Sally Lunn’s House in Bath

Voici une institution à Bath, célèbre ville d’eau anglaise, notamment grâce à Jane Austen (qui pourtant n’aimait pas l’endroit… Bath, pas Sally Lunn’s House… il semblerait même qu’elle adorait abuser des brioches renommées). sallylunnbunC’est en 1680 que tout à commencer, quand une jeune protestante française, Solange Luyon (qui changera son nom pour Sally Lunn) trouva refuge en Angleterre et un emploi dans une boulangerie installée près de la cathédrale. La jeune femme amenait avec elle son savoir-faire, et fit découvrir à son patron la pâte à brioche, qui allait devenir la renommée de la maison… La recette fut perdue, puis heureusement retrouvée au fond d’un niche secrète près d’une cheminée (digne d’un roman d’espionnage… La brioche que j’aimais ?… ) dans les années 30…

Et depuis, l’endroit  est incontournable pour tout passage à Bath… Le bâtiment date du XVIIème siècle, et quand on visite sa boutique (à la cave), pas besoin de Tardis pour remonter le temps. Le restaurant se partage entre le rez-de-chaussée et le première étage… et ce fut dans le salon Jane Austen que j’ai dégusté les délicieuses brioches ! … Gourmante comme je suis, je fus d’abord dépitée de voir que n’était servie qu’une demi-brioche par plat … Radins ! pensais-je. C’est que je n’avais pas vu la taille de la brioche !… le diamètre d’une assiette à dessert ! Je vous parlerai donc de mon menu… J’ai choisi un Welsh Rarebit revisité… C’est-à-dire la brioche gratinée au fromage accompagnée d’un chutney et d’une salade, et en dessert, l’autre moitié de brioche avec du lemon curd et du beurre (du vrai!)… On peut faire plus léger, mais je n’avais pas envie de bouder mon plaisir ! L’endroit est charmant, hors du temps et si je devais changer une chose, ce ne serait pas la musique, mais les vilaine enceintes qui la diffusent (cachez ce sein… enfin cette enceinte que je ne saurais voir…). Ceci étant, il fallait bien que je trouve un petit détail, juste histoire de… Les brioches sont un vrai régal, et j’en ai ramené une à Cardiff, que j’ai dégusté quelques jours plus tard avec… du foie gras… On ne gâche pas un tel trésor avec quelque chose d’ordinaire. Donc vous l’avez compris, si vous passez par Bath, que ce soit pour prendre les eaux (n’hésitez pas à faire un petit écart au régime), ou sur les traces de Jane Austen, voici un endroit incontournable ! Pour en savoir plus : web-logo Pour suivre Sally Lunn’s House : twitter-logo-2012 facebook-logo

Le vrai chien des Baskerville

Je vous parlais il y a quelques temps de la vraie demeure des Baskerville, et voilà quand faisant des recherches pour un manuscrit que je viens de commencer je découvre que derrière le texte de Conan Doyle, se cache quelques vérités historiques…

poster138Il semblerait donc que les Baskerville (les vrais!), en se liant par mariage à la famille Vaughan, aient hérité dans la foulée d’un chien noir… pas un animal de compagnie bien sûr, mais un fantôme persécutant les victimes d’une malédiction… Voici une histoire que je creuserai si j’en ai l’occasion, car l’auteur du livre que je consultais n’en dit malheureusement pas plus… Mais il offre quelques variantes.

Cependant, là aussi, gare au mélange des Mythes. Ainsi, au Pays de Galles, une célèbre légende raconte l’histoire de Gelert, chien du prince gallois Llywelyn  qui tua injustement l’animal, croyant qu’il avait tué son fils nouveau-né alors que le sang sur le pelage de Gelert était celui d’un loup qui s’était introduit dans la chambre du bébé et que le bon chien de garde avait tué pour protéger L’enfant…

La  légende attachée aux Baskerville raconte la même histoire, mais sans bébé… le chien est tué injustement parce qu’on l’accusait d’avoir donné l’alerte pour rien… alors que loup il y a… L’injustice déclenchant la hantise et la malediction… A l’appui, le blazon des Baskerville représente une tête de chien transpercée d’une pique… Que l’on croit aux fantômes ou non, il y a ici un élément de prevue pour appuyer l’origine de la fiction… Cela va dans le sens du texte de Conan Doyle qui a usé non seulement du nom, mais également d’une légende transmise dans la famille… 

