Freddie & Me de Mike Dawson

Freddie & MeJe répète souvent que je ne suis pas très BD… et pourtant, voilà un roman graphique que j’ai dévoré… Et pour cause ! Au coeur de cette bande-dessinée, la passion de l’auteur, Mike Dawson, pour le groupe Queen et Freddie Mercury.

Mike Dawson, écossais de naissance ayant déménagé aux Etats-Unis vers 11 ou 12 ans, a toujours baigné dans la musique de Queen (Tiens, ça me rappelle quelqu’un ?!?), et il retrace donc son enfance à travers cette passion. Il retrace aussi l’histoire du groupe, des sociétés Britannique et Américaines en filigrane… mais surtout en images ! Les dessins sont très sympathiques, et les portraits du groupe qui jalonnent l’histoire – l’autobiographie – sont vraiment saisissants. Deux arts se rencontrent, visuel et audio, et c’est une réussite !

On se retrouve dans cette vie d’un fan de Queen, quand on est passionné soi-même… C’est juste, c’est vrai, c’est drôle et plein d’émotions… C’est la vie, avec la musique de Queen pour l’accompagner…

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Il est toujours difficile d’écrire de longues chroniques sur des textes (et images, pour le coup), qu’on a adoré; je l’ai déjà dis. Ici, j’ai accompagné Mike Dawson dans un parcours similaire au mien de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte (le début ! non mais, suis pas si vieille que ça). Comme lui, Queen m’a accompagné la plus grande partie de mon existence, comme lui ma passion a démarré très jeune (vers 5 ou 6 ans… je vous raconterai un jour), et comme lui, du fait de mon âge, il y eu des rendez-vous manqués… Quand Freddie nous a quitté, je n’avais que 11 ans (et ça y est, vous savez mon âge!).

Voilà, c’est plein de vie, plein de folie, c’est entre rêve et réalité, mais c’est une vie qui s’est construite grâce à de nombreuses influences, Queen étant l’une d’elles. Mike Dawson ne serait pas le même sans Queen, je ne serais pas la même sans Queen (ou l’ami Arsène 😉 ). 

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pour découvrir ce beau livre en Français :

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Pour lire une interview de l’auteur (en français), c’est ICI

Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée de Philippe Tomblaine

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Edité chez L’àpart (oui, mon éditeur, mais je serais neutre comme la Suisse, promis).

Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée, sous-titré « Enquête dans le 9ème art » (pas bête, tout le monde a vu le jeu de mot ?… donc je n’en rajoute pas!), nous emmène sur les traces d’un Sherlock Holmes qui ne se trouve plus sous la plume de Conan Doyle mais dans les pages de dizaines d’albums de BD.

shbd2Que dire ? je ne suis pas une grande fan de BD (2 niveaux d’étagères contre des dizaines pour les romans… et je n’ai pas besoin de serre-livres… vous me croyez sur parole, n’est-ce pas ?), mais je suis intéressée par l’adaptation. Quand on voit le classicisme de la version télévisée Granada face au modernisme de BBC Sherlock, on découvre que l’adaptation, toute traîtresse qu’elle soit, peut donner des résultats étonnants.

Le livre de Philippe Tomblaine est sur ce point très exhaustif, jusqu’en 2011 (depuis, comme le faisait remarquer notre Consulting Blogger, il y shbd3a eu de nombreuses nouvelles adaptations, surtout à cause – encore et toujours – de la BBC – pour la chronique de Mademoiselle Méloë, c’est ICI). En un peu plus d’un siècle, il y en a eu de l’encre qui a coulé : suites, apocryphes, pastiches, parodies, hommages…

Le livre me semble très complet, très documenté, et les interviews d’auteurs de BD (scénaristes et dessinateurs) ne gâchent rien, bien au contraire ! Grâce à ces interviews, on découvre le travail de création, les inspirations, les parcours, et on comprend mieux leur fonctionnement. Un film revient souvent, étonnement (ou pas, après tout, Mark Gatiss et Steven Moffat s’en sont servis également … ) : La Vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder (que je recommande), mais il y a aussi bon nombre d’aventures du canon, et de textes autours de Sherlock Holmes.

Un livre vraiment intéressant pour les passionnés de Holmes et/ou (mais pourquoi choisir !) les passionnés de BD.

chatUn seul point négatif pour moi, mais au final, je me demande si ce ne sont pas des fautes de frappes… Des erreurs de dates concernant Arsène Lupin. Et ça, je ne peux pas le laisser passer en silence (même si je le voulais, je ne pourrais pas ! imaginez le cri que j’ai dû étouffer à Minuit quand j’ai  lu « Arsène Lupin créé en 1908″… J’ai réussi à ne réveiller personne, mais j’ai fait peur au chat qui dormait paisiblement à côté de moi… C’est dire). En dehors de ce petit problème qui me touche aux tréfonds de l’âme (mais le 5 et le 8 sont si proches sur un clavier…), je recommande ce livre qui m’a fait découvrir les BD autour de Holmes, et m’a donné envie d’aller me plonger dans certaines, histoire de découvrir Holmes en images dans d’autres aventures.

quatrième de couverture : Est-il possible d’adapter Sherlock Holmes en Bande Dessinée ? Réponse à travers un panorama des BD mettant en scène le héros de Conan Doyle. L’enquête sur les traces du détective le plus célèbre du monde dans le 9e art, s’avère passionnante, digne de son sujet central. Elle montre comment les auteurs actuels ont su se glisser dans les différentes pistes du renouveau holmésien, comme en témoignera un large dossier d’entretiens inédits. Suivre le détective au fil des cases, dans les ruelles brumeuses de Londres, c’est aussi en retracer la silhouette, à la fois célèbre, populaire et inconnue : le plus grand mystère de Holmes demeure à l’évidence lui-même. C’est élémentaire…

Pour le commander chez l’éditeur, c’est par ici  :  shbd

Lectures de Septembre – 2ème partie !

