Batman vs Superman (2016)

bat_mtansynopsis : Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l’affronter : le monde a-t-il davantage besoin d’un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l’horizon…  (source : Allociné)

J’attendais ce film depuis l’annonce de Ben Affleck dans le rôle du chevalier noir… La première bande-annonce m’avait encore plus donné envie de voir l’affrontement ; j’étais pas avance du côté du millionaire (milliardaire ?) de Gotham, n’ayant jamais été une grande aficionados de Superman (mon personnage préféré dans Smalville, c’est Lex Luthor…), trop rigide, trop pleins de grands idéaux et de principes, trop chevalier blanc (comme Captain America…). De plus, anecdote personnelle, mon premier souvenir cinéma, c’est le Batman de Tim Burton (pas certaine d’avoir été en âge de le voir à l’époque, mais j’ai toujours été grande… Donc Batman + Ben Affleck +renouvellement du mythe, cela semblait alléchant…

Bruce Wayne (Ben Affleck)Vinrent les premières critiques… mauvaises… Les amis ayant été voir le film n’ont pas aimé… mmm… que faire ?

je l’avoue, quand tout le monde me dit que cela ne vaut pas la peine de me déplacer, j’ai toujours envie de faire le contraire… et j’ajouterai que j’avais une place gratuite dans mon porte-feuille, ce qui me fit me dire « Ben Affleck dans l’armure de Batman, même si le film n’a pas de fond, ce sera toujours ça de prit » (Cannibal Lecteur, j’attends ta blague graveleuse 😉 )

Bref, armée d’une je-n’attends-rien-donc-je-ne-serais-pas-déçue attitude, je me suis acheminée vers la sale obscure et le sombre chevalier; et …

Et cela fait longtemps que je n’ai pas pris un tel plaisir à un film !

Superman and Lois LaneJe pense, avec le recul, que beaucoup attendaient un combat au sommet, et qu’ils ont été déboussolés par un film qui, s’il offre la dose d’action obligatoire, se penche surtout sur l’humanité de ces deux héros ; leur humanité et leurs défauts (qui sont parfois aussi leurs qualités).

Batman a vieilli. Ses grandes réussites sont derrières lui, et s’il a vaincu le Jocker, Poison Ivy et bon nombre de « vilains », il est toujours hanté, et plus grave, désabusé. Il le dit lui-même, il élimine un criminel, un autre apparait dans l’instant ; son combat est celui de Sisyphe, un éternel recommencement, perdu d’avance.

Superman est comme je l’ai dit un chevalier blanc avec de grands principes, trop grands pour les simples humains que nous sommes. Il a la carrure d’un Dieu. Et c’est ce que lui reproche Bruce Wayne, son pouvoir. De même que Clark Kent reproche à Batman de se faire, juge, jury et peut-être bourreau… Et oui, Batman est plus que tenté de se la jouer Daredevil (inside joke 😉 ).

L’un comme l’autre ne se rendent pas compte qu’ils fonctionnent en miroir. Leurs peurs sont finalement les mêmes, l’échec, le rejet, n’avoir finalement aucun pouvoir, ne pas être à la hauteur. L’homme a peur du Dieu parce qu’il voudrait être un dieu ; le dieu est bien seul face aux hommes qu’il veut protéger mais qui sont prompts à le condamner.

batman-v-superman-dawn-of-justice-ben-affleckEntrée en scène de Lex Luthor… Cela fait longtemps que j’apprécie le jeu de Jesse Eisenberg. Loup-garou, social media, magicien, pas de faux pas ; et son Lex Luthor est de mon point de vue une superbe création qui s’éloigne de toutes les interprétations précédentes, permettant de moderniser le personnage. Il est psychotique, mégalomane, et finalement un autre miroir, puisque ce sont leurs mégalomanies respectives qui placent Batman et Superman face à face, comme s’il n’y avait pas de place pour deux superhéros.