Donc à vos deerstalkers, chers amis ; personnellement, je m’occupe du sel, de l’eau bénite et du détecteur IMF… On n’est jamais trop prudent 😉

untitledAnecdote trouvée dans le livre The Hangman, The Hound and Other Hauntings (le Bourreau, le Chien et autres hantises) de Thomas Corum Caldas

The Bridge Tea Room à Bradford-on-Avon

Ayant lu il y a quelques semaines un article sur les meilleurs Coffee shops du Royaume-uni, je me suis dis qu’il serait agréable d’explorer ces territoires du goûts et du raffinement par moi-même… De temps à autre, j’aime mettre mes lectures en pratique… surtout quand elle sont gastronomiques !

Ainsi, me suis-je arrêtée à Bradford-on-Avon, près de Bath pour découvrir l’un de ces endroits merveilleux : The Bridge.

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Je vous le dis tout de suite, j’ai été déçue. Certes, certes, ce bâtiment médieval est splendide… La petite ville qui l’abrite vaut d’ailleurs d’y flâner à loisirs.

The Bridge est magnifique d’extérieur, et se veut à l’intérieur Tea room Victorian (déjà un faux pas de mon point de vue, d’autant plus que le bric-à-brac hétéroclite qui a trouvé refuge entre ces murs vénérables dessert l’endroit plutôt qu’il ne l’embellie).

Certes, le gâteau que j’ai choisi était délicieux (une sorte de meringue avec une crème légère à la framboise), mais le chocolat chaud était une catastrophe (servi dans un mug modern ! hérésie ! ), le thé de l’ami qui m’accompagnait  de même et notre petite commande est arrivée en ordre dispersé, un « article » à la fois ! Autant dire que pour la convivialité de déguster sa part de gâteau à l’unisson, et de partager, c’est raté !

Oui, l’endroit est charmant, mas mériterai une prise en main plus sérieuse (nous étions en morte saison, imaginez un peu en plein mois d’août !)

En résumé, si vous avez l’occasion de passer par cette vallée aux paysages somptueux et par ce village adorable, ne vous privez pas d’une visite dans ce tea room, mais ne vous attendez pas à des merveilles, tout du moins, pas à d’autres merveilles qu’architecturales.

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Vue du Tearoom. Voici certainement le pont qui lui donne son nom.

Quelques images de Wells

Participant plus où moins activement à la page Benedict Cumberbatch en francais (moins en ce moment, j’espère que personne ne m’en tient rigueur), j’ai été informée par notre chère Aurie il y a quelques temps déjà que Mr. Cumberbatch tournait Richard III (The Hollow Crown) à Wells… Cependant, Wells n’est pas Wales (comprenez, n’est pas au Pays de Galles), et même si j’aurais adoré jouer les reporter exclusifs… style Rouletabille en jupons (sans bête du Bon-Dieu, merci bien), je n’ai pas eu la possibilité de me rendre sur les lieux du crime… façon de parler.

Cependant, l’été dernier, j’avais visité Wells avec un ami, et pris quelques photos, c’est donc l’occasion de les partager…

Quizz : Quel autre film à été tourné à Wells (indice : avec un acteur qui a partagé l’affiche avec Benedict Cumberbatch… quand j’y réfléchis, avec 2 acteurs qui ont partagé l’affiche avec Mr. C … dans un blockbuster, et dans une série bien connue… J’attends vos réponses en commentaires).

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La place du marché… avec la porte qui mène vers la cathédrale.

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Entrée de l’Evêché… La pauvreté de l’Eglise 😉 …

Digital ImageUne petite partie de Criquet dans la cour de l’Evêché ? De Blanc vêtu, obligatoire !

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Cela doit rappeler des choses à ceux qui ont vu les photos du tournages !

