la solitude est un cercueil de verre de Ray Bradbury

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Présentation éditeur : « Venice, Californie. Nous sommes en octobre 1949, par une nuit d’orage, dans un gros tramway rouge, vieux, grinçant. Le narrateur y est seul avec un homme ivre qui se met à geindre, lui soufflant son haleine avinée dans le cou : «Oh ! la solitude est un cercueil de verre.» Puis l’inconnu disparaît. En contrebas, dans le canal, un vieillard se balance, mort, dans une ancienne cage à lion.L’inspecteur Crumley mettra bien du temps à se laisser convaincre par le narrateur, jeune romancier un peu «tête brûlée», qui prétend avoir entendu l’assassin et qui a commencé son enquête auprès de personnages on ne peut plus singuliers.Dès lors, qui, de Crumley ou du détective amateur, débrouillera l’énigme ? » … je ne suis pas d’accord avec le tête brûlée, je dirais plutôt impulsif… cela n’engage que moi… mais passons à mon opinion sur l’objet.

bradbury_deathBradbury, dans l’esprit de la plupart, c’est Chroniques martiennes (que je n’ai pas encore lu) ; je découvre cet auteur au petit Bonheur : livre découvert dans un coffee shop, puis un autre acheté d’occasion … Death is a lonely Business… je cherche toujours le cercueil de verre dans le roman, même si maintenant je comprends la symbolique choisie par le traducteur… Ce roman est un roman policier… D’où ma curiosité, puisque Bradbury est le Grand Maître de la Science-Fiction… j’avais lu Something wicked this way comes La Foire des Ténèbres en français, ce qui détruit au passage l’hommage à Shakespeare du titre original…), et ce roman d’horreur onirique m’avait vraiment plu tout en m’étonnant, en me perdant, car Monsieur Bradbury ne respecte pas vraiment les codes… son écriture n’appartient qu’à lui, comme le prouve ce cercueil de verre, cette affaire solitaire, car dans ce roman policier, on « avance » comme dans un rêve, le héros dit et fait des choses qui ont l’air tout droit sorties de ses cauchemars… il est décalé – peut-être simplement, ou justement, parce qu’il est écrivain, une figure de l’auteur, puisqu’il écrit de la science-fiction – et l’enquête est tout autant intérieure qu’extérieure… mais il n’y a rien ici de la facture du roman policier classique, et on pourrait citer Lewis Caroll et Alice au Pays des merveilles, car vraiment dans La mort est un cercueil de verre, tout le monde est fou… et cela semble ne déranger personne, car il n’y a personne de sain d’esprit pour pointer toutes les bizarreries des personnages du doigt… et en même temps, cette folie, si elle m’a décontenancée un instant, m’a attirée, m’a intriguée et au final, je recommande chaudement ce livre, pareil à nul autre ! 

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