Le Mystère Sherlock de J.M. Erre

mystère sherlockDepuis quelque temps, ma lupinophilie est mise à mal par une crise aiguë d’Holmésologie… J’avoue un projet en lien avec le gentleman de Baker Street, une addiction à une certaine série de la BBC et à une autre créée par Granada quelques années plus tôt, et on ne parlera pas de la pile de pastiches qui ont rejoint mes étagères… D’où une grande question : Peut-on être lupinophile et holmésien à la fois ? Je vous tiendrai au courant de mon état de santé mental concernant cet épineux problème dans les mois à venir…

J’ai découvert le roman grâce à une chronique de notre Consulting Blogger, qui mentionnait Lupin (d’ailleurs, chère Consulting Blogger vénérée, il n’est pas si présent que ça, mon  Arsène… oui, c’est Sherlock qui fait titre, je sais… mais voilà, ma maladie me reprend : Lupinophile ou holmésienne ??… Mrs. Hyde, disparaissez s’il vous plait, que je reprenne ma chronique en main !) et quand il est sorti en format poche je me suis dit que cela serait joli sous le sapin…

Présentation éditeur : Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet établissement, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par l’éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d’Holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer…

Mon opinion ? je rejoins notre Consulting Blogger… La chose est plaisante, j’ai bien ri, mais tout cela manque un peu de finesse (il y a du rouleau-compresseur de l’humour dans ce roman).  Les personnages sont vraiment caricaturaux, et l’universitaire se fait « dézinguer » au bazooka de l’humour (des choses à régler?). Holmes et ses adorateurs en prennent pour leur grade, mais l’auteur en sait beaucoup trop pour ne pas faire lui-aussi parti de cette secte mystèrophile… 

Pour les amoureux d’Arsène, il y a une intéressante théorie sur sa filiation qui m’a beaucoup fait rire, puis réfléchir, puis me demander… et j’ai finalement repris mes esprits avec difficulté, mais je les ai repris (et bien fixé avec de l’adhésif !). Pour les aficionados d’Agatha Christie, le cher Hercule est mentionné, et je regrette que J.M. Erre est oubliée Miss Marple, beaucoup plus retors et dangereuse que Poirot à mon sens (méfiez-vous des vieilles dames!).

l’histoire se lit très vite, les situations sont saugrenues et rocambolesques, et au final, le meurtrier est vraiment insoupçonnable… Quoique l’épilogue apporte une lumière qui m’avait effleurée à plusieurs reprises, mais étant particulièrement sujette à la mystèriophilie susnommée… Ce roman est un bon moment de détente, et Série Z du même auteur vient d’entrer dans ma liste d’envie… ma bonne résolution de cette année n’étant pas de devenir fan de foot (lisez le roman, vous comprendrez).

14 septembre : anniversaire de la naissance d’Agatha Christie

christie02Dame Agatha Christie est née le 14 septembre 1890 et nous a quitté le 12 janvier 1976 à l’âge de 85 ans.

C’est donc l’occasion pour moi de citer une ou deux anecdotes la concernant.

C’est la lecture du « Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux qui la conduira au roman policier. Elle lisait aussi… Maurice Leblanc !

Quant à Poirot… Lectrice de Conan Doyle, il semblerait qu’Agatha ait eu envie de créer l’anti-Holmes… Comparez donc les deux détectives, ils ne pourraient être plus éloignés l’un de l’autre… si ce n’est par le génie ! On rencontre Poirot pour la première fois dans « La mystérieuse affaire de Styles ». Petite erreur de jugement de notre auteur, elle crée Poirot âgé… et les biographes du personnage de s’y perdre, car avec toutes ces affaires, toutes ces années, l’ami Poirot devrait certainement terminé sa carrière dans les 120, 130 ans !

Agatha Christie recommencera avec Miss Marple, mais la vieille demoiselle n’ayant qu’une trentaine d’aventures (12 romans et 20 nouvelles), l’erreur est plus discrète. 

Tommy et Tupence Beresford commencent leur carrière plus jeunes… dans la vingtaine. Et, si j’aime beaucoup Poirot et Marple, je crois que j’ai ce que les Britanniques appellent un « soft spot » pour ces deux-là. L’amour du risque les unit et la chère Tuppence, en fait Prudence, porte bien mal son nom de baptême (d’où le surnom, sûrement) !