En passe de dépasser les 1000 mots, et de rendre l’article sur mes lectures de septembre un peu long, je me suis dis que j’allais le couper  en deux… Car il y avait trois autres livres à chroniques (on aurait approché des 2000 mots… et du roman fleuve !)

Donc, je reprends le moi de septembre avec une bande dessinée :

dick herissonL’ombre du Torero – une aventure de Dick Hérisson (BD) de Savard (éditions Dargaud)

une Bande Dessinée bien sympathique ! Je remercie le Chevalier Altamont Dupin pour cette découverte !

Dick Hérisson, certainement Hommage à Harry Dickson lui-même hommage (ou pastiche… mais c’est la même chose !) à Sherlock Holmes et un détective qui a heureusement un ami journaliste loin d’être bête !

Il se trouve ici face à une bête qui hante les marées salants de Camargue à la recherche de sa prochaine victime ! Réécriture très claire du Chien des Baskerville de Conan Doyle, ce fut une lecture très amusante, à laquelle s’ajoute de très belles images ! on voit que l’artiste connait son sujet (la Camargue, Arles, les Baux de Provence…)  Je conseille vraiment Dick Hérisson, dont j’ai une autre aventure, Le Vampire de la Coste, sur mes étagères… et oui, le mot « vampire » avait accroché mon regard !

La Ténébreuse Affaire de Green-Park d’Arnould Galopin ténèbreuse

résumé : Dans la banlieue de Melbourne, à Green-Park, un vieil homme est retrouvé mort chez lui. La police n’a pu que constater le décès de M. Ugo Chancer et conclure que celui-ci était mort d’une congestion. L’affaire aurait été classée si le témoignage d’une femme de chambre n’était venu bouleverser les événements. Des cris d’appel auraient été entendus venant de la chambre de Chancer, ce témoin prétend même avoir vu un homme escalader le mur du parc. La police officielle qui ne sait par quel bout prendre l’affaire, va faire appel au célèbre détective Allan Dickson.

J’avoue avoir été un peu déçue… parce que j’ai compris qui était l’assassin dès les premières pages… Deux hypothèses… Soit j’ai été touché par l’esprit de Sherlock Holmes, soit l’intrigue est un peu simple. 

Au demeurant, cela se parcoure très bien, ce n’est pas si bête que ça, loin de là, la construction du roman est irréprochable. J’ai un peu de mal avec les mots anglais qui se baladent par-ci par-là histoire de faire couleur locale. J’avoue que j’ai toujours trouvé ça un peu énervant, mis à part dans L’Infaillible Silas Lord de Stanislas André Steeman, où ce procédé à un but comique.

Allan Dickson est un peu imbu de lui-même, ce qui est dommage (vu qu’il a mis 250 pages de plus que moi pour trouver son coupable !), mais les références Holmésiennes sont très divertissantes… Y compris un certain buste en cire…

une lecture agréable, bien construit et pas déplaisant, mais qui ne vaut pas Un Cambrioleur retiré des Affaires, du même Arnould Galopin. Je pense donc que je vais maintenant explorer ses textes de Science-fiction, pour me faire une idée

vous pouvez trouver ce texte (et bien d’autres!) en téléchargement gratuit ici : ebookslibresetgratuits

brialyLe Ruisseau des Singes de Jean-Claude Brialy

Cela fait des années que ce livre (en format poche), se trouve dans ma pal. Et quand je dis des années, une bonne dizaine. Etonnant, puisque j’adore le charme bon enfant de Jean-Claude Brialy. Peut-être que le lire, c’était lui dire au revoir une seconde fois (j’ai acheté ses mémoires avant qu’il nous quitte, en 2007). 

Et brusquement, j’ai eu envie de découvrir ses souvenirs, lui qui avait été l’ami de mon cher Jean Marais, et de tant d’autres… 

C’est un vrai plaisir de lire ses souvenirs, qui ne sont pas classés (à part pour son enfance), qui vont au fil de la plume, qui ressuscite des gloires du théâtre, du cinéma, de l’art… Certains que nous connaissons bien comme Chabrol, Truffaut, Godard, et d’autres que nous avons oublié (j’ai découvert la tragédienne Marie Bell avec lui). Mais qu’on connaisse ou pas les artistes qu’il mentionne, on revit avec lui les grands et les petits moments de son existence : ses amis, ses gloires et ses emmerdes 😉

J’aime encore plus Monsieur Brialy à la sortie de cette lecture, puisque j’ai découvert un homme adorable, toujours prêt à aider les uns et les autres, trop gentil même, un vrai Saint-Bernard ! mais il fut aussi un caractère, avec un amour de la vie, une volonté et une culture magnifique. 

« Je n’étais pas doué pour le malheur », dit-il au détour d’une page, évoquant une (rare) période de dépression, et l’accompagner dans ses bonheurs me donne envie de découvrir les pièces, les films qu’il a joués ou réalisés, et je pense que je ne mettrais pas dix ans à lire sa seconde autobiographie, J’ai oublié de vous dire.

j'ai oublié de vous dire