Le secret de Crickley Hall de James Herbert

 

Le Secret de Crickley HallPrésentation éditeur : « Crickley Hall : une vieille demeure comme on n’en trouve que dans les régions reculées de l’Angleterre. Vaste et sinistre, elle a même l’air un peu menaçant. Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s’y installer avec leurs deux filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille. Mais quelque chose ne va pas… Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu on l avait fermée la veille.
Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L’horreur qui les y attend dépasse tout ce qu ils pouvaient imaginer. »

Voici un des derniers romans du regretté James Herbert. Crickley Hall est un roman de Hantise classique : Maison isolée, sombres secrets, famille traumatisée… mais Herbert a un don pour vous présenter les choses sans faire jaillir des fantômes des placards toutes les 5 pages. Ce roman vaut pour son ambiance qui vous agrippe et vous entraine sans pour autant vous faire bondir de votre fauteuil… Herbert sait créer le malaise sans la facilité des grosses ficelles.

Un mot pour les messieurs qui me lisent : Si votre chère et tendre vous laisse en charge de choisir une location, évitez les maisons isolées, loin de tout, construites dans une gorge dont le seul accès est un pont branlant passant au dessus d’une rivière qui a tout d’un torrent, avec risque de crue de surcroit, et évitez également les maisons avec sous-sol complet équipé d’un puits donnant sur rivière souterraine et sans margelle ni protection surtout avec deux fillettes dont l’une n’a que cinq ans… Gab est un brave garcon, et vous me direz que s’il n’avait pas choisi Crickley Hall le roman aurait été beaucoup plus court, mais franchement, je me dis qu’on écrirait moins de romans d’horreur si on ne laissait pas les hommes en charge 😉 J’arrête de taquiner, et je reprends plus sérieusement le fil de ma critique.

Crickley Hall est un roman de hantise construit de manière classique certes, mais c’est son ambiance, son atmosphère qu’il faut retenir. De même que la maison a un lourd secret, tous les personnages ont quelques choses sur le coeur : drame, erreur commise, peur. On s’attache très facilement à Eve et Gab, ainsi qu’aux personnages secondaires comme le vieux jardinier ou Lili. La facture classique n’empêche pas la qualité et l’intelligence de l’intrigue… ou les frissons pour le lecteur ; j’avoue d’ailleurs que je suis très heureuse de ne pas avoir de cave…

A creuser :

Il existe une adaptation télévisée du roman… je m’interroge (Bande-annonce en VO : The Secret of Crickley Hall)

Autre roman de James Herbert sur mon blog : Les Autres (Others)

Les autres (Others) de James Herbert

1010586-gfVoici une lecture des plus perturbantes… J’avoue que James Herbert a réussi son pari avec moi, j’en suis ressortie troublée.

Résumé : Né avec de terribles difformités, résultant d’une vie passée dissolue qu’il ignore, le détective Nicholas Dismas, compense la dureté de sa vie par un humour désabusé et la compagnie de drogues et d’alcool. Engagé pour retrouver un bébé enlevé à la naissance à sa mère, il lève peu à peu le voile sur des faits troublants ayant eu lieu dans le milieu hospitalier et est assailli par des manifestations paranormales.

Honnêtement, l’idée de Rédemption, c’est bien jolie (pas de spoiliers, tout est dans le premier chapitre…), mais le pauvre Dismas qui avait dans sa précédente existence la beauté du diable n’est pas aidé par les Anges qui le renvoient sur terre… J’ai l’impression que les Célestes s’offrent une distraction sur ce coup-là, plus qu’une rédemption… Nicholas Dismas, privé à Brighton est borgne (bon, ce n’était pas à la naissance…), bossu, difforme… Mais intelligent, brilliant, et bon… Je trouve cela un peu fumeux… L’idée que la souffrance le rend bon alors que la vie facile et la beauté avait fait de lui un monster (Pascal, passez votre chemin, je ne suis toujours pas d’accord avec vous… ni avec les Jésuites, ni avec toutes autres prédestinations, religion, idée de souffrance pour se racheter…. bla bla bla… mais ce n’est que mon avis… pas pressée de vérifier!) 19_others

 En dehors de cette cosmologie qui n’est pas du tout à mon goût, le roman de James Herbert est un brilliant polar teintée d’une touche de surnaturel… et encore, un surnaturel que beaucoup pensent possible (transmission de pensée, par exemple)… et quant aux autres, ils existent bien dans la réalité… et on leur a fait subir les mêmes horreurs quand on y réfléchit… Herbert avait fait ses recherches pour écrire un livre choquant, plus réaliste que fantastique, et qui ne laisse pas indifférent. 