Et c’est bien cela, leur ego d’homme, qui est fascinant. C’est un film sur l’humanité, qui ramène les préoccupations de ses Sauveurs (Superman est présenté plus d’une fois comme une figure christique dans le film) à celles d’hommes ordinaires : Ils veulent faire leur maximum, ils veulent laisser leur marque, et l’autre n’est qu’une menace parce qu’il pourrait devenir autre chose, passer du côté obscure, mais aussi éclipser… Dans leur combat, ils ne voient pas que le risque de se changer soi-même en monster devient plus grand en s’affrontant.

Image spécialement choisie pour le Cannibal Lecteur 3:)

Image spécialement choisie pour le Cannibal Lecteur 3:)

Le grand méchant du film n’est pas une surprise, mais il est agréable de rencontrer un autre personnage, qui aura bientôt à l’affiche de son propre film, et qui a moins d’ego que ces messieurs, semble-t-il ( 😉 ), ainsi que de découvrir une Lois  Lane charmante et mature (celle de Lois et Clark m’avait toujours tapé sur les nerfs, et pour Smalville, voir précédente parenthèse…). Mention spéciale à Holly Hunter pour son personnage de politicienne intègre (créature qui ne court pas les rues, apparemment), et à Jeremy Irons pour son Alfred qui secoue « maitre Bruce. »

Côté visuel, j’ai adoré les costumes de Batman, surtout celui du désert (la Bat-armure n’est pas mal non plus), ainsi que la Batmobile. Ben Affleck et tout en ombre et en retenue (comprenez parfait). Henry Cavill est un superman moins voyant ; le costume a été actualisé sans être trahi, de même que celui de l’autre superhéros qui rejoint le combat final (j’évite le spoiler, tout en me demandant si vous ne sauriez pas déjà…).

Donc, si vous aimez les superhéros, et que vous n’êtes pas contre un peu de profondeur, je dirais que ce film est pour vous. Je pourrais vous en dire plus, mais je vais éviter l’analyse en profondeur, allez plutôt faire un tour au cinema !

C’est mon coup de coeur de début d’année !

hail Caesar (2016) de Joel et Ethan Coen

hail-caeser_nws2Ave cinéma, ceux qui vont bien rire grâce à toi te salue !

synopsis : La folle journée d’Eddie Mannix (Brolin) va nous entraîner dans les coulisses d’un grand studio Hollywoodien. Une époque où la machine à rêves turbinait sans relâche pour régaler indifféremment ses spectateurs de péplums, de comédies musicales, d’adaptations de pièces de théâtre raffinées, de westerns ou encore de ballets nautiques en tous genres. Eddie Mannix est fixer chez Capitole, un des plus célèbres Studios de cinéma américain de l’époque. Il y est chargé de régler tous les problèmes inhérents à chacun de leurs films. Un travail qui ne connaît ni les horaires, ni la routine. En une seule journée il va devoir gérer aussi bien les susceptibilités des différentes communautés religieuses, pour pouvoir valider leur adaptation de la Bible en Technicolor, que celles du très précieux réalisateur vedette Laurence Laurentz (Fiennes) qui n’apprécie que modérément qu’on lui ait attribué le jeune espoir du western (Alden Ehrenreich)comme tête d’affiche de son prochain drame psychologique.Il règle à la chaîne le pétrin dans lequel les artistes du studio ont l’art et la manière de se précipiter tous seuls. En plus de sortir une starlette des griffes de la police, ou de sauver la réputation et la carrière de DeeAnna Moran (Johansson) la reine du ballet nautique, Eddie Mannix va devoir élucider les agissements louches du virtuose de claquettes, Burt Gurney (Tatum). Cerise sur le gâteau, il a maille à partir avec un obscur groupuscule d’activistes politique qui, en plein tournage de la fameuse superproduction biblique AVE CÉSAR lui réclame une rançon pour l’enlèvement de la plus grosse star du Studio, Baird Whitlok (Clooney). Le tout en essayant de juguler les ardeurs journalistiques des deux jumelles et chroniqueuses ennemies, Thora et Thessaly Thacker (Swinton). La journée promet d’être mouvementée ! (source : Allociné)

hail-caesar01Depuis O Brother Where are Thou ? je suis avec plaisir les frères Coen dans leur carrière cinématographique (la faute à George Clooney…). Il y a selon moi des hauts et des bas (Burn after reading m’a laisseé plus que perplexe), mais pas de catastrophe style Planète des singes (si, si, j’adore Tim Burton).

