Au Revoir 2013… Bonjour 2014 !

Voilà, on a dit au revoir à 2013, et mon blog fête peu ou proue ses 10 mois et demi d’existence ! Il est donc encore très jeune, mais je peux d’ores et déjà vous dresser un petit bilan de cette première année dans la blogosphère. J’ai été assez timide, et je ne me suis pas éparpillée partout… donc, la bloggo ne me connait pas encore vraiment (ça viendra, je fais dans la fourmi, pas dans la cigale!) Mais cependant, je suis satisfaite de mon entrée dans l’univers impitoyable d’internet 😉

En chiffre, j’ai publié 176 articles, qui ont été consulté 7677 fois par 3311 visiteurs… Je me fixe un objectif de 200 articles pour l’année qui débute ; je souhaite toujours partager avec vous concernant ma passion pour l’écriture et mes publications… qui je pense vont se poursuivre en 2014 (voir plus bas!) mais aussi vous parler de ce que j’aime, les livres, les films, l’art, et que sais-je encore ?…  Commençons par les Livres que j’ai préférés cette année… Je ne peux pas vous parler à nouveau de tous ceux que j’ai chroniqué (ou pas), donc je vais en choisir 5… dont 3 font partie d’une trilogie !

Les excentriques aventures de Lucifer Box, fils prodigue et prodige de Mark Gatiss (co-papa de BBC Sherlock pour ceux qui ne suivraient vraiment pas), ont été un délice que je relirais certainement en 2014 (histoire de comprendre les jeux de mots qui m’ont certainement échappé !… Sacré plume, Mr. Gatiss).

trilogie

Ensuite, il y a Danse Noire de Nancy Huston, qui est un roman magnifique que je recommande chaudement. J’ai été vraiment émue par les personnages, l’écriture et brillante et la forme du récit originale.

danse noire

Enfin, dans mon petit univers de rat d’hôtel de bibliothèque, j’ai pu découvrir un pastiche d’Arsène Lupin par Louis Gendebien, Arsène Lupin et le secret des Lys qui m’a rendu heureuse, parce qu’il faut le dire, c’est un sentiment toujours intense de rencontrer d’autres passionnés de la littérature populaire en général et d’Arsène Lupin en particulier (que ce soit au détour d’un salon ou entre les pages de leur livre…) La passion, ça se ressent toujours.

le secret du lys

Côté cinéma, j’ai vu des films que j’ai adorés (pas forcément tous des chefs d’oeuvre, mais j’aime aussi les B movies!). Je retiendrai donc pour 2013, que ce soit au cinéma ou en DVD (rattrapage, pas un vain mot!)

Affiche française, qui comme le titre français, ne me convainc pas.

Affiche française, qui comme le titre français, ne me convainc pas.

Now you see me (Insaisissable) ou Quand des magiciens se transforment en Robin des bois

how I leave now posterHow I live Now ou les amours adolescentes et la survie pendant la troisième guerre mondiale (c’est beaucoup mieux que cette phrase ne le laisse supposer)

Sunshine on Leith ou la vie, la mort, l’amour en compagnie de le musique des Proclaimers (j’aime les comédies musicales, mais vous l’aviez déjà deviné, n’est-ce pas?)

sunshine on leith

comme les autres 1Comme les autres ou Lambert Wilson émouvant en homosexuel qui veut être père à tout prix.

thor1Thor, le monde des Ténèbres ou comment réaliser un bon film de super-héros qui allie spectacle et scénario.

Enfin, parlons de vos visites sur le blog. Je suis très heureuse que ce soit la page Mes ouvrages qui ait été la plus visitée. J’espère qu’en 2014 nombre d’entre vous se laisseront tenter par la découverte (ou redécouverte) des gentlemen-cambrioleurs, mais aussi par mon pastiche, mon hommage à Maurice Leblanc, magnifique écrivain et père d’Arsène Lupin (mais pas que!).

couv lupin 1er

J’en profite pour vous annoncer que l’Agenda des détectives est toujours sur les rails, et en préparation pour cette nouvelle année et j’espère vous parler souvent de sa progression dans les mois à venir… et peut-être d’autres choses…

Le grand moment de cette année 2013, c’est bien sûr ma dédicace parisienne qui m’a permis de rencontrer quelques-uns d’entre vous, dont une délégation du Cercle Holmésien de Paris (et oui, Arsène et Sherlock ont fait la paix), Pierre Chevallier (auteur d’un livre sur Arnould Galopin dont je reparlerai),  des visiteurs de ce blog ou de la page Facebook présentd depuis la première heure, et des nouveaux venus à qui je dis bienvenue ! 

