Queen… une autre découverte

 

Toujours grâce aux réseaux sociaux, j’ai découvert cette chanson de Brian May,  Teasing around, enregistrée je pense pour son dernier album solo (en 1997, si je me souviens bien… ça ne date pas d’hier …), mais laissée de côté. 

Les Queenies en solo… 

Chers fans de la royauté du rock, je vous pose la question, aimez-vous leurs oeuvres, hors Queen ?

Personnellement, les albums de Brian et Roger (review : ICI) sont très chers à mon coeur, et bizarrement, j’aime moins Freddie en solo… Peut-être parce que Brian et Roger se laissaient ainsi aller à être plus personnels, guitare et percussions mises en avant, expérimentation, et que Freddie était toujours pareil à lui-même (oui, sauf l’incursion dans le monde de l’opéra avec l’adorable Monserrat Caballé que je ne connaîtrai certainement pas sans Freddie).

Queen… découverte

On en apprend tous les jours, et les groupes consacrés aux fans sur les réseaux sociaux sont une vraie mine d’or où les passionnés échangent, même si l’harmonie ne règne pas toujours… Ainsi, je viens de découvrir une collaboration de Mr. Mercury avec un certain Billy Squier (jamais entendu parlé auparavant) qui date de 1986, Love is the Hero (album : Enough is enough). Squier était ami avec Freddie et lui a dédié une chanson. Il a également collaboré avec roger et Freddie sur Emotions in motions.

Dites moi ce que vous pensez de tout cela 🙂

 

Happiness ? By Roger Taylor

hapiness

French reviews

First, I have to thank Laurence from Sherlock Analyse for this lovely Christmas present; My Queen collection was missing this CD. Solo, the Queen members has underlined their respective skills, their own interests; their aspirations were different. If Freddie is the songwriter of the vondictive Death on Two Legs (dedicated, if I could say so, to the manager they just parted from and not in an easy way), the one who was always the most incisive, it’s Roger Taylor (his son recently said in an interview that Freddie and Roger was Queen’s bad boys). So, even if his stands (prises de positions) are always ferme, corrisive and assumed, his melodies and lyrics are nonetheless most poetic.

this album is 20 year old, but for me, it hasn’t a wrinkle… (some lyrics, like Nazis 1994, are sadly still very actual… but it’s another question). In Revelation, The Key ou Dear Mr. Murdock, Roger Taylor starts a discussion about what was wrong in the 80s and 90s (and is still wrong… bitter assesment) : hunger wordwild, misery, politic, religion and this dear Press ( with Mr Murdock. Brian May had written Scandal for Queen, talking about the pain the press we now call « people » could do, but remember, it was scandal press). Roger didn’t change the world (the Live Aids didn’t change the world… Would the word be change one day ?), but he has the virtue of being honest and being indignant about all these.

Even in romantic song, there is a touch of causticity (in  Touch the Sky, I cannot not smile listening to these lyrics : « When you smile, politicians don’t lie »)

However, it’s a sweet melancolia which inhabit this album, with  Happiness, the song which gives it its title and doesn’t forget the question mark, cause, if hapiness is something simple, it’s really difficult to reach. Loneliness answers it, as Everybody hurts sometimes, because life isn’t simple and sometimes, we suffer.

there is especially Foreign Sands, beautiful song (one of my favourites) which calls for tolerance, for discovering the world, others, to observe, understand and accept. And last, there is Old Friends written for Freddie Mercury (who passed away in 1991), one of the most wonderful songs about friendship according to me. Roger doesn’t glorify Freddie, doesn’t give him each and every qualities (as we often do when we lost someone, and we are wrong, because we are all humans, even the departed ones…). Above all, Roger tells us that Freddie was human, that they were friends. I insist on the word « friend » so cliched these days. Freddie was ther for Roger, that is what he tells us, there when things were right and where things were wrong, there for laughing and crying. The last words of the song are for me the most beautiful declaration you could do to a friend.

Sleep in peace old friend, for me you’ll never die.

The Best thing I can say, after all this time, is

You were a real friend, of mine.

freddie-mercury-and-roger-taylor-in-mexico1

This song touches me enourmously, because of its  simplicity. I hope one day I could pay my tribute this way, for all they gave me – inspiration – and I hope, if ever their eyes fall on this tribute, they would smile like this song makes me smile, even if the tears are not far behind.

