Danse : Take me to chuch (Hozier)

Je ne suis pas une aficionado des ballets… On m’y a trainé pour la première (et la dernière fois) il y a de cela 3 ans, et j’avoue que la Belle et la Bête dansé ne m’avait pas emballée (cela n’avait pas emballé non plus le passionné de ballet qui m’accompagnait, remarquez…). Cette introduction pour vous dire que j’aime la danse, mais plutôt Gene Kelly et Patrick Swayze (béotienne, je sais), cependant, je sais qu’il ne faut jamais dire fontaine… et c’est une chanson qui m’a amené à m’interroger sur le ballet…

Il y a quelques jours, j’entends à la radio une musique qui m’interpelle, avec son rythme étrange, son refrain obsédant (et sa signification que je cherche toujours)… n’ayant pas saisi le titre, je me mets en chasse dans le top 50 Britannique, et je ne mets pas longtemps  à découvrir que cette chanson s’intitule Take me to church d’un certain Hozier (rien à voir avec Going to the Chapel of love des Dixie Cups…), et la vidéo officielle me laisse encore plus perplexe que la chanson… Mais a-t-on réellement besoin de comprendre pour aimer ? pour ressentir, plutôt.

Et cette question je me la pose une seconde fois en découvrant une autre vidéo mettant en scène la-dite chanson, grâce à un danseur dans une chapelle de bois… L’homme face à ses démons, quelque chose comme cela. Le danseur, Serguei Polunine, est apparemment le Bad Boy du Royal Ballet (il a claqué la porte en 2013 alors qu’il était devenu le danseur étoile de la troupe, à seulement 19 ans… Si j’ai bien suivi). Le coté bad boy m’a plu, je l’avoue, et dans les premières secondes de la vidéo, ce danseur tatoué m’a intriguée, mais ce qui me fascine vraiment, c’est la maîtrise qu’il a sur son corps. Les connaisseurs me traiteront certainement d’innocente… Certes, je sais ou du moins j’imagine, ce qu’un danseur doit sacrifier à son art en travail, technique… N’est pas Rudolph Noureev qui veut…

je pense que la conjonction entre cette musique, qui m’a interpellée dès la première écoute, et la prise de possession visuelle qu’est la danse m’ont ouvert les yeux. D’après mon expert à qui j’ai soumis immédiament la performance de l’artiste, le danseur mêle mouvement de danse moderne et de danse classique dans un style assez féminin (le chorégraphe étant une chorégraphe – Jade Hale-Christofi– je ne suis pas surprise). Mais je suis éblouie par la maîtrise des gestes, des émotions, par la force qui se détache de cette danse… Je ne me perdrais pas en explication, car soyons honnête, comme je vous l’ai dit, ma connaissance de la danse classique est pour ainsi dire néant, mais je pense que je n’ai pas vraiment besoin de comprendre pour ressentir la force de cette interprétation, pour apprécier viscéralement deux talents qui se mêlent, la chanson « pop » d’Hozier et la danse classique de Serguei Polunine. Comme pour la poésie, laissons l’analyse de coté… Pourquoi analyser quand on peut ressentir ?

Footloose (1984)

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Voilà l’archétype du feel-good movie, avec un message en prime (et Kevin Bacon). Je parlais de Footloose avec des amies il y a quelques jours, et la disette télévisuelle s’étant transformée en famine, j’ai décidé d’exhumer cette perle du placard à DVD… Ce fut un moment de pur bonheur…

affiche-du-premier-film-footloose-avec-kevin-image-265016-article-ajust_930Résumé : La petite ville de Bomont dans l’ouest des États-Unis a établi des lois en marge… La danse, et les musiques qui mènent au mal sont proscrites, depuis l’accident de voiture qui a emporté le fils du révérend Shaw Moore. Ren McCormick, arrivant tout droit de Chicago avec sa mère, se retrouve dans un monde qu’il ne comprend pas. Essayant d’abord de s’intégrer, puis d’ignorer la loi et de continuer à vivre sa passion pour la musique et la danse, il va finalement décider de combattre ce qu’il juge incompréhensible et imbécile, en essayant de prouver au révérend que la danse ne mène pas nécessairement à la dépravation. (réalisé par Herbert Ross (1984) avec Kevin Bacon, Chris Penn, Lori Singer, John Lithgow, Dianne Wiest) 

still-of-kevin-bacon-in-footloose-(1984)-large-pictureQuand le pauvre Ren (Kevin Bacon) arrive à Bomont, il doit penser qu’il est dans la 4ème dimension. Le premier ami qu’il se fait, Willard (Chris Penn), n’a jamais entendu parler du groupe Police et n’écoute même pas la radio… C’est dire si les lois sont étranges dans ce petit coin de l’ouest… Cependant, ce que ne voit pas les adultes « responsables », c’est que la musique est loin d’être le problème, et les jeunes n’ont pas besoin de Bowie pour s’encanailler… 

Le film présente un personnage qui est l’archétype de l’étranger sur qui on va rejeter toutes les fautes (et oui, c’est plus facile), mais qui va se forger un destin différent en décidant de lutter. La danse pour dénoncer la bigoterie ainsi que l’obstination aveugle, c’est une bonne idée. Surtout que dans cette petite ville, certains sont « plus papistes que le pape », comme on dit (la scène d’épuration de la bibliothèque est un moment clef du film !… et les récriminations d’un bon paroissien contre le roman d’anticipation Abattoir 5 de Kurt Vonnegut Jr m’ont donné envie de lire cette oeuvre…).

Kevin Bacon est touchant, attachant dans le rôle du pauvre gars de Chicago qu’on précipite dans le passé (il n’y a pas d’autre mot !) et qui va lutter pour faire comprendre aux biens pensants qu’il faut faire évoluer les choses, et faire confiance. Si on ajoute à cela une bande son simplement géniale, on a un film qui fait du bien au moral, et un récit bien plus profond qu’on ne le pense au premier abord…

 

Lupin et la danse

Dans bon nombres d’aventures de mon cher gentleman-cambrioleur, il est fait mention de sa propension à danser… Dès La Comtesse de Cagliostro, le jeune Raoul ne peut s’interdire quelques entrechats victorieux… La danse, chez Lupin, c’est le trop plein d’énergie, c’est aussi le signe que si tout semble perdu, il sera toujours vainqueur.

C’est pour cela que j’avais vraiment apprécié le choix de Jean-Pierre Cassel pour interpréter son fils dans Arsène Lupin contre Arsène Lupin, et que j’ai beaucoup apprécié le choix de Vincent Cassel pour jouer un élégant gentleman-cambrioleur français dans  Ocean 12 et 13 (quoique, je l’ai trouvé un peu hautain, mais bon…)

Je ne résiste donc pas à partager cette scène où la danse permet à François Toulour de mener à bien un cambriolage… La boucle est bouclée 🙂