Le Feuilleton de L’été commence demain !

Warning_signUPDATE : Vous êtes prêts ?

Car demain commence le Feuilleton de l’été de mon blog !

article du 9 mai :

couv lupin 1erEdition, ton univers impitooooyaaabbble…

Pour avoir travaillé des 2 côtés de la barrière, je peux vous dire que Dallas et le milieu de l’Edition ont beaucoup en commun… 

Toujours à la recherche d’un nouvel éditeur pour mes oeuvres, toujours en train d’écrire, je me dis que j’ai malgré tout envie de partager avec vous certains de mes textes, ici, maintenant, et que ce blog est donc le meilleur moyen d’offrir ma plume au monde (pompeux ? oui, légèrement).

Que diriez-vous d’un petit feuilleton sur le blog pendant les mois d’été ? livraison tous les vendredis ?Dans la lignée de mon pastiche d’Arsène Lupin ?

Donc, selon la formule consacrée :

à suivre …

 

 

Somerset Maugham : l’auteur face à son oeuvre…

d6a27bddc520b08e8b32c1b044a4861fJe relisais l’autre jour Le Magicien de Somerset Maugham, monument de la littérature britannique… et comme depuis quelques années, je n’y suis plus forcée par le devoir scolaire, je relisais également la préface de l’auteur (beaucoup plus agréable quand on n’y est pas obligé). Et dans cette préface écrite des années après le roman, Maugham parle de sa relation à son oeuvre… et cela m’a fait me poser des questions…

Je vous cite d’abord le monsieur :

« Some authors enjoy reading their old works; some cannot bear to. Of these I am. When I have corrected the proofs of a book, I have finish with it for good and all. I am impatient when people insist on talking to me about it; I am glad if they like it, but do not much care if they don’t. I am no more interested in it than in a worn-out suit of clothes that I have give away. »

« Certains auteurs aiment à lire leur écrits passés, certains ne peuvent le supporter. Je suis de ceux-là. Quand j’ai corrigé les épreuves d’un livres, j’en ai fini une bonne fois pour toutes. Je suis impatient quand certains insistent pour m’en parler ; Je suis heureux qu’ils aient aimé, mais ne suis pas touché plus que cela s’ils n’ont pas aimé. Je n’ai pas plus d’intérêt pour mes romans passés que j’en ai pour un vieux costume dont je me suis débarrassé. » (traduction personnelle)

L’opinion de Maughan, ou plutôt son ressenti, m’a fait réfléchir… J’avoue que j’appartiens à la première catégorie, et diffère donc beaucoup de Maugham… J’aime à relire ce que j’ai écrit, mais pas dans l’instant, pas dans le présent, dans le futur, car il me faut le détachement… Ayant relu Le retour du gentleman cambrioleur pour sa publication, environ 10 ans après l’avoir écrit, je me suis émerveillée (pas de mon talent, je passe encore les portes, merci), mais du fait que ce roman, qui m’était devenu étranger – 10 ans, c’est long – était de ma main… D’une certaine manière, je pouvais le « juger » sans pour cela écharper mes propres sentiments, sans être trop dans l’auto-critique qui est terrible pour l’auteur… on se juge souvent extrêmement durement… Je ne sais pas si vous me suivez, car c’est quelque chose de de difficile à exprimer, mais se relire quand on s’est détaché, quand on travaille sur autre chose, quand un projet a été mené à bien, c’est cathartique… Cela fait simplement du bien, c’est un achêvement, et une satisfaction quand on sourit d’un de ses propres bons mots qu’on avait oublié…

Se relire à chaud par contre… on voudrait changer la moindre virgule, modifier toutes les phrases  (j’appelle cela le syndrôme Balzac), on trouve que les blagues tombent à plat, que les situations sont convenues… on bat sa coulpe comme le plus assidu des pénitents… C’est une torture. C’est pour cela que je laisse mes textes terminés de côté, parfois un an ou deux, avant de les relire, pour les retravailler, certes, mais aussi pour pouvoir les apprécier…

J’en appelle aux écrivains, aux auteurs, aux grattes-papiers de tous poils qui lisent ce blog, qu’en pensez-vous ?

