14 septembre : anniversaire de la naissance d’Agatha Christie

christie02Dame Agatha Christie est née le 14 septembre 1890 et nous a quitté le 12 janvier 1976 à l’âge de 85 ans.

C’est donc l’occasion pour moi de citer une ou deux anecdotes la concernant.

C’est la lecture du « Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux qui la conduira au roman policier. Elle lisait aussi… Maurice Leblanc !

Quant à Poirot… Lectrice de Conan Doyle, il semblerait qu’Agatha ait eu envie de créer l’anti-Holmes… Comparez donc les deux détectives, ils ne pourraient être plus éloignés l’un de l’autre… si ce n’est par le génie ! On rencontre Poirot pour la première fois dans « La mystérieuse affaire de Styles ». Petite erreur de jugement de notre auteur, elle crée Poirot âgé… et les biographes du personnage de s’y perdre, car avec toutes ces affaires, toutes ces années, l’ami Poirot devrait certainement terminé sa carrière dans les 120, 130 ans !

Agatha Christie recommencera avec Miss Marple, mais la vieille demoiselle n’ayant qu’une trentaine d’aventures (12 romans et 20 nouvelles), l’erreur est plus discrète. 

Tommy et Tupence Beresford commencent leur carrière plus jeunes… dans la vingtaine. Et, si j’aime beaucoup Poirot et Marple, je crois que j’ai ce que les Britanniques appellent un « soft spot » pour ces deux-là. L’amour du risque les unit et la chère Tuppence, en fait Prudence, porte bien mal son nom de baptême (d’où le surnom, sûrement) !

Qui n’a pas lu un roman d’Agatha Christie, même le docteur en a dans la bibliothèque du Tardis !…  Avec une centaine d’oeuvres à son actifs, romans policiers et pièces de théâtre surtout, Agatha Christie mérite bien son surnom de Duchesse de la mort.

le site officiel d’Agatha Christie

et mon titre préféré (où, le titre, j’adore le jeu de mots !) en image ! quant à choisir un roman… Impossible, je n’y arrive pas !

sparkling cyanide 1945

Une citation sur Maurice Leblanc

15554-maurice-leblanc-1908-arsene-lupin-portrait-hprints-com« Maurice Leblanc ne fut pas seulement Alexandre Dumas ou Conan Doyle, mais aussi Agatha Christie et Van Dine ; en un sens, il les dépassa tous, puisqu’il sut dresser l’efflorescence du mythe sur le soubassement de la structure. »

Paul Gayot

Quand on connait mon parcours, on se doute que je suis tout à fait d’accord avec Monsieur Paul Gayot… Mais vous qu’en pensez-vous ? Aimez-vous Dumas, Doyle, plus que Leblanc ? Ne croyez-vous pas que Dame Agatha a créé un mythe avec Poirot ? (on ne peut rien lui retirer de la structure… Mais je mentionnerai que Le Meurtre de Roger Ackroyd est précédé par « L’arrestation d’Arsène Lupin » de plus de 20 ans, que Les Dix petits nègres est précédé par L’île aux trente cercueils de 20 ans) et quand à Van Dine, qui a beaucoup théorisé sur le roman policier, que reste-t-il vraiment de son oeuvre aujourd’hui ?

Commentaires ? Opinions ? 

Accordez-vous la palme à Maurice Leblanc comme M. Gayot ?

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Alexandre Dumas, Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, S.S. Van Dine

Mes lectures de Mai (2ème partie)

Histoires grotesques et sérieuses d’Edgar Allan Poehges

«Poe est l’écrivain des nerfs. Chez lui, toute entrée en matière est attirante sans violence, comme un tourbillon. Sa solennité surprend et tient l’esprit en éveil. On sent tout d’abord qu’il s’agit de quelque chose de grave. Et lentement, peu à peu, se déroule une histoire dont tout l’intérêt repose sur une imperceptible déviation de l’intellect, sur une hypothèse audacieuse, sur un dosage imprudent de la Nature dans l’amalgame des facultés. Le lecteur, lié par le vertige, est contraint de suivre l’auteur dans ses entraînantes déductions. Aucun homme n’a raconté avec plus de magie l’absurde s’installant dans l’intelligence et la gouvernant avec une épouvantable logique.» Charles Baudelaire.

