Le Tueur du dessus (Burglars can’t be choosers) de Lawrence Block

CVT_Le-Tueur-du-dessus_8609Je vais vous parler de Bernard G. Rhodenbarr, Bernie pour les amis et pour les policiers, créature de Lawrence Block apparut dans une première aventure, Burglars can’t be Choosers, en 1977. Soyons clairs, Bernie n’est pas Arsène Lupin… Mais il a du charme, de l’humour, et une certaine candeur qui le rendent on ne peut plus sympathique. Cette première aventure n’est qu’un premier pas, et je pense que ma relation avec Bernie ne va pas être qu’une aventure d’un soir🙂 (qu’est-ce que je raconte ?!? Belette, sors de mon esprit!).

Justement, ce fut sur un conseil du Cannibal lecteur (que j’ai suivi à la vitesse de l’éclair) que j’ai commandé ce roman en version 1518530originale…. Depuis, je me suis souvenue que j’avais relevé le nom du personnage il y a des années, au temps de ma thèse, mais honte à moi, il était passé aux oubliettes ! Mais notre chère Belette, qui a certainement déjà cannibalisé tout Lawrence Block ne pouvait me laisser dans cet oubli. Et je la remercie, car vraiment, les quelques heures de lectures passées en compagnie de Bernie ont été un pur plaisir.

L’histoire ? Laissons Bernie, notre narrateur et cambrioleur, nous la présenter : « C’est moi, Bernie Rhodenbarr, le plus honnête des cambrioleurs new-yorkais, qui force les portes en douceur et étouffe tout avec discernement : bons au porteur, objets d’art peu encombrants, bijoux faciles à fourguer.
Mais, ce soir-là, dans l’appartement que je visitais, il y avait un cadavre — celui du propriétaire, d’ailleurs — qu’on voulait absolument me coller sur le dos et notamment la police. Je n’avais pas que les flics à mes trousses. mais aussi les gens de théâtre d’avant-garde.
Et quand les cabots s’en mêlent, autant baisser le rideau tout de suite. »

J’avoue avoir deviné le dénouement assez rapidement, à un ou deux petits détails près, qui ajoutent du piment à l’aventure. Ce qui importe, c’est suivre le pauvre Bernie qui est dans une sacrée compote après s’être fait pincé dans un appartement pourvu d’un cadavre ! Sans, les flics étaient prêts à fermer les yeux, grâce à un généreux pourboire, mais voilà, le mort a changé la donne ! Et Bernie se retrouve à devoir prouver son innocence… L’intrigue est un peu folle, mais brillante, le language (en V.O) est exceptionnel, la métaphore fleuri (du style : « Ces petits coffres-forts étaient aussi difficiles à pénétrer qu’une nymphomane complètement partie. » Oui, il faut le découvrir par soi-même l’exemple, parce que je suis un peu prude… Sur mon blog tout au moins…)

Si vous arrivez à metre la main sur un exemplaire Série Noire des aventures de Bernie (et oui, pas rééditées depuis belle lurette!), je vous conseille la recontre de ce cambrioleur dilettante et gentleman, adorable séducteur.  

Petit Post-scriptum… Encore une traduction de titre qui ne veut rien dire… je préfère le titre original : Le Cambrioleur ne peut pas se permettre de choisir (pour ceux qui sont vraiment fâchés avec la langue de Shakespeare).

choosers2

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