Qui n’a pas lu un roman d’Agatha Christie, même le docteur en a dans la bibliothèque du Tardis !…  Avec une centaine d’oeuvres à son actifs, romans policiers et pièces de théâtre surtout, Agatha Christie mérite bien son surnom de Duchesse de la mort.

le site officiel d’Agatha Christie

et mon titre préféré (où, le titre, j’adore le jeu de mots !) en image ! quant à choisir un roman… Impossible, je n’y arrive pas !

sparkling cyanide 1945

Mes lectures de Mai (2ème partie)

Histoires grotesques et sérieuses d’Edgar Allan Poehges

«Poe est l’écrivain des nerfs. Chez lui, toute entrée en matière est attirante sans violence, comme un tourbillon. Sa solennité surprend et tient l’esprit en éveil. On sent tout d’abord qu’il s’agit de quelque chose de grave. Et lentement, peu à peu, se déroule une histoire dont tout l’intérêt repose sur une imperceptible déviation de l’intellect, sur une hypothèse audacieuse, sur un dosage imprudent de la Nature dans l’amalgame des facultés. Le lecteur, lié par le vertige, est contraint de suivre l’auteur dans ses entraînantes déductions. Aucun homme n’a raconté avec plus de magie l’absurde s’installant dans l’intelligence et la gouvernant avec une épouvantable logique.» Charles Baudelaire.

après cette lecture, mes nerfs vont bien, merci!…  J’adore Poe, c’est lui qui a créé le Chevalier Dupin, ancêtre de Holmes (quoi qu’il en dise!) et de Lupin! J’ai lu il y a longtemps les Histoires extraordinaires, et ce volume-ci trainait sur l’étagère, et je me suis dis qu’il était temps de finir ma collection Poe… Et j’ai été déçue! A part « Marie Roget » que je connais par coeur, Dupin oblige, et ‘ »L’ange de l’étrange » qui m’a amusé, le reste est une accumulation de textes ennuyeux (description de jardin) ou techniques (explication sur l’écriture du « corbeau »).  Bref, je ne recommande pas, sauf pour s’endormir rapidement, les explications sur l’automate m’ont d’ailleurs fait piquer du nez en moins de temps qu’il ne faut pour le dire!

pym poeAventures d’Arthur Gordon Pym d’Edgar Allan Poe

« Un jeune Américain de seize ans, Arthur Gordon Pym, se lie d’amitié avec Auguste Barnard, fils d’un capitaine de navire, et tous les deux prennent l’habitude de s’embarquer pour de folles équipées sur un canot à voile. Un soir, tandis qu’ils sont couchés, nais non dégrisés de l’alcool qu’ils ont bu, Auguste décide que l’on ne peut dormir quand souffle une si belle brise, et, cette nuit-là, le canot heurte un baleinier. Bien d’autres aventures suivront, plus lointaines et envoûtantes. Ce roman publié en 1838 est présenté par Pym lui-même comme sa propre histoire qu’Edgar Poe raconte en son nom, à la première personne et, très vite, autre marque d’authenticité, le récit fait place à une sorte de journal de bord. »

Pour continuer avec l’ami Américain qu’est Poe. Autre déception… Enfin, disons que le livre commence bien, mais que toutes les explications maritimes sont un peu ennuyeuses à la longue. Les débuts mystérieux et presque picaresques de l’aventure sont prometteurs, mais la fin abrupte du roman – comme si Poe en avait eu assez et avait choisi la facilité – m’a vraiment déçue.

Peril at End House (La Maison du Péril) d’Agatha Christieperil3

Résumé : « Un lourd tableau qui se décroche à la tête d’un lit. Un rocher qui dévale une falaise et s’écrase sur le sentier. Les freins d’une voiture qui lâchent dans une descente… Et pour finir, une balle perdue qui vient se loger dans un chapeau ! Pour Hercule Poirot, il n’y a guère de doute : on en veut à la vie de la ravissante Miss Buckley, héritière d’une villa délabrée du voisinage. L’assassinat de sa cousine, qu’on a manifestement confondue avec elle, obligera Miss Buckley à prendre au sérieux les craintes du détective. Lequel n’aura de cesse de démasquer le coupable. Mais seule une très savante mise en scène lui permettra d’y parvenir. Et la surprise sera de taille… »

Le cher Poirot! Imbu de lui-même (à raison), gourmand, gourmet de crime et chevaleresque! A la retraite, certes, mais toujours prêt à porter secours à une damoiselle en détresse. Ayant déjà lu le livre en français il y a des années et revu l’aventure dans le cadre de la série avec l’éblouissant David Suchet, je me suis malheureusement souvenu du nom du tueur bien trop tôt… Cependant, si je n’ai pas pu « enquêter », je me suis énormément divertie grâce à la relation Poirot-Hasting qui n’est pas sans en rappeler une autre dans la littérature anglaise. Quant à l’intrigue, Lady Agatha la mène brillamment de bout en bout, ne laissant pas un coin d’ombre dans l’aventure.

Rien ne vaut un Agatha Christie pour une enquête policière classique et bien menée!

Et pour la prochaine lecture, je change radicalement de style : La vengeance dans la peau de Robert Ludlum! Je vous en dis plus en juin!

L’agenda du détective !

  Voici un petit spoilier pour vous mettre en appétit quant à la prochaine publication de mon Agenda du détective privé… Le texte de la quatrième de couverture ! ça vous donne envie ? « 365 jours d’enquête dans le monde … Lire la suite