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Traduction : les Symboles des 4 Evangélistes. L’Ange de Saint Mathieu, l’Aigle de Saint Jean, le boeuf de Saint Luc et le Lion de Saint Marc. Sculptée par Mary Spencer Watson (tiens, tiens… de la famille peut-être ? 😉 ) et offert à la cathédrale de Wells par le Jerusalem Trust en 1995.  Les plus observateurs remarqueront que je n’ai que 2 sur 4, j’ai photographié les plus belles sculptures, de mon point de vue, je m’excuse auprès de Saint Mathieu et Saint Luc…

Digital ImagePour terminer, la cathédrale de Wells dans toute sa splendeur.

J’espère vous avoir donné envie de venir visiter les Terres d’Albion …

 

 

la cave aux moines…

 

pied_bleu

un pied bleu

Si vous n’êtes jamais passé par les bords de Loire, aux alentours de Saumur, vous ne connaissez peut-être pas les habitations troglodytiques et les champignonnières… et oui, quand ils ne viennent pas de Hollande, les champignons de Paris sont élevés (oui, c’est comme cela qu’on le dit) dans la vallée des Rois (non, pas en Egypte ! en Anjou !)… Pour ceux qu’une fricassée de champignons revenus au beurre n’émeut pas particulièrement, on conserve aussi dans ces caves d’ou# on extrayiat jadis la pierre de tuffeau pour construire des châteaux, tous les vins d’Anjou (Cabernet, Côteau de Layon, Saumur champigny, pétillant… J’en passe…). Voilà pour le cours d’histoire… S’il y a de la demande, j’en reparlerai !

Depuis quelques temps, la tentation d’essayer un restaurant caché au coeur de ces caves était très grande, et la venue d’un ami britannique fut l’excuse idéale (je sais, je n’ai pas besoin d’excuse…).

Le Restaurant de la Cave aux Moines s’appelle Les Pieds Bleus… N’ayez pas peur, vous n’y mourrez pas de froid ! le nom vient d’un champignon cultivé en Anjou, et qui tire, fort justement, son nom de la couleur de son pied !

SITE DU RESTAURANT

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Je n’ai malheureusement pas pensé à prendre des photos (on était en famille et entre amis, j’avais autre chose à faire !), mais je peux vous parler de l’ambiance, du menu, du lieu…

Il faut d’abord parcourir 150m de galeries (attention les grands, baisez-vous!) pour parvenir au restaurant… Des portes vitrées gardent la chaleur du feu de bois à l’intérieur du restaurant taillé dans le Tuffeau, n’ayez pas peur d’avoir froid ! Tout est cuit au feu de bois : les Galipettes, les fouées, la délicieuse tarte normande (en Anjou ?!? oui, je sais… )…

Fouées_angevinesQu’est-ce qu’une Galipettes ? C’est un gros champignon farci… Ici, c’est avec des rillettes… et c’est délicieux ! J’ai également découvert la Flamme Angevine (demie fouées garnies de crème, oignons et lardons) et je me suis régalée avec des pleurotes revenues au beurre…. Et ce n’est que l’entrée.

Ce restaurant vous fait en effet découvrir une cuisine simple (il n’y a pas 26 000 plat… Vous pouvez ajouter des escargots si vous aimez, mon père les a déclaré délicieux…), et traditionnelle. Ce restaurant est un voyage dans le passé et le terroir Angevin : le Tuffeau qui a fait sa richesse, et qui, devenu château a été témoin de la vie des rois (pas seulement de France… On exportait la pierre…), le vin qui fait toujours la reputation de la région et bien sur# la cuisine ! la France est une terre gastronomique…

J’en viens donc au plat de résistance, les fouées garnies… Et j’en appelle à Rabelais !

Car c’est un festin Pantagruelique, Gargantuesque, qu’on vous propose aux Pieds Bleus… Des fouées que vous garnissez selon vos envies de rillettes, beurre sale, haricots blancs… selon le menu choisi… Les Fouées ? de délicieux pains cuits au feu de bois, pas trop cuits et creux, ce qui permet de les transformer en sandwichs… Les fouées étaient à l’origine des restes de pâte à pain qu’on ne voulait pas perdre.

En conclusion, un restaurant que je vous conseille pour un bon repas, un cadre original et un repas traditionnel.

caveauxmoines

 

 

Adresse du restaurant : Préban – 49350 Chênehutte
Trèves – Cunault