Supernatural by Eric Kripke

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Supernatural was  broadcasted for the first time on the 13 of September 2005 by CW. In France, It was two years later (slow, did you say slow?). So I am a regular of this show for the last 7 years (Don’t get me any younger), and as I said about a certain British series, adaptation of the adventures of a famous detective, Supernatural is a show which has never betrayed me (For the Sup. fans, I think my remark is priceless… sweet betrayal…)

It wasn’t a crush, it wasn’t love at first sight, but the building of relationship … Why do I use love vocabulary ? Because the first criticism I always heard concerning my interest in Supernatural was : « You watch this show because of the pretty boys! » … So, I will be clear on that. I won’t tell you Jensen Ackles and Jared Padalecki are not charming, you would call me a hypocrite. Yes, like their set buddy, Misha Collins (in the cast from season 4), said concerning the confirmation of season 10 : « the underwear models are back » … I will answer something sensitive : it’s not their fault! and mine neither! Unfortunately, actors’ plastic isn’t a guarantee of quality for a Tv show (or a movie, a theatre play or a radio broadcast… well, for the radio… 😉 ).

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Jensen Ackles (Dean), Jared Padalecki (SAm0 and Misha Collins (Castiel). Underwear models… someone could talk 😉

I have witnesses ; Supernatural has a male audience too… And I will tell you why : the quality of the show !

Season 6 - my favourite DVD cover until now

Season 6 – my favourite DVD cover until now

So, as I said, it wasn’t love at first sight with the first episode, but the rising of a certain interest… This horror show had potential. It starts with Sam Winchester (Jared Padalecki), a Stanford student with a busty girlfriend and good marks. Sam doesn’t want to go to a Halloween party, not his cup of tea, but finally say yes. What he has in mind is an interview the next week with a prestigious law firm which could certainly seal his destiny… When you see the lovely couple Sam and Jessica are, you tell yourself, « Well, the ideal victims of a basic monster movie ». All the more when, back home, you notice something creeping in there apartment while they are asleep… except… Sam kicked the ass of the something in the dark, which revealed to be a someone, his brother Dean (Jensen Ackles) who must have never learn about doorbell… The fight between the brother must raise a red light; the law student is not what is seemed to be, as his bad boy of a brother. Sam has previously broken all ties with his family, but Dean came to announce him their dad has disappeared « on a hunting trip »…

 21-deanlove35I could tell you about the rest of the episode, but I don’t want to spoil the pleasure of those who will discover Supernatural (Obviously, thanks to this article). So, I will continue with what everybody knows, that Sam and Dean are hunters, monsters hunters, like their dad, because their mother has been killed by a demon while Sam was 6 months-old and Dean 4 years-old. Nothing new under the sun ? Of course there is!… First, Supernatural recreated its monsters. For example, vampires aren’t afraid of garlic, crucifixes (they are not shiny either) and their set of teeth has nothing to do with Count Dracula’s… The ghosts are most like the good old fashioned ones, but they could have their originalities too. Eric Kripke, creator and show-runner until season 6 (if I am not mistaken), as his writers peck in the mythologies of the world. So the boys will meet Asian demon in this good all America and even meet with some pagan God not particularly benevolent.

After watching"Scarecrow" (1.11), you won't ever look at one in the same way.

After watching »Scarecrow » (1.11), you won’t ever look at one in the same way.

Then, there is two qualities which make the show. First, the relationship between the brother. Of course, it’s life and death matter, even if they are not the talkative type – One day, I will count how many time a problem between them ends by a punch – but they have depth, contradictions. Sam is finally not « Joe College » as his brother called him, and Dean is far from simply being a bad boy who makes fun of the police and obey his dad like a good little soldier… They sometimes act against sense; they have these qualities I love in a character (especially a certain gentleman-burglar called Arsène Lupin 😉 ), they are humans. They make numerous mistakes, they are not always fair with each other… But everything without Pathos ! As I said, no risk to finish on the shrink’s sofa (except when the hospital is haunted), but a good fight to release the tension, and back to hunting. All the same, Dean’s sense of humour (often dark, often uses in desperated, deadly situations) is a way to release the tension.