Bien sûr, il y eu d’autres dédicaces, et j’espère que 2014 me permettra de rencontrer d’autres personnes passionnées et enthousiastes et de revoir les autres…

CouvLupin9

Enfin, petite annonce… Dans un mois et demi, mon blog fêtera son premier anniversaire… L’occasion d’un petit concours… Je ne vous en dis pas plus, mais comme février est également le mois de mon propre anniversaire, je me sens d’humeur généreuse… On a pas tous les jours un an !

Une dernière chose :

bonne année

Cycle Lambert Wilson – Rendez-Vous & Imogène McCarthery

affiche-La-Princesse-de-Montpensier-2009-2ça a commencé avec La Princesse de Montpensier, un peu plus tôt cette année… J’ai tellement aimé le personnage du comte de Chabannes qu’il a fallu que je me penche sérieusement sur la filmographie de Monsieur Lambert Wilson… Et l’engrenage s’est mis en marche…

Certes, certes, je le connaissais déjà, je l’estimais déjà, mais disons que j’étais l’incarnation de la blague d’un certain programme satirique sur une certaine chaîne payante : « Je suis cinéphile, quand je vois un film français, ma gorge gonfle, j’étouffe » etc.

Pour être tout à fait honnête, en 2012, je n’ai vu qu’un seul et unique film français! c’est dire… En 2013, j’en suis à 18 (sur 76 – comme ça vous savez tout), et c’est en grande partie la faute de Monsieur Wilson…

Je vais donc faire ici un petit horizon de ses films vus ou revus, comme La Vouivre par exemple, que j’aimerai mettre en parallèle avec le la vouivreroman qui a inspiré le film (qu’il me faut encore acquérir et lire… Je mourrai donc étouffée sous des piles de livres, pas besoin d’oracle pour me l’annoncer).

Pour La Princesse de Montpensier et Comme les autres, je vous renvois à mes précédentes chroniques… Sur quel film ai-je jeté mon dévolu ensuite ?

parmi la dizaine visionnée depuis La fatidique Princesse, je choisis ici de vous en présenter deux – n’ayez crainte, les autres viendront en leur temps – Commençons avec un drame et une comédie.

Rendez-vous d’André Téchiné (1984)

rdzvs3Un film étrange où débutaient, pour ainsi dire, Lambert Wilson et Juliette Binoche, face à un monument du cinéma, Jean-Louis Trintignant.

synopsis : Paulo rencontre Nina, une jeune fille montée à Paris pour devenir actrice. Il lui propose de l’héberger quelques jours, mais son colocataire, Quentin, met la jeune femme dehors, avant de la séduire… Fascinée par Quentin, être inquiétant et possessif, Nina repousse Paulo. Le destin va transformer cette fascination en hantise. (source : Allociné, revue et corrigée par votre humble servante…)

Honnêtement, je ne peux pas donner un sentiment entier sur ce film. Je l’aime et je le déteste à la fois. C’est brillamment interprété, brillamment mené, mais je reste perplexe face à ce titre… Pourquoi « Rendez-vous » ? Peut-être parce que ce n’est qu’une suite de rendez-vous manqués, dont certains avec la vie elle-même. J’ai été fascinée par le personnage autodestructeur de Quentin (Wilson). Est-ce un monstre au visage d’ange ou un ange déchu qui préfère se punir plutôt que d’accepter son innocence (et son impuissance) ? Les personnages sont forts, intéressants, même Paulo ( Wadeck Stanczak) qui fait bien pâle figure face au mystérieux et inquiétant Quentin… Reste que la fin m’a laissée… sur ma faim, que j’aurais voulu comprendre les motivations de Scrutzler (Trintignant), le destin de Nina (Binoche)… Cependant, j’ai été fascinée, comme Nina, et par sa propre fascination. Donc, ma relation au film est la même que celle qui se développe dans le film, à la fois amour et haine, incompréhension et acceptation… Je conseille vraiment de voir ce film étrange, mais attention, âmes sensibles s’abstenir!

