Cher professeur Moriarty (2)

Le roi est mort, vive le roi!

10 ans dans les Limbes, si ce n’est Le Chien des Baskerville…

10 ans privés de leur héros.

Les fans de Sherlock Holmes retrouvèrent le grand détective en 1903, suite à de nombreuses pressions, y compris celles de la propre mère de Doyle (qui devait savoir comment en venir à ses fins… quoique, 10 ans!)

Et comme pour le dernier problème, Sir Arthur Conan Doyle n’a pas mis tout son talent dans la renaissance de son héros. Il nous refait le coup de Moriarty avec Moran! Remplaçant un M par un autre…

Car en effet, cette maison vide est bien vide! Si on excepte le coup de théâtre de la résurrection (très roman-feuilleton – et pourtant j’aime le roman-feuilleton de l’époque!), il n’y a rien!

Mais alors, rien!

Watson s’intéresse à une affaire criminelle.

Watson s’évanouie à la vue de son ami qu’il croit mort depuis 3 ans.

Watson, comme si de rien n’était, le suit jusque Baker Street.

Watson assiste à l’arrestation de Moran, et réintègre sa place de fidèle confident…

Voilà « la maison vide »! j’espère que le corbillard vide (!) nous réservera plus de surprise et que BBC Watson, alias Martin Freeman ne nous jouera pas la scène de l’évanouissement (quand on a fait l’Afghanistan et que votre main ne tremble pas sous la pression, on ne s’évanouie pas, c’est ma déduction personnelle!). Par contre, j’espère une belle scène de la part de Mrs. Hudson! Se faire passer pour mort pendant trois ans, ce n’est pas des façons!

Mais revenons-en au Canon…

Oui, il n’y a pas grand chose dans cette nouvelle, mis à part la grande scène dans le bureau de Watson. Et ce bon docteur me déçoit, car personnellement, j’aurais eu quelques difficultés à pardonner de but en blanc et à m’ébahir sur cette résurrection (serai-je rancunière ?)… Et quant à l’intrigue avec Moran, elle n’est pas bien complexe : Le colonel – Watson de Moriarty – veut venger son seigneur et maître (meilleur ami, peut-être… même le Napoléon du crime peut avoir un meilleur ami), et donc, il attend bien sagement Holmes en face de chez lui, ne pensant pas une seconde que le détective, qui a échappé aux Chutes, ne penserait pas à se prémunir et resterait bien à portée de fusil…

J’espère ne pas être injuste, mais je pense quand même que Doyle a écrit des nouvelles bien plus vivantes, bien plus mystérieuses, bien plus brillantes (le détective agonisant est une perle du genre! je ne me lasse pas de la Bande mouchetée…) et que, dans la mort, comme dans la résurrection de Sherlock Holmes, il n’a pas réellement forcé son grand talent…

4 réflexions sur “Cher professeur Moriarty (2)

  1. Je compte bien aussi sur Martin Freeman pour ne pas laisser évanouir son Watson. J’espère même qu’il mettra son poing dans la figure de Sherlock !

    Et je suis assez d’accord avec toi : il ne se passe pas grand chose dans la maison vide, mais c’est pourtant un texte que j’aime beaucoup pour ce qu’il représente : le retour de Sherlock. Et puis, j’aime la façon dont Holmes et Watson retombent dans leurs vieilles habitudes comme si ces 3 années de séparation n’avaient pas eu lieu parce que leur amitié est tout simplement suffisament forte.

    • Tout à fait d’accord. j’aime bien la nouvelle, mais je suis un peu déçu par Doyle… Cette relation de succès/haine avec Sherlock Holmes me pose problème!

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