Roger Taylor is not only Queen’s drummer. Roger is not only the one of the four with a corrosive humour who loved to be the naughty boy. Roger is a brilliant lyricist, a man who explains his ideas, directly, but with much more sensibility than you could guess. I haven’t had the occasion to listen to his new album, but Happiness is already a beautiful outcome.

 

Happiness ?

hapiness Voici un album qui manquait à ma collection ! Je remercie Laurence de Sherlock Analyse pour ce joli cadeau de Noël. En solo, les membres de Queen ont souligné que leurs talents respectifs, leurs centres d’intérêts, leurs aspirations étaient différentes. Si Freddie Mercury est l’auteur du revanchard Death on Two Legs (dédié, si l’ont peut dire, au manager dont ils venaient de se séparer à grands frais et avec difficultés), celui qui a toujours été le plus incisif, c’est Roger Taylor (son fils disait récemment dans une interview que Freddie et Roger étaient les mauvais garçons de Queen). Ainsi, ses prises de positions sont toujours fermes, corrosives et assumées, mais ses mélodies et ses textes n’en sont pas moins poétiques.

Cet album a 20 ans et pour moi, il n’a pas vieilli… (certains des textes, comme Nazis 1994, n’ont d’ailleurs pas perdu leur actualité, ce qui est assez triste… mais c’est un autre problème). Dans Revelation, The Key ou Dear Mr. Murdock, Roger Taylor ouvre le débat sur ce qui n’allait pas dans les années 80, 90 (et qui ne va toujours pas… Triste constat) : la faim dans le monde, la misère, la politique, la religion, et cette chère presse (Avec Mr. Murdock. Brian May avait écrit Scandal pour Queen, parlant du mal que peut faire la presse qu’on appelle maintenant People, mais qu’on disait il y e encore peu à scandales). Roger n’a pas changé le monde (le Live Aids n’a pas changé le monde… le monde changera-t-il un jour), mais il a le mérite d’être honnête et celui de s’indigner.

Même dans ses chansons romantiques, une touche de causticité est là ( dans Touch the Sky, je ne peux que sourire en entendant ces mots : « When you smile, politicians don’t lie » (Quand tu souris, les politiciens ne mentent plus)).

Cependant, c’est malgré tout une douce mélancolie que habite cet album, avec Happiness, la chanson qui lui donne son titre et qui n’oublie le point d’interrogation, car si le bonheur est une chose simple, il est bien difficile à atteindre. Loneliness (la solitude) lui répond, de même que Everybody hurts sometimes, parce que la vie n’est pas simple et que parfois on souffre.

Il y a surtout Foreign Sands, très belle chanson (une de mes préférées) qui appelle à la tolérance, à découvrir le monde, autrui, à observer, comprendre et accepter. Enfin, il y a  Old Friends écrite pour Freddie Mercury (disparu en 1991), une des plus belles chansons sur l’amitié qui soit à mon sens. Roger ne glorifie pas Freddie, ne lui prête pas toutes les qualités (comme on le fait souvent – souvent à tort, nous sommes tous humains après tout, même les chers disparus – quand on perd quelqu’un). Roger nous dit avant tout que Freddie était humain, et qu’ils étaient amis. J’insiste sur le mot « ami » si galvaudé de nos jours. Freddie était là pour Roger, voilà ce qu’il veut nous dire, là quand ça allait et quand ça n’allait pas, là pour rire et pour pleurer. Les dernières paroles de la chanson sont pour moi l’une des plus belles déclarations qu’on peut faire à un ami.

Sleep in peace old friend, for me you’ll never die.

The Best thing I can say, after all this time, is

You were a real friend, of mine.

(Dors en paix vieil ami, pour moi tu ne mourras jamais.

La chose la plus importante que je peux dire, après tout ce temps, c’est

que tu fus un vrai ami pour moi.)

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Cette chanson me touche énormément, par sa simplicité. J’espère pouvoir un jour leur rendre hommage de cette manière, pour ce qu’ils m’ont donné – l’inspiration – et j’espère, si jamais cela tombe sous leur yeux, qu’ils souriront comme cette chanson me fait toujours sourire, même les larmes ne sont pas loin derrière.

Roger Taylor n’est pas seulement le batteur de Queen. Roger n’est pas seulement celui des quatre qui avait un humour corrosif et qui aimait à jouer les mauvais garçons. Roger, c’est un brillant parolier, un homme qui expose ses idées, directement, mais avec beaucoup plus de sensibilité qu’on ne peut le deviner. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’écouter son nouvel album, mais Happiness est pour moi un  bel aboutissement.