Et même si vous n’écrivez pas, pas de cette manière-là en tout cas 😉 vous pouvez donner votre avis!

Quoiqu’il en soit, je vous recommande la lecture du Magicien de Somerset Maugham (et bien sûr de sa préface)

Somerset Maugham

Somerset Maugham

Le vrai chien des Baskerville

Je vous parlais il y a quelques temps de la vraie demeure des Baskerville, et voilà quand faisant des recherches pour un manuscrit que je viens de commencer je découvre que derrière le texte de Conan Doyle, se cache quelques vérités historiques…

poster138Il semblerait donc que les Baskerville (les vrais!), en se liant par mariage à la famille Vaughan, aient hérité dans la foulée d’un chien noir… pas un animal de compagnie bien sûr, mais un fantôme persécutant les victimes d’une malédiction… Voici une histoire que je creuserai si j’en ai l’occasion, car l’auteur du livre que je consultais n’en dit malheureusement pas plus… Mais il offre quelques variantes.

Cependant, là aussi, gare au mélange des Mythes. Ainsi, au Pays de Galles, une célèbre légende raconte l’histoire de Gelert, chien du prince gallois Llywelyn  qui tua injustement l’animal, croyant qu’il avait tué son fils nouveau-né alors que le sang sur le pelage de Gelert était celui d’un loup qui s’était introduit dans la chambre du bébé et que le bon chien de garde avait tué pour protéger L’enfant…

La  légende attachée aux Baskerville raconte la même histoire, mais sans bébé… le chien est tué injustement parce qu’on l’accusait d’avoir donné l’alerte pour rien… alors que loup il y a… L’injustice déclenchant la hantise et la malediction… A l’appui, le blazon des Baskerville représente une tête de chien transpercée d’une pique… Que l’on croit aux fantômes ou non, il y a ici un élément de prevue pour appuyer l’origine de la fiction… Cela va dans le sens du texte de Conan Doyle qui a usé non seulement du nom, mais également d’une légende transmise dans la famille… 

Donc à vos deerstalkers, chers amis ; personnellement, je m’occupe du sel, de l’eau bénite et du détecteur IMF… On n’est jamais trop prudent 😉

untitledAnecdote trouvée dans le livre The Hangman, The Hound and Other Hauntings (le Bourreau, le Chien et autres hantises) de Thomas Corum Caldas

Supernatural : Writer and Characters

SupernaturalSeason9The 18th episode of the 9th series of Supernatural offered me Heaven… No, not Dean’s 10 seconds in the shower (this is not sexy, ladies; the poor beggar is morally drowning! This is symbolic!… But this is another story), no it was heaven as a writer I reached !

Let’s be fair, there is not an awful lot of action in this episode, the shenanigan of series 8 and 9 is far from being solved (it’s even more complicated), so don’t be afraid of spoilers… Yes, there is not a lot of action, however,it’s one of the most brilliant, the most original episodes of the show (and there were already numerous brilliant and original episodes!).

I was carried away in this particular plot because of the relationship between writer and characters. Indeed, one villain of this season ventures in writing the story (yes, in Supernatural, sometimes the characters write the story themselves… before it happens), and this character’s opinion on writing is absolutely mine!

Some of you may shout and complain, but I am absolutely convinced that you’re not alone in charge of your fictions. The characters have their parts to play but also have a say on it. Yes, Ladies and gents, my characters had been able to astonished me in the past; they had acted again my authoress’ will… You, psychoanalysts of the literature, just go your own way, it’s something else than the subconscious! Even if you know where you are going (as Metatron explains it so well), sometimes the path is  surprising.