après cette lecture, mes nerfs vont bien, merci!…  J’adore Poe, c’est lui qui a créé le Chevalier Dupin, ancêtre de Holmes (quoi qu’il en dise!) et de Lupin! J’ai lu il y a longtemps les Histoires extraordinaires, et ce volume-ci trainait sur l’étagère, et je me suis dis qu’il était temps de finir ma collection Poe… Et j’ai été déçue! A part « Marie Roget » que je connais par coeur, Dupin oblige, et ‘ »L’ange de l’étrange » qui m’a amusé, le reste est une accumulation de textes ennuyeux (description de jardin) ou techniques (explication sur l’écriture du « corbeau »).  Bref, je ne recommande pas, sauf pour s’endormir rapidement, les explications sur l’automate m’ont d’ailleurs fait piquer du nez en moins de temps qu’il ne faut pour le dire!

pym poeAventures d’Arthur Gordon Pym d’Edgar Allan Poe

« Un jeune Américain de seize ans, Arthur Gordon Pym, se lie d’amitié avec Auguste Barnard, fils d’un capitaine de navire, et tous les deux prennent l’habitude de s’embarquer pour de folles équipées sur un canot à voile. Un soir, tandis qu’ils sont couchés, nais non dégrisés de l’alcool qu’ils ont bu, Auguste décide que l’on ne peut dormir quand souffle une si belle brise, et, cette nuit-là, le canot heurte un baleinier. Bien d’autres aventures suivront, plus lointaines et envoûtantes. Ce roman publié en 1838 est présenté par Pym lui-même comme sa propre histoire qu’Edgar Poe raconte en son nom, à la première personne et, très vite, autre marque d’authenticité, le récit fait place à une sorte de journal de bord. »

Pour continuer avec l’ami Américain qu’est Poe. Autre déception… Enfin, disons que le livre commence bien, mais que toutes les explications maritimes sont un peu ennuyeuses à la longue. Les débuts mystérieux et presque picaresques de l’aventure sont prometteurs, mais la fin abrupte du roman – comme si Poe en avait eu assez et avait choisi la facilité – m’a vraiment déçue.

Peril at End House (La Maison du Péril) d’Agatha Christieperil3

Résumé : « Un lourd tableau qui se décroche à la tête d’un lit. Un rocher qui dévale une falaise et s’écrase sur le sentier. Les freins d’une voiture qui lâchent dans une descente… Et pour finir, une balle perdue qui vient se loger dans un chapeau ! Pour Hercule Poirot, il n’y a guère de doute : on en veut à la vie de la ravissante Miss Buckley, héritière d’une villa délabrée du voisinage. L’assassinat de sa cousine, qu’on a manifestement confondue avec elle, obligera Miss Buckley à prendre au sérieux les craintes du détective. Lequel n’aura de cesse de démasquer le coupable. Mais seule une très savante mise en scène lui permettra d’y parvenir. Et la surprise sera de taille… »

Le cher Poirot! Imbu de lui-même (à raison), gourmand, gourmet de crime et chevaleresque! A la retraite, certes, mais toujours prêt à porter secours à une damoiselle en détresse. Ayant déjà lu le livre en français il y a des années et revu l’aventure dans le cadre de la série avec l’éblouissant David Suchet, je me suis malheureusement souvenu du nom du tueur bien trop tôt… Cependant, si je n’ai pas pu « enquêter », je me suis énormément divertie grâce à la relation Poirot-Hasting qui n’est pas sans en rappeler une autre dans la littérature anglaise. Quant à l’intrigue, Lady Agatha la mène brillamment de bout en bout, ne laissant pas un coin d’ombre dans l’aventure.

Rien ne vaut un Agatha Christie pour une enquête policière classique et bien menée!

Et pour la prochaine lecture, je change radicalement de style : La vengeance dans la peau de Robert Ludlum! Je vous en dis plus en juin!

Sainte Prudence : Les Beresford d’Agatha Christie

Des images aujourd’hui, les couvertures des aventures de Prudence (alias Tuppence – two pences) Beresford et de son époux Tommy. 

Ces deux-là sont peut-être les héros les plus fous de Dame Agatha, et contrairement à Hercule Poirot et Miss Marple, ont les rencontre jeunes gens et on les quitte grands-parents… Je conseille la lecture de ces romans, qui n’ont rien, mais alors rien, à voir avec les adaptations françaises de ces dernières années (trahison!). Par contre, je serais curieuse de découvrir la série Britannique des années 70…

1923 : Mr Brown (The Secret adversary)

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1929 : Le crime est notre affaire (Partners in crime)

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1941 : N ou M (N or M)

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1968 : Mon petit doigt m’a dit (By the pricking of my thumb)

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1973 : Le cheval à bascule (Postern of Fate)

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