Saint Arsène et autres…

Sympathique journée que le 19 juillet…

Premièrement, il fait beau (cela faisait longtemps, Mr. Blue Sky!)

Ensuite, c’est la Saint Arsène, si l’Eglise Catholique possède pléthore de Saints nommés Arsène, pour moi, il n’y en a qu’un, Arsène Lupin, Saint Patron des voleurs, pas toujours en odeur de Sainteté, il est vrai !

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19 juillet, c’est aussi l’anniversaire de Monsieur Brian May, Saint patron des guitaristes de rock, qui rock le Cosmos également (ceux qui sont familiers avec l’autre vie du guitariste de Queen comprendront 😉 )

Queen + Paul Rodgers 2008

et aussi, l’anniversaire de Jared Padalecki (je ne pouvais pas ne pas le citer).

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Bel journée à ces messieurs, et surtout à mon cher Arsène Lupin, quel que soit l’endroit ou il se cache !

Et Bel journée à vous tous !

« L’Ile aux trente cercueils » adapté par Marc Lizano

album-cover-large-14571L’Ile aux trente cercueils est un de mes « Lupin » préférés, une fleur noir d’encre qui s’est épanouie comme un roman gothique avec une fin que beaucoup n’apprécient pas, mais que je trouve brillantissime. Attention, si vous n’avez pas lu la suite, évitez le paragraphe à venir !

Sur l’Ile, Véronique est face à son destin, une dramatique prophétie qui la voit mourir crucifiée… les trois-quart du roman, la jeune femme est seule, victime de cette malédiction, comme une pauvre innocente perdue dans un labyrinthe créé par l’esprit perverse d’un Lewis ou d’une Ann Radcliff… Maurice Leblanc nous offre un roman gothique, un thriller avant l’heure sur une ile bretonne… Mais dans les dernières pages, la drame devient comédie,  Arsène ou plutôt Don Luis, débarquant comme un Deus ex-machina de son sous-marin, ou plutôt comme un diable jaillissant de sa boite pour faire de la tragédie une bouffonerie, terrassant le dragon (non sans cruauté), sauvant la Belle, mais la rendant à l’homme qu’elle aime, ressuscitant les morts, et partageant la vedette avec un chien… Oui, certains trouvent la fin de L’Ile aux Trente cercueils ridicule, moi, je la trouve grandiose ! sublime, et je garde rancune au feuilleton des années 70 (chronique ici) d’avoir sabordé mon Lupin en peau de lapin, mon druide millénaire, mon comédien de boulevard adoré qui détruit toute cette vilaine tension accumulée quant au sort de la malheureuse Véronique… Cependant, je n’en veux pas du tout à Marc Lizano qui a su créée une fin plus ressérée et mis en scène l’Ile telle que je me l’imagine… donc finis les spoiliers, passons à la chronique !

Présentation Editeur : Quatorze ans ont passé…
Véronique d Hergemont, qui avait fui loin de son ex-mari le monstrueux comte Vorski, est de retour en Bretagne sur l ile de Sarek : elle espère y retrouver son père et son fils, jadis disparus et déclarés morts…
Seulement voilà, une mystérieuse légende plane. L ile, cernée par trente écueils menaçants, serait l ile aux trente cercueils : trente victimes sont censées mourir, dont quatre femmes, en croix. Et la prophétie semble déjà enclenchée…
Mais que dissimule réellement cette prédiction sanglante ? Véronique retrouvera-t-elle la chair de sa chair ? Et à quel prix ? Une histoire haletante qui mêle habilement humanisme, policier et fantastique. Editions Soleil, Collection Noctambule

D’abord, je vous parlerai de l’objet.

Ce roman graphique est simplement magnifique, le format est idéal pour la lecture, et l’auteur a eu la brillante idée de présenter l’histoire en feuilletons, une page interrompant le récit, mais pour offrir des informations intéressantes sur le roman, sur Maurice Leblanc, sur l’adaptation… C’est joliment fait, et cela donne un petit goût d’autrefois qui va bien avec cette histoire d’un autre âge.

Du côté du dessin, j’aime beaucoup la couleur sépia qui domine, ainsi que le semi-réalisme (je pense que c’est ainsi qu’on décrit ce type de dessins) qui donne un côté onirique – ou cauchemardesque – à l’aventure. Véronique a l’air  un peu jeune, c’est mon seul reproche, Tout-Va-Bien (le chien du fils de Véronique), a une bouille impayable, même si je ne sais pas pourquoi, je me le représentais plutôt comme un ratier…

Marc Lizano choisit également, très intelligemment de changé de perspective de narration quand Veronique  est seule (ou presque) sur l’Ile… Les pages se trouvent divisées entre Bande dessinée et journal intime. Cela permet de rejoindre, et rappeler le roman de Maurice Leblanc qui pouvait au fil de sa plume nous faire part si facilement des peurs et interrogations de l’héroine.

La fin diffère du roman, mais le fait avec plus de logique qu’un certain feuilleton ; j’ai passé un très bon moment de lecture avec cet ouvrage qui rend hommage à l’oeuvre de Leblanc tout en sachant s’en detacher sans la trahir.