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Sam and Dean with a important character of the show; The Black 1967 Chevy Impala.

Precisely, the second quality of the show is mixing the genres. During 9 seasons (soon 10…), the creative team offered us all registers from comedy to drama. Some episodes are like antic tragedy (the hero facing his fate, which he can’t beat; but fight it anyway like a devil … maybe not the perfect word, but you know what I mean!), and others are pure comedy (The French Mistake, where the brothers are sent in an

John Winchester (Jeffrey Dean Morgan), le père absent.

John Winchester (Jeffrey Dean Morgan), the absent father

alternative reality where they are two actors, Jensen Ackles and Jared Padalecki, playing two characters called Sam and Dean Winchester whose life is only fiction… You could tell Dean didn’t like make-up at all ! Such a plot it’s quite daring, and it’s one of the best comical episodes in the show).

Bobby Singer (Jim Beaver), la vraie figure paternelle de la série.

Bobby Singer (Jim Beaver), the real father figure in the show.

I will add that the performance is perfect, and, I am about to praise Jensen Ackles. In Dean part, the comical moments are often his (even if the rest of the cast just go to their heart content : « I lost my shoe » ; those who have watched Baraka (3.3) will understand, for the others, here – spoiler free). So, watching Dean Winchester (a character who could make Rambo looks like a pussy), screaming like a girl and running from a Yorshire, because he is under a malediction, it’s priceless (Yellow fever 4.7). On the other hand, in the most dramatic moments of the show (Winchesters’ life is far from quiet and peaceful), he could make you cry a river (No, I won’t confess I cried watching the final episodes of season 2, don’t insist!), and you just believe it. As I say at the beginning, even re-creating itself, the show never betrays it spirit. Despite their contradictions, Sam and Dean remain the same, and evolve, as the plots evolves itself.

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Another positive point: After nearly 9 years of good service, Sam and Dean are not anymore hunting the demon who has killed their mum… It would have been quite long, wouldn’t it ? Their quest has changed : the crisis, the trials they face get

Crowley, mon démon préféré (qui porte le nom d'un célèbre occultiste britannique)

Crowley (Mark Sheppard). I have to confess I have sympathy for the devil.

settled eventually (Careful, it’s rarely fairy tales style, they get of these ordeals a little more damage, a little more combative too). Some shows drag on at leisure concerning their initial problem (because « some people » doesn’t want successful show to stop) and it becomes unrealistic (yes, monsters are not realistic too… or are they ?) and, let’s face it, boring. Supernatural deals with this, because, once the original monster iced (as Dean could say), another took his place. So the show keeps a continuity (still linked to the boys life and past). I won’t say more about it – Spoilers, sweeties ! 😉 

Supernatural is much more than Dean’s favourite sentence (no, not « son of a bitch »… honestly!) : Saving people, hunting  things, the family business. Supernatural, it’s a whole universe perfectly mastered by the writers… an a musical universe too… Oh, yes, I have to talk about that later…

to be continued 

photo promo de la saison 2... Aucune idée du pourquoi du pylône (trouver plus grand que Jared Padalecki, peut-être...)

Season 2 promo shot.

Happy birthday to the King

 

Comme je le dis souvent, il n’y a pas que les gentlemen-cambrioleurs dans la vie… Il y a aussi les monstres.

J’adore l’horreur depuis toute petite, et il semble qu’à deux ans, j’étais plus effrayée par Louis De Funès dans Le petit baigneur que par des monstres japonais à 3 cornes… Histoire vraie, contée maintes fois… Ca ne vous étonnera donc pas que Monsieur Stephen King, qui fête aujourd’hui ses 67 ans, fasse partie de mes écrivains favoris (ils sont des dizaines, je pourrais souhaiter un anniversaire ou deux tous les jours, je crois). Mon oeuvre préférée du King ? CA… quoi ça ? ben… ça… (la blague à fait long feu sous le toit parental).

