Crash (1996)

Noel m’a ramené à mes amours d’adolescence en rappelant à mon bon souvenir un acteur exceptionnel : Monsieur James Spader…

J’ai ainsi dévoré The Blacklist saison 1 et 2 en moins de 10 jours… et maintenant j’attends la suite – j’en reparlerai. Mais, insatiable que je suis, il me faut bien quelque chose à me mettre sous la dent en attendant le retour de Raymond Red Reddington ; j’ai donc décidé de me pencher sur la filmographie du monsieur…

Stargate, The Watcher, Wolf, autant de films qui appartiennent a ma vidéothèque depuis quelques temps déjà (le temps des VHS !) ; ils seront au programme bientot… Mais, je vais commencer par un film beaucoup moins mainstream et beaucoup plus dérangeant : Crash de David Cronenberg.

Sexe, mensonges et vidéo, La Secrétaire… James Spader n’a pas peur de se mouiller (pas de jeux de mots douteux, merci), mais Crash, vendu comme sulfureux (certes, certes, le sexe y est le thèmeprincipal), est surtout un film glaçant.

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synopsis : Après un grave accident automobile, James Ballard (James Spader), un producteur TV dont la vie sexuelle est déja compliquée, se prend d’une étrange fascination pour les blessures liées aux accidents de voiture. Il fait connaissance (au sens biblique du terme) avec la passagère de l’autre voiture, Helen Remington (Holly Hunter) qui lui présente un étrange scientifique, Vaughan (Elias Koteas), qui recrée les accidents célèbres… dans un but sexuel.

Donc, âmes sensibles et pudibondes s’abstenir, car effectivement, le film de Cronenberg est une longue partie de jambes en l’air. Cependant, il n’y a rien de sexy ou de satisfaisant dans tout ca. Les personnages essaient àpeu près tout dans des voitures accidentées et des positions peu naturelles (celles de corps torturés dans de vrais accidents, peut-être?). Le sexe et la mort sont liés – ce bon vieux concept d’Eros et Thanatos – mais ici, c’est le vide de l’existence qui est mis en lumière. James, Catherine, Helen, Vaughan sont tous desespérés. Ils cherchent quelque chose dans leurs jeux pervers qu’ils n’ont pas et ne posséderont jamais : Quoi exactement ? l’amour, un lien quelconque avec l’Autre, un sens a l’existence ?… Qui sait.

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Je vois dans le film de Cronenberg une dénonciation de notre monde moderne. James a tout, une jolie femme, la réussite professionnelle (d’ailleurs je pense que le choix de la profession de producteur TV n’est pas innocent…), une belle voiture, un splendide appartement dans une tour avec un panorama à perte de vue ; un panorama qui souligne que l’individu est seul au monde : Tours sans grâce et anonyme, et des voies d’autoroute, tellement nombreuses avec toutes ces voitures, symbole du rêve américain, de la réussite, cercueils de métal qui emmènent vers la tombe. Et, ces tours, ces automobiles, James les observe avec une paire de jumelles, comme pour souligner encore plus l’éloignement.

Quant au sexe, puisqu’il faut parler de la chose… Tout cela est vide. le sexe n’est pas glorifié, il est aussi vide de communication que tout le reste (cela rejoindrait Shame de Steve McQueen). Les personnages s’exposent (dans un parking, dans une voiture décapotée en mouvement, dans un lavage auto, sur le balcon….), mais cette exhibionnisme non plus ne leur apporte aucune satisfaction… Et ils en viennent à rechercher plus … Eros et Thanatosm, encore… Car comme le dit Vaughan, la mort, dans un accident de voiture, de James Dean, l’a rendu imortel… Et les derniers mots du film, la dernière image soulignent bien le vide de tout cela : « maybe next time », peut-être la prochaine fois, dit James a Catherine…

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Feel Alright de Steve Earle

 

Encore une découverte due aux mélomanes de Supernatural (saison 8, Citizen Fang, Dean qui n’est pas du tout « alright » écoute la chanson, seul dans l’Impala… J’aime l’ironie de la chose). Que dire de cette chanson ? C’est une sorte de Mauvaise réputation (Brassens, pour ceux qui ne suivent pas) à l’américaine… Une chanson faite pour les road trips et les lonesome cowboys; une chanson qui parle d’aventures etd’individualité…

Etonnament, c’est une chanson des années 90… (1996 … Album éponyme… pour moi, c’est vraiment une musique très actuelle ! 😉 ) plus folk que Rock.  J’aime le rythme lent, j’aime le message de la chanson. Et vous, mes chers lecteurs ?

 I was born my papa’s son
A wanderin’ eye and a smokin’ gun
Now some of you would live through me
Then lock me up and throw away the key
Or just find a place to hide away
Hope that I’ll just go away

That I feel alright, I feel alright tonight
I feel alright, I feel alright tonight

And I’ll bring you precious contraband
And ancient tales from distant lands
Of conquerors and concubines and
Conjurers from darker times
Betrayal and conspiracy
Sacrilege and heresy

And I feel alright, I feel alright tonight
I feel alright, I feel alright tonight

I got everything you won’t need
Your darkest fear, your fondest dream
I ask you questions, tell you lies
Criticize and sympathize
Yeah be careful what you wish for friend
Because I’ve been to hell and now I’m back again

I feel alright, yeah I feel alright tonight
Yeah I feel alright, I feel alright tonight
Yeah I feel alright, feel alright