The Lady of the Shroud de Bram Stoker

stokerThe Lady of the Shroud, en français « La Dame au linceul » est un roman de Bram Stoker publié en 1909… et j’avoue que cela me pose un problème…

J’ai téléchargé ce roman grâce à l’application Kindle de ma tablette (et oui, je suis passée du côté obscure de la Force… enfin disons que le numérique, cela veut dire encore PLUS de livres…), gratuitement puisque monsieur Stoker nous a quitté il y a plus de 70 ans, et j’ai commencé la lecture dans la foulée.

Comme Dracula, ce roman nous raconte les aventures de Rupert Saint-Leger, jeune homme d’idéal, de manière épistolaire et par le biais de journaux intimes et de comptes-rendus officiels. Rupert perd sa mère jeune, est élevé par une tante écossaise et superstitieuse sous la direction de tuteurs qui, il faut bien le dire, s’occupe du garçon de très loin (c’est peut-être mieux… certains étant particulièrement imbuvables…). L’un deux cependant, lui lègue sa fortune, sous réserve que le jeune homme (qui dans l’intervalle à beaucoup voyagé) vive un an dans son château des Montagnes bleues, sur la côte de Dalmatie, et aide les montagnards qui sont menacés par les pays voisins, notamment la Turquie…

Rupert s’installe au château et une nuit… une femme portant un linceul apparaît à sa fenêtre et lui demande de la laisser entrer…

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Une autre histoire de vampire ? une revenante amoureuse ? tout autre chose ?… Je ne vous dévoilerai pas la fin de l’histoire, qui est plaisante, il faut bien l’avouer, mais je vous parlerai plutôt de mon étonnement face à l’écriture, à la structure et aux maladresses de ce roman. Qui aime bien châtie, bien comme on dit. Et j’avoue beaucoup aimer Bram Stoker… J’ai ainsi lu non seulement le roman qui a fait sa renommée… vous savez, celui avec un certain comte venue des Carpathes… mais également  Le joyaux aux 7 étoiles et Le repaire du ver Blanc (pour ce dernier, je vous recommande le film avec Hugh Grant… Kitchissime !), ainsi que les nouvelles qui ont pu me tomber sous la main.

9d1ce7627e759556676e0969d5f52d80Quand j’ai ouvert La Dame au linceul, je n’ai pas fait attention à la date d’écriture, j’ai plongé dans l’histoire… Tout en me demandant ou# Stoker voulait m’emmener, car il faut bien l’avouer, toute la première partie du roman ressemble plus à un masculine Jane Eyre (pauvre orphelin), mais raconté par le méchant cousin!… Ensuite vient le testament (enfin, devrais-je dire) puis l’aventure de la dame au linceul… aventure qui se règle, mais le roman continue… On a aussi quelques cours rapides de géopolitique (les vilains turcs voulant envahir la petite république des Montagnes Bleues)… Bref tout se mélange : roman d’éducation, fantastique, d’aventure… et non, je n’ai pas trouvé de raton-laveur !

Bref, si le roman se lit bien (quoique, quand c’est le scribe de l’assemblée locale qui raconte, je me suis beaucoup ennuyée), il est brouillon, il manque de structure… Stoker veut trop en dire. Et l’impression qu’y met alors restée, c’est que ce roman avait du# être écrit quelques années, voire une bonne décennie avant Dracula, qui mai’#trise beaucoup mieux sont sujet et bien non !  12 ans après… Je n’en suis pas revenue…

Voilà, comme quoi, on ne se bonnifie pas toujours comme le bon vin… Quoique Le repaire du ver Blanc fut publié en 1911… Je me demande si cette Dame et son linceul n’ont pas passé des années dans les tiroirs du bureau de l’auteur pour être donnés à l’éditeur dans un moment d’urgence… Si quelqu’un parmi vous mes chers lecteurs a étudié Stoker et peut me renseigner…

L’Aiguille creuse (1909)

tumblr_lo814dwtsW1qa0qhqo1_400L’aventure de L’Aiguille creuse est sans doute la plus célèbre du gentleman-cambrioleur. On y rencontre le seul personnage qui met vraiment à mal les plans d’Arsène Lupin, non parce qu’il est son ennemi tout-puissant, mais parce qu’il a comme Lupin la fantaisie de la jeunesse. En effet, si on convoque le vieux Ganimard et Herlock Sholmès pour donner la chasse au facétieux gentleman, c’est Isidore Beautrelet, lycéen,, détective à ses heures, qui réussit presque là où les autres n’ont jamais réussi.

Cela commence par un vol dans un château, à cela prêt que rien n’a été dérobé. Puis, survient un enlèvement, on retrouve un corps qui pourrait être celui du voleur sur lequel avait tiré la Belle Raymonde… Serait-ce Arsène Lupin ? bien triste fin… Mais non, Lupin ne meurt pas sous les balles d’une jeune fille. Isidore le prouve, de même qu’il prouve qu’il y a bien eu vol, de même qu’il met en déroute la police avec ces théories folles, mais justes. Il embête bien Lupin, ce gamin ! D’autant plus que le gentleman-cambrioleur a de l’affection pour Isidore, si jeune, si brillant, si espiègle (ça ne vous rappelle pas quelqu’un).

Certes, Il y a un peu de Rouletabille chez Isidore Beautrelet. Mais là où Rouletabille doit faire face à son passé, Isidore est juste un brave jeune homme qui a le goût de l’aventure et des beaux mystères (décidément, à moi aussi, cela rappelle quelqu’un).  Vous pouvez croiser Beautrelet dans l’adaptation Signé Arsène Lupin d’Yves Robert (1959) qui dérobe plein d’éléments aux aventures du gentleman-cambrioleur, sous les traits de Roger Dumas. Pour moi, c’est la meilleure version de Beautrelet, car si Bernard Giraudeau fut charmant dans la série avec Georges Descrières , il est plus âgé, plus Rouletabille, mâtiné du Fandor de Fantômas (séduisant et séducteur). Roger Dumas a l’innocence charmante et la tenacité du jeune Isidore, personnage cher à mon coeur (le lecteur du Retour du gentleman-cambrioleur le savent…).

Lire l’Aiguille creuse : aiguille 1959

Couvertures et illustrations de L’Aiguille creuse :

je sais tout 7

isbn9782010148132

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