Mais je ne me limiterai pas à ce seul texte-fleuve… Misery m’a traumatisée (certains de mes amis adorent me déclarer : « je suis ton plus grand fan », histoire de me faire bondir !), Shining m’a énormément plu… Et j’adore le fait que le plus souvent, Stephen King place la figure de l’écrivain au centre de ses textes… Le héros est aussi celui qui raconte des histoires… Chaque auteur se rêve en tant que héros…

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The Lady of the Shroud de Bram Stoker

stokerThe Lady of the Shroud, en français « La Dame au linceul » est un roman de Bram Stoker publié en 1909… et j’avoue que cela me pose un problème…

J’ai téléchargé ce roman grâce à l’application Kindle de ma tablette (et oui, je suis passée du côté obscure de la Force… enfin disons que le numérique, cela veut dire encore PLUS de livres…), gratuitement puisque monsieur Stoker nous a quitté il y a plus de 70 ans, et j’ai commencé la lecture dans la foulée.

Comme Dracula, ce roman nous raconte les aventures de Rupert Saint-Leger, jeune homme d’idéal, de manière épistolaire et par le biais de journaux intimes et de comptes-rendus officiels. Rupert perd sa mère jeune, est élevé par une tante écossaise et superstitieuse sous la direction de tuteurs qui, il faut bien le dire, s’occupe du garçon de très loin (c’est peut-être mieux… certains étant particulièrement imbuvables…). L’un deux cependant, lui lègue sa fortune, sous réserve que le jeune homme (qui dans l’intervalle à beaucoup voyagé) vive un an dans son château des Montagnes bleues, sur la côte de Dalmatie, et aide les montagnards qui sont menacés par les pays voisins, notamment la Turquie…

Rupert s’installe au château et une nuit… une femme portant un linceul apparaît à sa fenêtre et lui demande de la laisser entrer…

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Une autre histoire de vampire ? une revenante amoureuse ? tout autre chose ?… Je ne vous dévoilerai pas la fin de l’histoire, qui est plaisante, il faut bien l’avouer, mais je vous parlerai plutôt de mon étonnement face à l’écriture, à la structure et aux maladresses de ce roman. Qui aime bien châtie, bien comme on dit. Et j’avoue beaucoup aimer Bram Stoker… J’ai ainsi lu non seulement le roman qui a fait sa renommée… vous savez, celui avec un certain comte venue des Carpathes… mais également  Le joyaux aux 7 étoiles et Le repaire du ver Blanc (pour ce dernier, je vous recommande le film avec Hugh Grant… Kitchissime !), ainsi que les nouvelles qui ont pu me tomber sous la main.

9d1ce7627e759556676e0969d5f52d80Quand j’ai ouvert La Dame au linceul, je n’ai pas fait attention à la date d’écriture, j’ai plongé dans l’histoire… Tout en me demandant ou# Stoker voulait m’emmener, car il faut bien l’avouer, toute la première partie du roman ressemble plus à un masculine Jane Eyre (pauvre orphelin), mais raconté par le méchant cousin!… Ensuite vient le testament (enfin, devrais-je dire) puis l’aventure de la dame au linceul… aventure qui se règle, mais le roman continue… On a aussi quelques cours rapides de géopolitique (les vilains turcs voulant envahir la petite république des Montagnes Bleues)… Bref tout se mélange : roman d’éducation, fantastique, d’aventure… et non, je n’ai pas trouvé de raton-laveur !

Bref, si le roman se lit bien (quoique, quand c’est le scribe de l’assemblée locale qui raconte, je me suis beaucoup ennuyée), il est brouillon, il manque de structure… Stoker veut trop en dire. Et l’impression qu’y met alors restée, c’est que ce roman avait du# être écrit quelques années, voire une bonne décennie avant Dracula, qui mai’#trise beaucoup mieux sont sujet et bien non !  12 ans après… Je n’en suis pas revenue…

Voilà, comme quoi, on ne se bonnifie pas toujours comme le bon vin… Quoique Le repaire du ver Blanc fut publié en 1911… Je me demande si cette Dame et son linceul n’ont pas passé des années dans les tiroirs du bureau de l’auteur pour être donnés à l’éditeur dans un moment d’urgence… Si quelqu’un parmi vous mes chers lecteurs a étudié Stoker et peut me renseigner…