Imogène McCarthery (2009)

d’Alexandre Charlot et Franck Magnier, qui signaient là leur premier film.imogene-18117-654946024

Synopsis : Elle est rousse. Elle est écossaise. Elle aime le rugby et la cornemuse. Elle vit à Londres, mais se considère en exil. Elle a un fichu caractère et une sacrée descente au whisky. Elle s’appelle Imogène McCarthery… du clan des McLeod !
En ce beau jour de mai 1962, Imogène, secrétaire à l’Amirauté, vient une nouvelle fois d’humilier son supérieur hiérarchique. C’est l’esclandre de trop. Dans le bureau de Sir Woolish, le grand patron, Imogène s’attend à être congédiée… Contre toute attente, elle se voit confier une mission secrète : convoyer les plans d’un nouvel avion de guerre jusqu’à un contact en Ecosse, à Callander… son village natal ! Quelle coïncidence !… Quel signe du destin !…  Imogène agent secret… Voilà de quoi en remontrer à ces satanés Anglais et faire la fierté de son défunt père… (source : Allociné)

Virage à 180°, ceci est une comédie… Vous aviez certainement compris à la lecture du synopsis!

Imogène, « notre Imogène » c’est toute mon enfance ! Qu’est-ce que j’ai ri en lisant les aventures de la belliqueuse écossaise sous la plume cocasse du bien français Charles Exbrayat, ri à gorge déployée ! Alors, j’avais un peu peur… Allai-je retrouver ma terrible rouquine, ou l’adaptation serait-elle un couteau dans le coeur (je sais, je dramatise, chacun ses petits plaisirs) comme Vidocq, Les Brigades du Tigre, Belphégor ou – surtout – Arsène Lupin ?

catherine-frot-et-lambert-wilson-imogene_5077d2d3d1b06Et bien, ce fut une délicieuse surprise! Certes, le film a quelques lourdeurs (mais Imogène est plutôt un bulldozer d’humour qu’un léger trait d’esprit) mais Catherine Frot a un abattage comique impressionnant! Je n’ai jamais vu Dominique Lavanant dans le rôle (j’adorerai !), mais j’avoue être impressionnée par la façon dont Catherine Frot a embrassé le personnage. Face à elle, Monsieur Wilson dans le rôle de l’amoureux transi (depuis qu’ils ont 17 et 18 ans, et là, ils en ont presque 50…) qui n’est pas celui qu’il semble être…

Le film est un délicieux moment de détente, et je me suis prise à rire, comme par le passé, à gorge déployée. Messieurs Charlot et Magnier m’ont rendu mon, pardon « Notre » Imogène…

à venir : A l’Aveugle, La Vouivre, Catwoman, Le Casse du siècle, Marquise…

Comme les autres

comme les autres 1Emmanuel aime Philippe; mais il veut aussi un bébé, au risque de perdre son compagnon. En ces temps d’agitation sociale, voir ce film en ferait peut-être réfléchir quelques-uns…

Loin d’une comédie délirante dans le style de la cultissime Cage aux folles, Comme les autres de Vincent Garenq (2008), nous présente un homme ordinaire qui se débat contre une société qui n’accepte pas un désir tout aussi ordinaire de paternité. L’interprétation de Lambert Wilson et Vincent Elbé devrait rappeler à certains qu’être homosexuel ne veut pas dire être une « grande folle »… Les deux acteurs campent un pédiatre et un avocat qui s’aiment, vraiment, profondément, mais qui vont être séparés par  ce désir d’enfant. Et la grande question du film est bien : Doit-on empêcher Emmanuel d’être père, simplement parce qu’il est homosexuel ?

Attention, ce n’est pas un drame, plutôt une comédie dramatique, on sourit souvent.

Je me suis énormément attachée au personnage principal, Manu (Lambert Wilson, tellement juste dans son jeu), tout en espoirs et souffrances retenus, plein d’humanité pour les autres, plein d’attention pour ses petits patients, pour son compagnon, pour sa famille, pour sa meilleure amie… Pas de caricature, mais une vraie réflexion sur notre société qui ne tombe heureusement pas dans le pathos. La scène avec l’assistante sociale m’a vraiment émue… Elle pose bien la question, pourquoi cet homme n’a pas le droit d’adopter ? et oui, pourquoi ? comme les autres 2

Un bémol, sur le DVD, vous trouverez une fin alternative… Pourquoi ne pas avoir utilisé cette scène en plus ! C’est tout simplement brillant, et cette fin est ma fin, celle que je choisis (pas de spoiler, je dirais simplement qu’elle complète la fin du film qui est trop ouverte pour moi).

Je vous recommande ce film qui a les avantages d’un bon scénario (qui demeurera toujours d’actualité, car je pense malheureusement que le droit à la différence sera toujours un problème d’actualité, toutes les différences, pas seulement l’homoparentalité), d’un scénario solide et d’une interprétation de qualité. comme les autres 5