Ô Roméo! Roméo! pourquoi es-tu Roméo?

Ô Roméo! Roméo! Pourquoi es-tu Roméo?

Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai choisi ce prénom, ou plutôt si, je le sais maintenant, et étonnamment, mon personnage s’est construit autour de son prénom.

Rien à voir avec Shakespeare, mon Roméo est un détective privé qui vit dans Le Los Angeles des années 50 et qui va devoir enquêter sur… son propre assassinat!

Je ne vous en dis pas plus, ce roman est encore à la recherche d’un éditeur (Avis, si un être de cette espèce recherchée me lit…), donc je garde encore un peu Roméo pour moi, puisqu’en tant qu’auteur, j’ai créé un personnage dont, forcément, je rêverai d’être la Juliette…

Je plaisante, mais si peu. Je suis tellement convaincue qu’on doit aimer ses personnages pour bien les écrire! Les aimer tous, les héros – comme Roméo – de même que les plus méprisables…

Mais je m’égare encore sur un autre sujet, qui sera certainement le sujet d’un billet d’humeur, un jour.

À défaut de pouvoir vous présenter totalement Roméo, je peux vous présenter ceux qui l’ont fait naître, ceux à qui il ressemble en apparence… Les détectives privés!

faucinQue dire du privé ?

En France, nous connaissons tous l’ami Nestor (je vous en parle demain, c’est la Saint Nestor… La rédaction de mon ouvrage à venir, « L’Agenda du Détective » a laissé des traces, il me semble😉 …)

Mais le privé est une race ancienne… Il y eut d’abord Sherlock Holmes qui se disait « consulting détective » et répugnait (presque) à être payé… Je me demande parfois d’où provenaient ses subsistes… mais ce n’est pas le sujet du moment.

Donc, il y eu Mr. Holmes, Sexton Blake (Qui connait ce détective très célèbre au Royaume-Uni ? dénoncez-vous !), ou encore l’ami Lupin sous les traits de Jim Barnett…

Mais le détective privé américain reste une figure emblématique de la littérature policière. Il apparaît dans les années 20, icône du roman noir…

On voit tous Bogart, je pense, avec sa clope au coin des lèvres, son imper et son chapeau si caractéristique… Le Faucon Maltais est une valeur sûre du genre (même si honnêtement, c’est loin d’être mon préféré), et des titres charmants comme Fais pas ta rosière! vont bientôt fleurir… Le privé est idéalisé dans ces romans, même s’il a la vie dure, c’est une vie d’aventure (alors que les vrais privés seraient plutôt à l’époque des agents de police privé, chargés entre autres vilaines tâches, d’espionner les syndicats, de se mêler aux ouvriers pour jouer les briseurs de grève… Enquêtez donc sur l’Agence Pinkerton!)

Le détective américain n’est pas un homme délicat comme peut l’être son confrère Européen. Si Sherlock Holmes s’égare sur la lande, il y a dans la ville américaine des bêtes bien plus dangereuse que le chien des Baskerville, car elles cachent leurs vices derrière un visage humain, et parfois même un joli visage. Le détective américain nous dévoile tous les vices de la société dans laquelle il évolue, et Los Angeles est bien rebaptisée quand elle devient « Sin City »… Le privé nous dévoile les faiblesses du système, mais quant à les corriger… Il est désabusé, donc généralement gros buveur (en littérature, ça va de paire😉 ). Il n’a pas de chance, car s’il résout l’affaire, il n’obtient jamais sarosière juste récompense… Ce n’est pas un conte de fée, après tout.

J’aime et je n’aime pas les détectives privés, peut-être à cause des clichés de ces romans. Les femmes sont soient des ingénues incapables, soient des manipulatrices machiavéliques – pas de juste milieu. Les politiciens sont tous corrompus, les flics des brutes… et on peut continuer longtemps. Je n’ai pas la prétention de connaître tout du roman noir, mais en général… c’est trop noir ! C’est pour cela que ma préférence va à des auteurs atypiques, comme Craig Rice, qui détourne les codes et nous offrent un roman noir devenu comédie où les cadavres sont en fuite. On y boit toujours autant, mais avec humour, et cela n’empêche pas une histoire bien structurée et mystérieuse jusqu’à la fin.

Quant à Roméo ? Ce n’est pas Sam Spade, ni le Malone de Rice, c’est encore autre chose… J’espère qu’il prendra son envol bientôt et que je pourrais vous le présenter dans les formes ! En attendant, essayez-donc Craig Rice.

http://www.thrillingdetective.com/trivia/rice.html

Quelques titres :

Malone déteste la policemalone

Malone met le nain au violon (littéralement…)hsh

Malone et le cadavre en fuite…

Ou, son chef-d’œuvre sans Malone :

Maman déteste la police (Home Sweet Homicide)

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