Mes lectures de Mai (2ème partie)

Histoires grotesques et sérieuses d’Edgar Allan Poehges

«Poe est l’écrivain des nerfs. Chez lui, toute entrée en matière est attirante sans violence, comme un tourbillon. Sa solennité surprend et tient l’esprit en éveil. On sent tout d’abord qu’il s’agit de quelque chose de grave. Et lentement, peu à peu, se déroule une histoire dont tout l’intérêt repose sur une imperceptible déviation de l’intellect, sur une hypothèse audacieuse, sur un dosage imprudent de la Nature dans l’amalgame des facultés. Le lecteur, lié par le vertige, est contraint de suivre l’auteur dans ses entraînantes déductions. Aucun homme n’a raconté avec plus de magie l’absurde s’installant dans l’intelligence et la gouvernant avec une épouvantable logique.» Charles Baudelaire.

après cette lecture, mes nerfs vont bien, merci!…  J’adore Poe, c’est lui qui a créé le Chevalier Dupin, ancêtre de Holmes (quoi qu’il en dise!) et de Lupin! J’ai lu il y a longtemps les Histoires extraordinaires, et ce volume-ci trainait sur l’étagère, et je me suis dis qu’il était temps de finir ma collection Poe… Et j’ai été déçue! A part « Marie Roget » que je connais par coeur, Dupin oblige, et ‘ »L’ange de l’étrange » qui m’a amusé, le reste est une accumulation de textes ennuyeux (description de jardin) ou techniques (explication sur l’écriture du « corbeau »).  Bref, je ne recommande pas, sauf pour s’endormir rapidement, les explications sur l’automate m’ont d’ailleurs fait piquer du nez en moins de temps qu’il ne faut pour le dire!

pym poeAventures d’Arthur Gordon Pym d’Edgar Allan Poe

« Un jeune Américain de seize ans, Arthur Gordon Pym, se lie d’amitié avec Auguste Barnard, fils d’un capitaine de navire, et tous les deux prennent l’habitude de s’embarquer pour de folles équipées sur un canot à voile. Un soir, tandis qu’ils sont couchés, nais non dégrisés de l’alcool qu’ils ont bu, Auguste décide que l’on ne peut dormir quand souffle une si belle brise, et, cette nuit-là, le canot heurte un baleinier. Bien d’autres aventures suivront, plus lointaines et envoûtantes. Ce roman publié en 1838 est présenté par Pym lui-même comme sa propre histoire qu’Edgar Poe raconte en son nom, à la première personne et, très vite, autre marque d’authenticité, le récit fait place à une sorte de journal de bord. »

Pour continuer avec l’ami Américain qu’est Poe. Autre déception… Enfin, disons que le livre commence bien, mais que toutes les explications maritimes sont un peu ennuyeuses à la longue. Les débuts mystérieux et presque picaresques de l’aventure sont prometteurs, mais la fin abrupte du roman – comme si Poe en avait eu assez et avait choisi la facilité – m’a vraiment déçue.

Peril at End House (La Maison du Péril) d’Agatha Christieperil3

Résumé : « Un lourd tableau qui se décroche à la tête d’un lit. Un rocher qui dévale une falaise et s’écrase sur le sentier. Les freins d’une voiture qui lâchent dans une descente… Et pour finir, une balle perdue qui vient se loger dans un chapeau ! Pour Hercule Poirot, il n’y a guère de doute : on en veut à la vie de la ravissante Miss Buckley, héritière d’une villa délabrée du voisinage. L’assassinat de sa cousine, qu’on a manifestement confondue avec elle, obligera Miss Buckley à prendre au sérieux les craintes du détective. Lequel n’aura de cesse de démasquer le coupable. Mais seule une très savante mise en scène lui permettra d’y parvenir. Et la surprise sera de taille… »

Le cher Poirot! Imbu de lui-même (à raison), gourmand, gourmet de crime et chevaleresque! A la retraite, certes, mais toujours prêt à porter secours à une damoiselle en détresse. Ayant déjà lu le livre en français il y a des années et revu l’aventure dans le cadre de la série avec l’éblouissant David Suchet, je me suis malheureusement souvenu du nom du tueur bien trop tôt… Cependant, si je n’ai pas pu « enquêter », je me suis énormément divertie grâce à la relation Poirot-Hasting qui n’est pas sans en rappeler une autre dans la littérature anglaise. Quant à l’intrigue, Lady Agatha la mène brillamment de bout en bout, ne laissant pas un coin d’ombre dans l’aventure.

Rien ne vaut un Agatha Christie pour une enquête policière classique et bien menée!

Et pour la prochaine lecture, je change radicalement de style : La vengeance dans la peau de Robert Ludlum! Je vous en dis plus en juin!

3 réflexions sur “Mes lectures de Mai (2ème partie)

  1. Pour moi, le nec plus ultra des polars d’Agatha Christie reste « 10 petits nègres ». Je l’ai lu je ne sais pas combien de fois et je suis toujours aussi ébahie à la fin !

  2. Pingback: 7 octobre 1849 : le mystère de la mort d’Edgar Allan Poe | Les Livres, Mes Livres & Moi

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