I have never planned everything in my writings. I could tell you about a supporting character… Yes, I’d just created him for one thing, his death. It’s a fact, I should have not get attached, but I’d never dreamt the power this character took on the plot, as practical he seemed to be in the beginning! and some of my creatures harassed me, they want to come back, they never want to stop!… Yes, I lend them their own will; but hasn’t Maurice Leblanc say, about Arsène Lupin, something like : « I sit at the table, it is him who writes » ?…

Sometimes, I put my pen, and I know they have influenced me… because it was planned like this… And they have win, because they know what is good for them…

Maybe it’s mad, maybe it’s strange, I give you that; and it’s why I really want to thank the writers of Supernatural, take my hat off to them, because we are on the same wavelength. It’s so nice to feel you’re not alone to love your character, to respect them, to let them have their own voice!

As a way to conclude, a quote from the episode:

« Now, do you understand that the universe is made up of stories, not atoms? »

I Will add this stories are powerful enough to drive the writers to tell them… And in the end, the writer always fades behind his creatures ; and I think it’s an amazing compliment. All the Conan Doyle of this world should meditate on this.

metatron

A character in command of the story… Well done to the SPN writers.

 

Montrez-moi un héros…

… Et je vous écrirai une tragédie….

Show me a hero, and I will write you a tragedy. disait Francis Scott Fitzgerald.

Francis Scott Fitzgerald

Francis Scott Fitzgerald

J’ai trouvé cette citation il y a quelques jours sur un montage photo de Supernatural (de Dean Winchester, plus exactement) sur Tumblr, comme quoi il n’y a pas que des inepties sur Tumblr (la preuve, j’y suis…).

Cette phrase m’a beaucoup parlé, car dans le domaine de la fiction, de l’écriture (je laisserai la « vraie vie » aux historiens), le héros n’est pas un personnage heureux. Dès les premiers contes mythologiques , les premières fables médiévales, le héros se trouve face à des choix cornéliens (excusez  l’anachronisme du terme), à des situations insurmontables, à des souffrances sans nom… Que ce soit le malheureux Prométhée, le puissant Hercule ou le preux Lancelot, je ne vois que malheur et sort peu enviable… Quand le conte devient conte de fées… le héros souffre… et pour toute récompense nous avons « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »… oui, le héros disparait quand il a fini d’être un héros… Les gens « heureux », les gens « ordinaires » n’ont pas d’histoire…

Qu’en est-il du héros populaire ?… Et plus précisément, qu’en est-il de mon cher Arsène ?

Oui, Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur est un comédien, un magicien, un fantaisiste, un amuseur… Oui, Arsène Lupin prend plaisir à rosser le gendarme, comme guignol… mais laissons cette image d’Epinal de côté (je blâme d’ailleurs la célèbre série avec Georges Descrières pour cette fausse – ou disons incomplète – image de mon cher Lupin… J’en reparlerai), Laissons donc cette image de côté et intéressons nous au héros… Car Lupin est un héros !

Combien de personnages de la literature populaire ont fait et défait le destin de l’Europe, ont participé aux grands conflits mondiaux, on sauver, diriger des nations… Pas tant que cela, en fin de comptes… Lupin est un héros majuscule, un démiurge, pas un fantoche… Et la citation de Fitzgerald lui va comme un gant…

bCar Lupin, Maurice Leblanc en a fait un héros qui souffre… Certes, il a aimé de nombreuses fois, mais elles l’ont fuit, elles l’ont rejeté parce qu’il n’était pas un homme ordinaire, mais un héros. Et celles qu’il a épousé, celle pour qui il était prêt à tout abandonné ?  Deux sont mortes dont l’une dans ses bras, assassinée… La belle Sonia aussi est morte, nous ne saurons jamais comment. Florence l’a abandonné, sûrement effrayée par l’aventure… Et ses enfants ? son fils disparu, sa fille si proche et pourtant si lointaine …

Arsène, c’est Icare… Sans cesse il se brûle les ailes, mais sans cesse, il reprend sa vie d’aventure… 813, Les Dents du tigre, La Comtesse de Cagliostro, en voilà des tragédie…

Et dans notre littérature, dans notre culture moderne ? Les héros sont toujours ceux de Fitzgerald… Après tout, comme disait mon prof de lettres en prépa, « vous imaginez Roméo et Juliette dans un pavillon de banlieue ? » Non, bien sûr que non… La passion ne survit pas à la routine… l’héroïsme non plus…