Julietta (1953)

juliettaVoici un film méconnu de Marc Allégret réapparut dernièrement en DVD … Julietta est une jolie comédie, à la fois romantique et vaudevillesque, tirée d’un roman de Louise de Vilmorin.

Certes, Jean Marais fut l’Orphée et la bête de Cocteau, ainsi qu’un cabriolant chevalier dans bon nombre de films de capes et d’épées, mais il ne faut pas oublier le reste du travail de l’acteur. Il ne se jugeait pas vraiment doué, il avait tort. Dans Julietta, son talent comique se dévoile merveilleusement…

Voici comment commence l’aventure, Julietta (Dany Robin), 18 ans doit épouser un prince (Bernard Lancret)… Cependant il n’a rien d’un prince de conte de fée et elle n’a pas vraiment envie d’aller jusqu’au bout, mais ayant donné sa parole… Dans le train qui la ramène à Paris avec sa jeune soeur et sa mère (Denise Grey qui dans ce rôle me rappelle la Mrs. Bennet d’Orgueils et Préjugés, en plus amusante), Julietta julietta 2s’aperçoit à l’arrêt de Poitiers que leur compagnon de compartiment  a oublié son étui à cigarette. Elle le poursuit sur le quai, et le train repart sans elle. André Landrecourt (Jean Marais) se trouve bien ennuyé ; tout est de sa faute, et n’ayant pas trouvé de chambre d’hôtel pour la jeune femme, il la ramène chez lui pour la nuit et arrange tout pour qu’elle puisse attraper un train le lendemain. Julietta se trouve cependant très bien dans la vieille maison de campagne de l’avocat, et décide de s’y cacher pour éviter d’aller rejoindre son fiancé. Cependant, André qui devait partir en vacances à Biarritz avec sa tendre amie Rosie (Jeanne Moreau), revient chez lui à cause d’un caprice de celle-ci… et découvre Julietta qu’il s’empresse de cacher dans le grenier…

Le pauvre André se débat entre un charmant poison et une pimbêche magnifique (Jeanne Moreau). Elles lui en font voir de toutes les couleurs par leurs caprices ! Jeanne Moreau est parfaite en Parisienne chic pourri-gâté que la moindre araignée campagnarde effraie et Dany Robin est adorable en gamine menteuse (mais que des mensonges sans importance…) qui tourne en bourrique André, Arthur le jardinier (adorable Georges Chamarat, le grand-père idéal) et se révèle charmeuse et charmante pour le malheureux vieux garçon dépassé qu’incarne Jean Marais.

Cette comédie est digne des films de Frank Capra ou Howard Hawks… Pas de temps mort, des situations folles et charmantes, des acteurs habités par leur rôle, de l’humour mais aussi de la poésie… J’ai découvert un autre Jean Marais dans ce film, et je le répète, bien meilleur acteur qu’il se disait (je ne crois pas qu’il parlait par modestie, mais plutôt qu’il aurait toujours souhaité atteindre la perfection), différent, plus charmant en avocat dépassé par les événements que s’il avait été prince…

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