser Stapleton si peu, même si je reconnais qu’il fait lien, ce n’est finalement qu’un lien ténu entre Baskerville Hall et le comte. Le combat final n’est pas assez grandiose à mon goût et sa fin rappelle un peu trop celle de Stapleton dans le Chien… peut-être que finalement, l’histoire pourra reprendre normalement par la suite, avec Mina et Cie, mais ça ne m’a pas semblé original.

J’aurai préféré que Dracula s’évade… vers le roman de Stoker !

 

 

Les dossiers personnels de Sherlock Holmes par le Docteur John Watson (collectés par Guy Adams)

dossiers personnels de Sherlock HolmesVoilà un bel objet pour tous les Holmésiens convaincus… En effet, Guy Adams a mis la main sur les carnets de note du docteur Watson (il vous explique comment dans l’introduction), et a ainsi été capable de publier ce volume qui est comme un livre de souvenirs, patiemment collectés par le bon docteur qui ne voulait pas qu’on l’accuse d’écrire des comptes, lui qui fidèlement retraçait les enquêtes de son ami Sherlock Holmes.

Grâce à Guy Adams le Holmésien va ainsi pouvoir découvrir un fac-similé du portrait de la belle Irène Adler, les articles des journaux concernant le mystère de Baskerville ou encore une copie fidèle du premier message des hommes dansants. 

6 affaires sont retracées à travers les souvenirs du bon docteur !

Un Scandale en Bohème

La ligue des rouquins

Le mystère de la vallée de Boscombe

Les Hommes dansants

Le chien des Baskerville

Le Dernier problème

Je dois dire que ce livre n’offre pas de révélations fracassantes, mais il prouve que Watson ne romançait pas tant que ça les affaires de Holmes, n’en déplaise au détective. Tout est là, fiches de Holmes, télégrammes, articles de journaux, lettres de clients, dessins de Sydney Paget  messages en tout genre, indices de tous poils (non, il n’y a pas d’échantillon de la fourrure du célèbre chien, n’exagérez pas 😉 ). Ce livre est un très bel objet, réalisé avec passion et talent, et c’est un plaisir de le feuilleter…  Le plus, ce sont les pochettes qui émaillent le livre et vous permettent de tenir les documents de Holmes entre vos mains (enfin, des copies réalisées grâce à Adams). Ainsi, vous pouvez consulter la carte de la lande de Dartmoor, admirer la photographie d’Irène Adler, consulter les fiches de Holmes…

Donc, un must pour tout Holmésien qui se respecte (où pour les lupiniens qui tiennent à connaître l’ennemi 😉 ).

Quelques photos de mon exemplaire (version originale) :

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Saint Basile… patron des détectives !

Basil_RathboneJ’adore regarder les prénoms dans le calendrier, histoire de trouver des idées de chroniques… Comme si j’en avais besoin !

Cependant, la Saint Basile me permet de mettre cette année 2014 sous le signe de Sherlock Holmes (Arsène qui est gentleman, m’en excusera).

Dans le trio gagnant des interprètes du héros de Conan Doyle, Basil Rathbone a une place plus qu’importante, prépondérante, dirai-je. 17 fois Holmes sur grand et petit écran, il est incontournable aux côtés de Jeremy Brett et de Benedict Cumberbatch. Et, il était là le premier !

Certes, certes, les aventures de Sherlock Holmes ont commencé à l’époque du muet (un comble pour un détective à la parole si facile), mais Rathbone est l’image qui est restée bon nombre d’années, avant que Jeremy Brett ne lui raffle la couronne puis que le détective entre dans le 21ème siècle avec Cumberbatch et son smart-phone. Et, ce n’est pas qu’Holmes, l’image de Watson a beaucoup pâti, de l’interprétation et de la physionomie de Nigel Bruce qui fut un biographe plutôt balourd… Merci à Messieurs Gatiss et Moffat pour s’être rappeler que ce brave John était quand même un militaire qui avait connu le feu de l’action.

mais revenons à Basil Rathbone… Né en Afrique du Sud en 1892, Rathbone rêva très vite d’une carrière Annex - Rathbone, Basild’acteur (et avoir un cousin dans le théâtre, ça aide… même si on a en sus un père réprobateur…). D’abord acteur Shakespearien, puis héros de guerre, son premier film fut une romance muet (mais certainement lacrimal), Innocent (1921).  Les plus cinéphiles se souviendront de lui dans Capitaine Blood (1935) aux côtés d’Errol Flynn, dans Les aventures de Robin des bois (1938), où il est le vilain Gisbourne, toujours face à Errol Flynn. Il fut de tous les classiques : Roméo et Juliette (1936), Anna Karenine (1935) ou le Signe de Zorro (1940 – donc, non, pas celui avec Antonio Banderas, mais plutôt Tyrone Power). Beaucoup de rôle de méchants, puis finalement Holmes à partir de 1939 avec Le Chien des Baskerville, et pour 14 films en sept ans (et de nombreuses émissions radio).

L’héritage de Basil Rathbone sous la casquette de Holmes, ce fut aussi le film de Disney, Basil détective privé (Basil, the Great Mouse détective – 1986), prouvant bien qu’il avait laissé sa marque sur le personnage.

Basil détective privée

Basil of Baker Street et le docteur David Q. Dawson

Ayant vu Dressed to Kill (si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir ma chronique, suivez le lien du titre), j’avoue que Mr. Rathbone est un bien sympathique Holmes (même si son Watson me porte sur les nerfs), et il serait bien agréable en 2014 d’en apprendre un peu plus sur lui.

Vous pouvez commencer, comme moi, par la chronique de notre Consulting Blogger éclairé sur le film Le Train de La Mort, et ensuite, l’aventure mes amis, puisque, The Game is back on  😉 .

le chien des baskerville blog