 

Arsène Lupin les Origines

 

Tome 2 : Le Dernier des Romains

AL les origines  2Présentation éditeur : Arsène fait son éducation à l’internat de la Croix des Wahls. Il s’y est fait des complices inséparables : Arès del Sarto et Béranger de la Motte. Mais cette belle amitié vole en éclat lorsqu’Arsène et Béranger rencontrent Athéna, la soeur d’Arès : leurs rivalités de jeu deviennent sérieuses, pour conquérir le coeur de la belle. De son côté, le comte de la Marche tombe dans la triste machination des Lombards, qui lui ont envoyé une femme ressemblant comme deux gouttes d’eau à son épouse défunte. Arsène l’ignore encore mais l’indomptable comte semble cette fois vaincu….

J’ai été très contente de ne pas avoir eu à attendre des mois pour lire la suite de Arsène Lupin les origins : Les disparus (chronique  : ICI) que notre chère Consulting Blogger m’avait offert pour Noël. Le premier tome se lit très vite, il en est de même pour le second qui finit sur un climax qui me fait me répèter… je veux la suite ! J’attends donc de pied ferme le troisième et dernier tome de cette relecture de l’enfance et de l’adolescence d’Arsène Lupin.

Dans Le Dernier des Romains, nous retrouvons Arsène à 17 ans, donc trois ans avant sa première aventure chroniquée par Leblanc (si on excepte « Le collier de la Reine », premier vol quasiment perpétré au berceau), La comtesse de Cagliostro. On le retrouve dans le pensionnat d’exception où l’avait envoyé son père adoptif, le comte de la Marche. Arsène découvre l’amour, la trahison, et cultive son esprit de vainqueur. Parrallèlement, on voit que le comte est toujours aux prises avec la société secrète des Lombards, et qu’il pourrait bien succomber, et on retrouve aussi le camarade de bagne d’Arsène, Jacob, dont les aventures se déroulent parrallèlement.

Ce volume est un volume de transition, il me donne le sentiment que quelque chose (un grand final ?) se met en place… Je suis bien certaine qu’Arsène et Jacob vont se retrouver, mais seront-ils amis ou ennemis ? qu’elle sera la leçon finale pour le jeune Arsène pas encore Lupin, mais en « marche » vers son destin ?… Je crois qu’il me faut attendre le troisième tome de cette trilogie du neuvième art, avec toute l’impatience la patience dont je suis capable…

Arsène Lupin les Origines : Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschotf, dessin de Christophe Gaultier et couleurs de Marie Galopin aux Editions Rue de Sèvres.

Le Feuilleton de L’été commence demain !

Warning_signUPDATE : Vous êtes prêts ?

Car demain commence le Feuilleton de l’été de mon blog !

article du 9 mai :

couv lupin 1erEdition, ton univers impitooooyaaabbble…

Pour avoir travaillé des 2 côtés de la barrière, je peux vous dire que Dallas et le milieu de l’Edition ont beaucoup en commun… 

Toujours à la recherche d’un nouvel éditeur pour mes oeuvres, toujours en train d’écrire, je me dis que j’ai malgré tout envie de partager avec vous certains de mes textes, ici, maintenant, et que ce blog est donc le meilleur moyen d’offrir ma plume au monde (pompeux ? oui, légèrement).

Que diriez-vous d’un petit feuilleton sur le blog pendant les mois d’été ? livraison tous les vendredis ?Dans la lignée de mon pastiche d’Arsène Lupin ?

Donc, selon la formule consacrée :

à suivre …

 

 

Sorties Lupiniennes…

Grâce à mes indics (Un certain Chevalier bien connu des Holmésiens, et notre chère Consulting Blogger), je peux vous indiquer quelques sorties Lupiniennes pour lupinophiles avertis ou débutants… 2 nouveautés (une bande dessinée et un pastiche) et une réédition… si vous cliquez sur les images, cela vous redirigera sur les sites des éditeurs.

Le deuxième tome de la BD Arsène Lupin : Les origines (chronique du premier tome : ICI).

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Un nouveau pastiche vient de paraître aux éditions Grasset… 

nouvelle vie

Et enfin, la réédition en volume du dernier roman publié du vivant de Leblanc, enfin publié en feuilleton, Les Milliards d’Arsène Lupin… Ici, anecdote !

Et oui, Bouquins avait publié l’intégrale des aventures de l’ami Arsène il y a … quelques décennies, en 5 volumes taille brique que je chéris, puisque documents et pastiches (Boileau-Narcejac) à l’appui… Je les aime, mes bouquins de chez Bouquins… excepté pour les Milliards… car oui, il y a un manque dans l’édition, et de taille ! un épisode a été oublié… point de vue compréhension, ce n’était pas génial… Heureusement, une bonne âme (et là, je ne me souviens plus du titre, même si je me souviens très bien de ce petit livre trouvé sur les étagères de la BiLiPo), avait publié l’épisode perdu ! …  La photocopie de ses pages est toujours glissée à l’endroit stratégique de mon volume bouquin…

Quand aux Milliards en eux-mêmes… Il faudrait que je les relise, ces milliards, mais le souvenir que j’en garde n’est pas très bon… La magie lupinienne, la magie de la plume de Leblanc a disparu pour moi… Ce roman n’a en effet pas été retravaillé par l’auteur, comme le Dernier amour (que je n’ai toujours pas lu… je n’y arrive pas !) et c’est vrai que La Vengeance de la Cagliostro reste à mes yeux la fin du cycle canonique… Cette réédition pourrait être l’occasion de refléchir sur ces romans qui me sont un peu alien dans mon amour du gentleman… 

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