Ave César est définitivement une réussite ! Ethan et Joel Coen lèvent le voile sur l’âge d’or d’Hollywood. Il y a le mythe, et il y a la réalité ! Si vous vous penchez sur les destins de Cary Grant, Rock Hudson, Katharine Hepburn, James Dean… pour ne citer que des acteurs que j’adore, vous verrez que la couverture des magazines ne reflétait pas toujours la réalité… Les studios voulaient du glamour et étaient prêts à tout pour l’obtenir… Donc, on passait sous silence les aventures des uns et des autres, on créé des couples qui n’existaient que sur papier glacé, on trouvait des épouses ou des fiancées aux acteurs homosexuels (on le faisait encore il y a de cela quelques années, avec George Michael notamment). Bref, les studios inventaient d’autres films à l’extérieur de la fiction, histoire que le rêve Hollywoodien soit à la hauteur des ses productions dantesques !

img3Ainsi, les personnages interprêtés par George Clooney, Scarlett Johansson ou encore Alden Ehrenreich (à surveiller de près, déjà apercu dans un épisode de Supernatural ou encore dans Stoker), tous ces personnages jouent un rôle, pour leur carrière, devant mais aussi derrière la caméra. Le Bon père de famille à ses secrets, l’ingénue ne l’est pas du tout (Johansson fait un travail magnifique pour casser l’image des innocentes blondes d’Hollywood), et le jeune premier ne sait pas jouer, pas les films d’auteurs en tout cas.

Les réalisateurs ne sont pas en reste et j’ai eu le plaisir de voir Ralph Fiennes et mon cher Christophe Lambert faire de jolis numéros pour démontrer que derrière la camera on a un ego, des secrets, les deux, et plus encore.

Mention spéciale pour le numéro de Channing Tatum qui m’a fait beaucoup rire, et m’a rappelé le splendide Gene Kelly. Tatum qui prouve qu’il n’est pas « que » Magic Mike 😉 .

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Je m’arrête là pour les mentions particulières, mais sachez que tous les acteurs, du petit caméo de Frances McDormand au premier rôle de Josh Brolin sont exceptionnels, et se donnent complètement pour un scénario qui l’est tout autant, car, ne vous y trompez pas, si les Coen se moquent d’Hollywood, ce film est aussi un grand cri d’amour pour le cinéma.

Ils dénoncent ses injustices (ahh… les pauvres scénaristes incompris, mais chut, spoiliers!), mais ils montrent aussi les combats quotidiens de toute une équipe pour nous offrir 2h de rêve sur un écran noir… Leur manière de filmer les techniciens, la monteuse, la secrétaire de Brolin, tout cela le prouve bien.

La dernière scène de Clooney est d’ailleurs la représentation de ce tout : On a le grandiose de l’acteur, le travail de l’ombre, mais le rire au final, parce que Joel et Ethan Coen ne seraient pas les réalisateurs qu’on connait (et qu’on aime), s’ils ne se moquaient pas, s’ils ne nous faisait pas rire.

Si vous n’avez pas encore vu le film, vous savez ce qui vous reste à faire !

Avé, lecteurs 🙂

 

David Bowie (1947-2016)

Un monument du rock nous a quitté… David Bowie s’en est allé rejoindre Freddie.

J’avais assisté à un concert de sa dernière tournée,  A Reality Tour, il y a de cela plus de 10 ans… Je me souviens d’un musicien parfait, d’un homme charmant et amusant sur scène… David Bowie est parti, mais je suis plus que certaine qu’il nous fera encore danser pendant de très longues années…

Au revoir, Monsieur Bowie, vous allez nous manquer.