Lectures de Septembre – 1ère partie !

mrs robinson's disgraceMrs Robinson’s disgrace (vo) de Kate Summerscale

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un défi « bookclub » (3 mois d’été, 3 livres), et j’avoue que je me suis beaucoup ennuyée ! En effet, la disgrâce de Mrs Robinson raconte l’histoire d’un des premiers divorces à l’époque victorienne en s’appuyant (et en citant) les journaux intimes des acteurs de ce « drame » devenu quelque chose de presque banal à notre époque… Ce livre (qui n’est pas un roman), a une valeur historique, car il fourmille d’information sur l’époque, mais le fait que l’auteur n’a pas romancé l’histoire et énumère les faits plutôt qu’elle ne les raconte, rend la lecture hermétique : on ne s’attache pas à Isabella Robinson, même si elle est vraiment une victime !

En effet, son mari la trompe allègrement, capte sa fortune, la délaisse, mais dans le procès, tout cela n’a pas d’importance ! C’est elle qui a fauté ! C’est elle qu’on juge ! et elle doit plaider la nymphomanie pour protéger son amant (qui ne prend pas ses responsabilités non plus). On voit que la femme n’était qu’un bien matériel à l’époque victorienne, un moyen de transmettre une fortune, voire un nom (et oui, on pouvait reprendre le nom de sa femme, pardon, de son beau-père, histoire d’avoir l’argent et le prestige !)

Si je ne me suis pas attaché à Isabella, j’avoue avoir été révolté par le traitement réservé aux femmes (même si je savais déjà ! lire le récit de ce procès m’a révolté)… Et si les choses ont évolué (pas assez), on découvre aussi que le voyeurisme n’est pas un fait de notre époque ! et oui, le procès était couvert par la presse, et les journaux reproduisirent avec entrain des pages entières des journaux intimes de la pauvre femme.

C’est un livre à lire quand on s’intéresse à l’évolution de la condition de la femme – je le recommanderai chaudement aux chercheurs (chercheuses ?) en la matière, mais pas un livre facile à lire, surtout du fait de son écriture hermétique qui énumère les faits et cite abondamment lettres et journaux intimes et publics de l’époque

Frankenstein

nick dearAdaptation théâtrale de Nick Dear  (vo) Vous allez me dire que je suis obsessionnelle (un peu, j’admets), mais quand j’ai découvert que le texte de la pièce mise en scène par Dany Boyle avait été édité, il a fallu que je le lise !

On voit tout le travail pour réellement donner la parole à la créature (dans le livre, il y a des couches de narrateurs – comme pour les oignons – et je remercie Dear d’avoir supprimé cela… C’est une des raisons qui font que je n’aime pas le roman !) On voit aussi, quand on a eu la chance de voir la version filmée de la pièce, le travail de Mise en scène. Comment créer la ville qui effraie la créature ou la mer de glace où « bavarde » Frankenstein et l’être qu’il a créé. J’ai retrouvé le texte avec plaisir, qui suit parfaitement la trame du roman de Mary Shelley tout en donnant la parole au vrai héros de l’aventure, la créature sans nom qui apprend à être humaine… c’est à dire être un monstre.

Si vous voulez en savoir plus sur la pièce, je vous renvoie vers mon article, Frankenstein au National Theatre, mais j’avais besoin de tirer mon chapeau une seconde fois à Nick Dear, parce que le talent des acteurs, du metteur en scène, et de tous les membres d’une troupe théâtrale est une chose, mais sans un bon texte, ils sont bien désoeuvrés!😉

la chartreuse de parmeLa Chartreuse de Parme de Stendhal

J’avais aimé Le Rouge et le Noir, mais j’avoue que la Chartreuse me laisse de marbre. Trop de politique, trop de manipulation, et un héros qui ne me charme pas (alors que Fabrice Del Dongo est censé charmé toute la gente féminine sans exception…) Certes, Stendhal sait écrire, et il sait dénoncer une société viciée par les passe-droits, les manipulations, l’argent, le prestige, mais je n’ai pas eu le déclic pour cette histoire. Et j’avoue que les relations entre Fabrice et sa tante pâtisse à mes yeux du tour que leur fait prendre Stendhal… De même que la tante, tellement fine politique, n’ai pas non plus « aimable »… En contraste, Fabrice est d’abord bien trop innocent ! Et la fin, que je ne vous dévoilerai pas, s’inscrit trop dans le courant romantique pour mon goût (l’effet domino – ceux qui ont lu le roman me comprendront). J’ai la sombre impression que je ne retournerai pas vers Stendhal de sitôt !

résumé : En 1838, emporté par sa passion pour l’Italie, sa patrie de cœur, terre de liberté et d’héroïsme, Stendhal dicte La Chartreuse de Parme en cinquante-deux jours. Ivre de gloire napoléonienne, Fabrice Del Dongo est le petit prince et le grand seigneur adoré des femmes de la minuscule cour de Parme. Faute d’exploits militaires, il devient un curieux théologien comblé de maîtresses. Ayant part aux intrigues qui l’entourent et d’un naturel fougueux, il est jeté en prison malgré la protection de sa tante, la sublime duchesse de Sanseverina. Captivité bénie puisqu’à l’intérieur de la forteresse vit l’amoureuse et brûlante Clélia Cont, fille du gouverneur…

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